Gros seins

Certaines en rêvent, mais lorsque le poids des seins est trop important, il y a beaucoup d’à côtés désagréables. On a mal au dos. On est gênée pour s’habiller, faire du sport. Les bretelles du soutien-gorge scient les épaules… Ces gros seins n’apparaissent pas seulement à la puberté. Parfois aussi, à la ménopause.

Je fais quoi ?

La solution chirurgicale soft. Une lipoaspiration

Cette technique s’adresse essentiellement aux seins gras avec pas ou peu d’excès de peau, et un tissu d’excellente qualité pour bien se « redraper » sur son nouveau volume. Elle est donc plutôt indiquée aux sujets jeunes. D’autant qu’elle ne laisse aucune cicatrice. Mais elle n’est possible que sur une sein graisseux. Si le volume n’est occupé que par la glande mammaire, il faudra trouver une autre solution. D’autre part, on ne gagne avec la liposuccion qu’une taille de bonnet. Si le volume graisseux est trop important, là, encore l’intervention n’est pas adaptée. En revanche, elle constitue solution de choix pour régler un problème d’asymétrie mammaire.

Y a t-il des contre-indications ?

 Une peau de mauvaise qualité.

Avant l’intervention

  • Une mammographie est demandée.
  • Vous devez stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention. –
  • Cesser de fumer à minima 15 jours avant et après l’intervention.
  • Consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • Etre à jeun 6 heures avant.

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie générale, le médecin insère sa canule dans le sillon situé sous les seins, puis aspire le surplus graisseux. Il suture en fin d’intervention avec des points résorbables. L’intervention dure environ 45 mn.

Et après ?

On sort de la clinique le jour même. Le sein est gonflé, bleu, tendu comme lors d’une montée de lait, pendant la première semaine. Dans son lit, on se sent plus à l’aise sur le dos. On doit porter un soutien-gorge de maintien jour et nuit pendant toute cette période. Le médecin donne des antalgiques si besoin. Le résultat définitif s’apprécie à partir de 3 mois, lorsque l’œdème a entièrement disparu. Ne vous alarmez pas si vous sentez sous vos doigts, des petites boules dures. Ce sont des micro-hématomes qui sont sans danger. Ils se résorberont en 1 à 2 mois.

Quels sont les risques ?

 Un sein dégonflé, tombant.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

 C’est cher ?

3000 à 4000 €.

La solution chirurgicale classique. Une réduction mammaire

L’intervention se pratique dès lors que le bonnet est supérieur au D. Pas besoin d’attendre la majorité, l’intervention peut être pratiquée dès la fin de la puberté, vers 14/15 ans, si vous êtes gênée. C’est d’autant plus intéressant d’opérer tôt que la peau est d’excellente qualité, et les cicatrices sont moins importantes.

Y a t-il des contre-indications ?

L’opération est à éviter si vous êtes en surpoids et que vous devez perdre plus de 10 kg. Les seins maigrissant aussi, il ne resterait plus grand-chose !

Avant l’intervention

  • Vous devez faire une mammographie.
  • Stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention.
  • Cesser de fumer, à minima 15 jours avant et après l’intervention. Le tabagisme aggrave le risque de mauvaise cicatrisation après l’intervention.
  • Consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • Etre à jeûn au moins 6 heures avant l’intervention.

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie générale, le chirurgien retire l’excédent de glande, de graisse et de peau ; il réduit aussi la taille des aréoles qui est souvent trop larges, puis redrape la peau sur son nouveau volume. Les cicatrices sont le plus souvent en T inversé : un rond autour de l’aréole + une verticale allant de l’aréole au sillon sous le sein + une horizontale dans le sillon. Des drains aspiratifs peuvent être posés de chaque côté des seins pour évacuer le sang qui s’accumule autour des prothèses et peut former des hématomes. L’intervention dure 2 a 3 heures et nécessite 1 à 2 jours d’hospitalisation.

Et après ?

On se réveille avec un gros pansement autour des seins. Il est retiré le lendemain et remplacé par un soutien-gorge de contention, à porter jour et nuit pendant 30 jours. Les seins sont gonflés mais ce n’est pas très douloureux. Il faut simplement éviter les grands gestes pendant 15 jours, pour ne pas faire sauter les points (qui sont retirés au 15 ème jour). Le chirurgien vous revoit à 1 mois, 3 mois et 6 mois. Le résultat définitif s’apprécie entre 6 mois et 1 an.

Quels sont les risques ?

  • Un hématome, une accumulation de sang autour de la prothèse survenant dans les suites immédiates de l’intervention. C’est assez peu fréquent. Il faut alors rouvrir pour l’évacuer.
  • Des cicatrices anormales. Les deux variétés les plus redoutées par les chirurgiens sont les cicatrices hypertrophiques et les cicatrices chéloïdes (fréquentes chez les peaux jeunes et pigmentées). Elles se traitent avec l’application de pansements de silicone, des injections de corticoïdes. Parfois, elles exigent une reprise chirurgicale à six mois ou un an.
  • Une nécrose de l’aréole, obligeant à une reconstruction.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

La sécurité sociale prend en charge l’intervention dès lors que l’on a retiré plus de 300 grammes par sein. Vous êtes toutefois redevable des honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, dont le montant varie entre 3000 et 6000 €. A voir avec votre mutuelle ce qu’elle peut prendre en charge.