Rides lèvre supérieure

 

On appelle aussi ces rides qui laissent filer le rouge à lèvres, le « code barre » ou le « plissé soleil » des lèvres. Elles sont surtout marquées chez les fumeuses qui, en tirant sur leur clope, favorisent des contractions fortes et répétées du muscle orbiculaire qui entoure la bouche.

Je fais quoi ?

Des rides superficielles : une injection d’acide hyaluronique très fluide (type Juvéderm Volbella)

Certains utilisent la toxine botulique, mais si on ne veut pas bloquer la lèvre, avec toutes les suites qui en découlent (baver quand on boit, gêne à l’élocution, etc), il faut injecter peu de produit. Donc, l’efficacité est très limitée (moins de 2 mois). Ce n’est pas la solution la plus rentable.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immunes
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injectons anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  • En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Le visage est démaquillé par le médecin.
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.

Comment ça se passe ? 

S’il n’y a que 3 ou 4 fines rides, une goutte d’acide hyaluronique dans chaque ride suffit. Si c’est toute la lèvre qui commence à plisser, dans ce cas, on commence par un nappage de la lèvre blanche (partie entre la lèvre rouge et le nez), puis on en rajoute dans chaque ride.

Et après ? 

La lèvre supérieure peut gonfler pendant 24 à 48h. Une ecchymose (bleu) est également possible.

Quels sont les risques ?

 Les mêmes que pour toutes les injections d’acide hyaluronique.

  • Une infection
  • Une sur-correction. Il existe un antidote à l’acide hyaluronique, une enzyme qui s’appelle la hyaluronidase et dissout le produit injecté. Malgré son interdiction sur le marché français, de nombreux médecins l’utilisent. Mais elle possède un potentiel allergénique important qui nécessite un test intradermique prélable. De plus, sa manipulation est délicate. Il n’est pas exclu de se retrouver avec un trou à la place de la bosse !
  • Une rougeur persistante pendant quelques semaines.
  • La réactivation d’un herpès.
  • Un abcès, une nécrose cutanée localisée au point d’injection.
  • Une réaction inflammatoire aiguë ou chronique (granulomes, nodules sur la ligne d’injection). Ne vous faites pas injecter trop souvent et restez, si possible, fidèle aux mêmes produits.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

400 € l’injection d’acide hyaluronique.

Des rides marquées : un laser C02 fractionné

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes, par principe.
  • Un herpès facial en poussée car il peut se diffuser à l’ensemble du visage après l’abrasion.
  • Un traitement anti-acné sous isotrétinoïne orale. Il faut attendre 12 mois avant de programmer un laser car ce médicament favorise les cicatrices hypertrophiques.
  • Il est préférable de ne pas intervenir en saison ensoleillée (sauf exception liée à l’emploi du temps des patients) car le risque d’hyperpigmentation est maximal. Le mois qui suit le retour des vacances n’est pas non plus idéal car les mélanocytes sont activés.
  • Un traitement anti-herpétique est systématiquement prescrit, 3 jours avant et 2 jours après la séance.
  • Une anesthésie locale par l’application d’une crème spécifique ou une injection est réalisée.

Comment ça se passe ?

Le médecin utilise un laser C02 traditionnel, qui abrase uniformément la surface de l’épiderme, jusqu’à mettre le derme à nu. Ensuite, avec une compresse humide, il retire les débris cutanés, puis repasse sur la lèvre supérieure mais avec un laser C02 fractionné cette fois, dont la particularité est d’abraser l’épiderme « en pointillés », laissant des espaces de peau saine entre chaque impact. « On crée des puits de chaleur, qui en descendant très profondément dans la peau, entraînent une contraction des fibres de collagène avec un bel effet de retension cutanée » explique le Dr Jean-Claude Larrouy, dermatologue. « On appelle cela la méthode combinée. Son avantage est aussi d’alléger les suites par rapport au laser C02 traditionnel qui sont très éprouvantes pour les patientes». La séance se termine par l’application d’une crème antibiotique (Mupiderm).

Et après ?

La peau très rouge, gonflée, et très légèrement suintante. La consigne est d’appliquer matin et soir une crème antibiotique (Mupiderm) et plusieurs fois par jour, une crème cicatrisante. Mais très vite, une grosse croûte se forme, qui tombe d’elle même au 5 ème jour. Reste une roseur pendant une dizaine de jours, facilement camouflable sous un fond de teint. Mais il faut pendant les 3 mois suivants éviter toute exposition directe au soleil et protéger soigneusement son visage derrière un écran solaire d’indice élevé. Le résultat définitif s’apprécie entre 2 et 3 mois. Le traitement peut être renouvelé tous les 2 à 3 ans.

