Rides autour des yeux

 

  • ELLES SONT AU COIN DES YEUX ?
  • ELLES SONT SOUS LES YEUX ? 
  • ELLES SONT ENTRE LES YEUX ? 

Déroulez le texte ci-dessous pour avoir la réponse à votre problème. 

 

DES RIDES AU COIN DES YEUX

C’est le muscle orbiculaire qui entoure les yeux qui est responsable de ce plissement en éventail, survenant parfois jeune, autour de 20-25 ans. Au départ, elles n’apparaissent qu’avec la mimique, puis finissent par demeurer permanentes.

Je fais quoi ?

Une injection de toxine botulique, dès lors que les rides sont installées.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une infection au niveau des sites d’injection.
  • Le syndrome d’Eaton-Lambert
  • La myasthénie grave, la sclérose latérale amyotrophie.
  • Certains médicaments de la classe des Aminoglycosides qui potentialisent l’action de la toxine botulique ainsi que des agents interférants sur la transmission neuromusculaire (agents curarisants). Et aussi, les antipaludiques et la ciclosporine, un immunosuppresseur, qui peuvent réduire son action.
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou un antécédent d’allergie à l’albumine.

Avant l’intervention

  • Evitez de prendre de l’aspirine et des anti-inflammatoires (tout ce qui fait saigner) pendant les 15 jours qui précèdent l’intervention.
  • Pour les personnes très sensibles, le médecin peut appliquer une crème anesthésiante sur la zone à traiter, recouverte d’un film transparent, un quart d’heure avant l’injection. Un spray froid appliqué juste avant la piqûre renforce encore cette action.

Comment se passe l’intervention ?

Le médecin pique au niveau de la tempe, à 3 ou 4 reprises.

Et après ?

On doit appliquer ses doigts sur la zone traitée, et appuyer fortement en remontant les tissus pendant quelques minutes, pour éviter la diffusion du produit vers le bas. La zone étant très richement vascularisée, les ecchymoses sont toujours possibles (attention au soleil). Elles s’estompent après 3 à 4 jours. Le résultat apparaît dès le 3 ème jour et il est maximum au 15 ème jour. Il dure environ 6 mois.

Quels sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection de toxine botulique, et plus spécifiquement :

  • Une chute de la paupière si l’on pique trop haut.
  • Une vision double (diplopie) si l’on pique trop proche de l’œil, mais c’est rarissime, rassurez-vous !

Qui consulter ?

 Un dermatologue esthétique, un médecin esthétique, un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

 Entre 250 et 300 €.

DES RIDES SOUS LES YEUX

Même problème que les rides au coin des yeux. Le responsable, c’est le muscle orbiculaire.

Je fais quoi ?

Des rides superficielles : un peeling à l’acide trichloracétique dosé à 25 %.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes
  • Un traitement à l’isotrétinoïne par voie orale
  • Un herpès facial en poussée car il peut se diffuser à l’ensemble du visage après le peeling.
  • Les peaux noires (phototypes V, VI)

Avant l’intervention

  • Si la peau est mate ou foncée (à partir d’un phototype 4), la peau est préparée 2 à 3 semaines avant le peeling avec une préparation à base d’hydrocortisone et d’hydroquinone, qui va mettre les mélanocytes au repos et éviter le « rebond pigmentaire » (coloration brune de la peau post-inflammatoire).
  • Un traitement anti-herpétique est prescrit, 3 jours avant la séance (+ 2 jours après)
  • Les hommes doivent se raser la barbe avant la séance.

Comment se passe l’intervention ?

 Le visage est démaquillé, badigeonné d’un antiseptique, la chlorhexidine, qui va favoriser une pénétration uniforme du peeling (on parle de « facteur homogénéisant »). Puis à l’aide d’une compresse en non-tissé, l’acide trichloracétique est appliqué sur l’ensemble du visage. Ça chauffe sec. Pour soulager la sensation de cuisson, un ventilateur est placé à proximité du visage. En 5 à 10 minutes, le produit caustique coagule les protéines de l’épiderme, entraînant un « givrage » (blanchiment de la peau). L’action de l’acide est alors stoppée (on dit « neutralisée ») avec un spray d’eau thermale, puis une compresse glacée est appliquée pendant 15 minutes pour apaiser le contour des yeux.

Et après ?

