Sexe femme

 

DES PETITES LEVRES TROP GROSSES

Peu de femmes ont un sexe parfait, en forme d’abricot fendu, avec les petites lèvres qui affleurent entre les grandes lèvres. Mais parfois, la taille des petites lèvres est excessive. Elles dépassent de la fente vulvaire, ce qui n’est pas seulement inesthétique, mais peut occasionner une véritable gêne à la marche, en particulier avec le port de vêtements serrés (il faut alors littéralement « rouler » les petites lèvres à l’intérieur pour ne occasionner de lésions), lors de la pratique de certains sports (vélo, équitation) ou encore pendant les rapports sexuels. Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (et dans ce cas, l’hypertrophie est souvent symétrique) mais il peut aussi survenir après un accouchement (avec fréquemment une asymétrie à la clef). Parfois, un trouble de la forme des petites lèvres est également associé.

Je fais quoi ?

Une intervention chirurgicale appelée « nymphoplastie » qui va permettre de travailler sur l’hypertrophie mais aussi la forme, sur l’asymétrie des petites lèvres si nécessaire.

Y a t-il des contre-indications ?

Rien de spécifique.

 Avant l’intervention

– Un bilan sanguin est prescrit.

– Il faut stopper la prise de tout médicament contenant de l’aspirine 10 jours avant l’intervention.

– Cesser de fumer 1 mois avant et 1 mois après l’intervention.

– Consulter le médecin-anesthésiste au minium 48 heures avant l’intervention.

– Ne rien manger ni boire au moins 6 heures avant l’intervention.

– Le maillot doit être soigneusement épilé 7 jours avant l’intervention, pour faciliter les soins post-opératoires et éviter la macération.

Comment se passe l’intervention ?

Elle se déroule sous anesthésie générale ou anesthésie locale avec sédation. Des pinces sont mises en place pour délimiter la partie des petites lèvres à réséquer. Puis, à l’aide d’un bistouri, le chirurgien découpe le long de la petite lèvre le tissu excédentaire. La partie supérieure est préservée pour permettre de reconstruire ensuite le bord libre, remodeler joliment la petite lèvre, en harmonie avec les grandes lèvres et le volume de la vulve. « Il existe également la technique des lambeaux qui consiste à travailler dans l’épaisseur de la petite lèvre, pour la remodeler, la repulper, sans toucher à son bord libre naturel », explique le Dr Yaël Berdah, chirurgien plasticien. Les vaisseaux sont alors cautérisés, et le tout est suturé avec un fil résorbable. L’intervention dure moins d’une heure.

Et après ?

On sort le jour de la clinique le jour même. Le soir, rien n’interdit de prendre une douche si on en a envie. Côté sensations, ce n’est pas franchement douloureux mais on ressent une gêne pendant 1 semaine. Des antalgiques sont quand même prescrits au cas où. A la maison après chaque miction, il faut s’essuyer avec des lingettes intimes (leur contact est plus doux contact que le papier Q), s’offrir une toilette minutieuse matin et soir suivi d’un séchage au sèche-cheveux pour éviter toute macération. Le port de sous-vêtements en coton, pour cette même raison, est aussi vivement recommandé. Côté fringues, les médecins recommandent les jupes plutôt que les jeans serrés pour éviter toute abrasion des fils (qui tombent d’eux-mêmes après 2 à 3 semaines). La sensibilité des petites lèvres est toujours altérée après l’opération, mais revient progressivement au fil des semaines. Les rapports sexuels sont interdits pendant 1 mois, le temps de cicatriser entièrement. Idem pour le sport. Les cicatrices sont invisibles.

Quelles sont les complications éventuelles ?

– Une nécrose de la muqueuse, notamment chez la fumeuse.

– Une asymétrie résiduelle par résection insuffisante.

– Une rupture des sutures chirurgicales, pouvant nécessiter une nouvelle opération.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien, certains gynécologues.

 C’est cher ?

Entre 1500 € et 3000 €. L’opération réalisée dans un but esthétique n’est pas remboursée. Mais une prise en charge peut être assurée dans le cas de troubles fonctionnels associés.