Peau fatiguée

Je fais quoi ?

 

Des séances de mésothérapie ou biorevitalisation

Une injection d’un acide hyaluronique non ou faiblement réticulé (comprenez très fluide) dans le derme, qui va réhydrater la peau profondeur, auquel on peut ajouter aussi un cocktails revitalisant à base de vitamines, d’oligo-éléments et de minéraux à l’effet stimulant sur les fibroblastes, les usines à cola!ne et élastique de la peau (dans ce cas, on parle aussi de « Mésolift »). C’est le traitement rêvé au retour de vacances au soleil, par exemple. Le produit est injecté à la canule ou à l’aiguille. Il faut cependant distinguer deux types de mésothérapie : l’une superficielle, employant un acide hyaluronique non réticulé dont le résultat ne dure que quelques semaines (type NCTF de Filorga). L’autre, plus profonde, plus « appuyée »(Restylane Vital de Galderma, Juvéderm Hydrate, Light Filling de Téoxane, Stylage Hydromax de Vivacy) qui « tient » plusieurs mois. Elle s’injecte un peu plus bas dans le derme et utilise un acide hyaluronique légèrement réticulé cette fois (= un peu moins fluide que celui de la méso classique). En plus d’apporter de l’éclat, la peau est repulpée, défroissée.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immunes
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injections anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  •  En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Le visage est démaquillé par le médecin.
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.
  • Une crème anesthésiante sous film occlusif peut être appliquée 1 h 30 heure avant la séance pour améliorer le confort pendant la séance, lorsque le produit prévu pour l’injection ne contient pas d’anesthésiant (lidocaïne).

Comment se passe l’intervention ?

Le produit s’injecte dans le derme à l’aiguille, en multipiqûres, ou en nappage à la canule. Le médecin choisit la technique en fonction de ses habitudes.

Et après ?

Les suites sont fonction du type de mésothérapie et de la technique d’injection employées. Après le traitement par multipiqûres de la mésothérapie traditionnelle, la peau est marquée de dizaines de papules (comme des petites cloques) qui vont capter l’eau de la peau, puis s’estomper progressivement. Mieux vaut, pour passer incognito, programmer la séance la veille d’un week-end. Ou ne traiter que le cou et le décolleté. Il est alors facile de dissimuler les marques sous une écharpe. Les produits de mésothérapie profonde ou biorevitalisation s’injectent le plus souvent à la canule, dans un mouvement en éventail. Ce n’est pas à proprement parlé douloureux (d’autant que le produit contient un anesthésiant), mais la canule qui fourrage sous la peau n’est pas une sensation des plus agréables. Mieux vaut être un peu « entraînée » aux traitements esthétiques avant de se lancer dans ce genre de protocole, même si les médecins le considèrent comme « léger » et le proposent couramment en première intention. Dans tous les cas, une rougeur est possible aux points d’injection (ou points d’entrée de la canule). De même que de légères ecchymoses qui s’estompent généralement en deux à trois jours. Le protocole de la méso classique est de 3 à 5 séances espacées de 15 jours. Pour une mésothérapie profonde ou biorevitalisation, comptez 2 à 3 séances espacées d’un mois, puis une séance d’entretien tous les six mois. La séance dure une vingtaine de minutes.

Quelles sont les complications éventuelles ?

  • Une infection
  • Une rougeur persistante pendant quelques semaines.
  • La réactivation d’un herpès.
  • Un abcès, une nécrose cutanée localisée au point d’injection.
  • Une réaction inflammatoire aiguë ou chronique (granulomes, nodules sur la ligne d’injection). Ne vous faites pas injecter trop souvent et restez, si possible, fidèle aux mêmes produits.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue.

C’est cher ?

150 € la séance de mésothérapie classique, 250 € celle de méso profonde.