Le médecin termine avec l’application d’une crème cicatrisante (Cicalfate d’Avène ou Cicabio SPF 50 de Bioderma en période solaire), et vous pouvez rentrer chez vous. A la maison, la consigne est d’appliquer matin et soir, pendant 8 jours sur le visage, un antiseptique (Diaseptyl) et la crème cicatrisante. Pendant 2 jours, la peau est rosée, puis elle brunit, craquèle, et pèle du 3 ème au 8 ème jour. On ne doit surtout pas tirer sur les lambeaux, sous peine de se retrouver avec des cicatrices. A la suite de quoi apparaît une nouvelle peau rosée, toute neuve. Et là, on peut à nouveau se maquiller si on veut, ne serait-ce que pour camoufler les roseurs qui vont bien durer 3 semaines. Pour éviter le rebond pigmentaire (coloration brune post-inflammatoire), il est recommandé de protéger son visage quotidiennement avec un écran solaire d’un indice élevé. Pas d’exposition directe au soleil pendant 3 à 6 mois. Pour préserver les résultats du peeling, il est conseillé d’appliquer une crème à l’acide glycolique ou à la vitamine A acide quotidiennement. Une seconde séance de peeling peut être préconisé après 3 mois, pour parfaire les résultats.

Quels sont les risques éventuels ?

  • Une surinfection.
  • Un rebond pigmentaire dans les 2 à 3 semaines qui suivent le peeling, qui nécessitera de traiter la peau avec une préparation à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue.

C’est cher ?

 250 €

 

Des rides marquées : un laser C02 fractionné

Y a t-il des contre-indications ?

– Un herpès facial en poussée car il peut se diffuser à l’ensemble du visage après l’abrasion.

– Un traitement anti-acné sous isotrétinoïne orale. Il faut attendre 12 mois avant de programmer un laser car ce médicament favorise les cicatrices hypertrophiques.

– Il est préférable de ne pas intervenir en saison ensoleillée (sauf exceptions liées à l’emploi du temps des patients) car le risque d’hyperpigmentation est maximal. Le mois qui suit le retour des vacances n’est pas non plus idéal car les mélanocytes sont activés.

Avant l’intervention

Une crème anesthésiante est appliquée sur l’ensemble du visage 2 heures avant l’intervention.

Comment ça se passe ?

 On porte des coques de protection métalliques sur les yeux. Le médecin oriente son faisceau sur la zone à traiter et « vaporise » la surface cutanée. Un fin quadrillage blanc apparaît. Plusieurs passages sont réalisés. On ressent comme une sensation de cuisson, mais qui est bien atténuée par la crème anesthésiante et le système de refroidissement intégré à l’appareil. La séance se termine par l’application d’une crème cicatrisante (Cicalfate d’Avène, Cicaplast de La Roche Posay, etc.). La séance pour un « full face » dure environ 45 mn.

Et après ?

La sensation de cuisson est toujours présente, elle est atténuée par une pulvérisation d’eau thermale. La peau est rouge et gonflée pendant 3 jours. Matin et soir, on doit appliquer une crème antibiotique (Mupiderm) et plusieurs fois par jour, une crème cicatrisante (type Cicalfate d’Avène) pour apaiser tout ça. Au 4 ème jour, les petits points de brûlure commencent à sécher, formant des micro-croûtes qui tombent d’elles-mêmes au 6 ème jour. Là, on peut à nouveau se maquiller, et reprendre une vie sociale. Mais il faudra, pendant 3 mois, éviter toute exposition directe au soleil et protéger soigneusement son visage derrière un écran solaire d’indice élevé. Elle est souvent inconfortable aussi, et irritable (elle ne supporte plus les produits cosmétiques), pendant quelques semaines. Prévoir 1 à 2 séances espacées de 3 à 6 mois. Le résultat définitif s’apprécie entre 2 et 3 mois.

Quels sont les risques éventuels ? 

Une hyperpigmentation parfois longue à se résorber sur les peaux mates. Il faut alors traiter avec une préparation à l’hydroquinone et à l’hydrocortisone.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un médecin esthétique.

C’est cher ?

300 €

 

Une paupière toute plissée : un peeling profond au phénol atténué.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une insuffisance cardiaque, hépathique ou rénale aiguë.
  • Un diabète grave.
  • Les sujets fragiles psychologiquement, les anxieux, les claustrophobes.
  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Un herpès en cours d’évolution car il peut se diffuser à l’ensemble du visage après un peeling.
  • Les sujets présentant des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.
  • Les peaux noires (phototypes V, VI)
  • Il est préférable de ne pas intervenir en saison ensoleillée (sauf exceptions liées à l’emploi du temps des patients) car le risque d’hyperpigmentation est maximal. Le mois qui suit le retour des vacances n’est pas non plus idéal car les mélanocytes sont activés et le risque de taches blanches est augmenté.

Avant l’intervention

  • Une crème à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone est prescrite par le médecin pour les peaux mates, pour préparer la peau, mettre les mélanocytes au repos, au cours des 2 à 3 semaines précédents le peeling.
  • Un traitement anti-herpétique (Zelitrex) est systématiquement prescrit, 5 jours avant et 5 jours après la séance.