Quels sont les risques ? 

Un rebond pigmentaire (coloration brune) est toujours possible. Le médecin prescrit alors une préparation à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone pour le juguler.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un médecin esthétique.

C’est cher ?

250 €

Des rides très profondes : un peeling au phénol atténué

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une insuffisance cardiaque, hépathique ou rénale aiguë.
  • Un diabète grave.
  • Les sujets fragiles psychologiquement, les anxieux, les claustrophobes.
  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Un herpès en cours d’évolution car il peut se diffuser à l’ensemble du visage après un peeling.
  • Les sujets présentant des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.
  • Les peaux noires (phototypes V, VI)
  • Il est préférable de ne pas intervenir en saison ensoleillée (sauf exception liée à l’emploi du temps des patients) car le risque d’hyperpigmentation est maximal. Le mois qui suit le retour des vacances n’est pas non plus idéal car les mélanocytes sont activés et le risque de taches blanches est augmenté.

Avant l’intervention

– Une crème à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone est prescrite par le médecin pour les peaux mates, pour préparer la peau, mettre les mélanocytes au repos, dans les 2 à 3 semaines précédents le peeling.

– Un traitement anti-herpétique (Zelitrex) est systématiquement prescrit, 5 jours avant (+ 5 jours après) la séance.

– Une crème anesthésiante est appliquée 2 heures avant l’intervention.

Comment ça se passe ? 

La zone est dégraissée à l’alcool, puis l’acide est badigeonné avec un gros coton-tige sur la lèvre supérieure. Instantanément, la peau « givre », elle vire au blanc gris. Une deuxième couche est ensuite appliquée, puis une troisième. A la fin de l’application, qui ne dure que quelques minutes, la lèvre supérieure est boursouflée. Pour renforcer et homogénéiser l’action du produit, un sparadrap adhésif est appliqué sur toute la lèvre supérieure. En dessous, la peau est à vif. L’épiderme ayant été entièrement liquéfié, on est à même le derme profond.

Et après ?

On a mal, ça chauffe sec. Il est il interdit de fumer, de parler, de manger autrement qu’à la paille. Le lendemain, retour à la clinique pour ôter le pansement, que le médecin le retire d’un coup sec (aïe, aïe, aïe !). L’épiderme, complètement liquéfié, part avec. Apparaît alors une lèvre supérieure violacée, qui a doublé de volume. Après avoir balayé les peluches restantes, le médecin repasse une couche de phénol sur la lèvre supérieure. Une poudre jaune de sous-gallate de bismuth, qui absorbe l’exsudat de lymphe, aseptise et cicatrise, est ensuite appliquée. On rentre chez soi avec une drôle de bouche (prévoyez une écharpe dans laquelle vous enrouler), et un flacon du produit au cas où la peau recommence à briller ou suinter. Le gonflement est maximum le lendemain. La poudre a durci et forme comme un masque. Il faut éviter de parler pour ne pas qu’il se craquèle, et pour les repas, on n’a le droit qu’à des aliments semi-liquides (purée, soupes, etc). Pour l’hygiène buccale : des bains de bouche uniquement. Au huitième jour, on doit se tartiner toute la journée de vaseline, pour ramollir le masque. Le soir, la consigne est de nettoyer la zone traitée plusieurs fois à l’eau et au savon pour le décoller, et la vieille peau poudrée part comme un masque cosmétique « peel off » très épais. Au-dessous, la peau est rouge écrevisse mais lisse et douce, comme celle d’un bébé. C’est bluffant ! La lèvre supérieure est encore gonflée mais on peut reprendre le travail dès le lendemain. On a droit au maquillage pour masquer les rougeurs qui vont disparaître progressivement, mais cela peut prendre jusqu’à 3 mois. Pendant cette période, il est recommandé d’éviter toute exposition directe au soleil. Par ailleurs, la peau étant devenue plus vulnérable au soleil, il faudra la protéger en permanence avec un écran solaire d’indice élevé.

Quels sont les risques ?

  • Un rebond pigmentaire (coloration brune) est toujours possible. Le médecin prescrit alors une préparation à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone pour le juguler.
  • Une hypopigmentation plus fréquente qu’ailleurs, un changement de texture et achromie définitive.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un médecin esthétique.

C’est cher ?

1000 €