Comment se passe l’intervention ? 

Le peeling est réalisé au cabinet du médecin, sous anesthésie locale. Le visage est dégraissé à l’alcool et les yeux protégés avec un collyre pansement. L’acide est ensuite badigeonné uniformément sur les paupières avec un gros coton-tige en coton cardé, très lisse, que le médecin fabrique lui-même selon les enseignements de Yoram Fintsi. Instantanément, la peau « givre » (elle vire au blanc gris). Une deuxième couche est ensuite appliquée, puis une troisième. A la fin de l’application, qui dure environ 15 minutes (ça brûle sec), les paupières sont boursoufflées. Pour renforcer et homogénéiser l’action du produit, un sparadrap adhésif est appliqué sur les paupières. En dessous, la peau est à vif. L’épiderme ayant été entièrement liquéfié, on est à même le derme profond. Dans certains cas, il sera peut-être utile de compléter l’intervention par un peeling moyen (acide trichloracétique 25 %), pour éviter une démarcation avec le reste du visage. Ensuite, on rentre chez soi les yeux planqués derrière de grosses lunettes de soleil.

Et après ?

 On a mal, la peau chauffe beaucoup, et on a les yeux qui brûlent. Forcer sur le collyre et tous les calmants prescrits par le médecin. Et dans le lit, allongez-vous à 45 °, soutenue par des oreillers. Le lendemain, retour à la clinique pour ôter le pansement. Pas le meilleur moment du monde : le médecin le retire d’un coup sec ! L’épiderme, complètement liquéfié, part avec les bandelettes. Apparaît alors une peau violacée, complètement tuméfiée. Les paupières ont doublé de volume. On n’a qu’une fente à la place des yeux. Il paraît que c’est bon signe. « Plus c’est gonflé et plus la régénération de la peau sera optimale », assène le Dr Bernard Peyronnet. Le supplice n’est malheureusement pas terminé car le médecin, après avoir balayé les peluches restantes, repasse une couche de phénol sur les paupières. On agite les pieds tellement ça fait mal. Une poudre jaune, de sous-gallate de bismuth, qui absorbe l’exsudat de lymphe, aseptise et cicatrise, est ensuite appliquée uniformément sur le visage. On rentre chez soi avec une tête de monstre, et un flacon du produit au cas où la peau recommence à briller ou suinter. Le gonflement des paupières est maximum le lendemain. On ne voit plus rien ! La poudre a durci et forme comme un masque. Puis les paupières se rouvrent, l’œdème descend ensuite dans le cou. Au huitième jour, on doit se tartiner toute la journée de vaseline, pour ramollir le masque. Le soir, la consigne est de nettoyer le visage plusieurs fois à l’eau et au savon pour le décoller, et la vieille peau poudrée part comme un masque cosmétique « peel off » très épais. Au-dessous, la peau est rouge écrevisse mais lisse et douce, comme celle d’un bébé. C’est bluffant ! Les yeux sont encore gonflés mais il est possible de reprendre le travail dès le lendemain. On a droit au maquillage pour masquer les rougeurs qui vont disparaître progressivement, mais cela peut prendre jusqu’à 3 mois. Pendant cette période, il est recommandé d’éviter toute exposition directe au soleil. Par ailleurs, la peau étant devenue plus vulnérable au soleil, il faudra la protéger en permanence avec un écran solaire d’indice élevé.

Quels sont les risques ?

  • Un rebond pigmentaire passager. Le médecin prescrit alors une préparation à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone pour le juguler.
  • Des rougeurs persistantes, au-delà de 2 mois.
  • Une hypopigmentation ou un changement de texture et achromie définitive.

Qui consulter ?

 Un dermatologue, un chirurgien plasticien rôdé à la pratique du phénol.

C’est cher ?

 1000 €

 

DES RIDES ENTRE LES YEUX

Les rides « glabellaires » comme les médecins les appellent sont causées par le muscle pyramidal du nez et le corrugator (muscle sourcilier) qui sont très toniques. Elles donnent un air soucieux au visage.

Je fais quoi ?

Une injection de toxine botulique pour les détendre. Si le sillon est présent au repos, il ne pourra pas complètement être effacé, mais sera bien estompé. Vous pourrez si besoin, compléter l’intervention par une injection d’acide hyaluronique 15 jours plus tard.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une infection au niveau des sites d’injection.
  • Le syndrome d’Eaton-Lambert
  • La myasthénie grave, la sclérose latérale amyotrophie.
  • Certains médicaments de la classe des Aminoglycosides qui potentialisent l’action de la toxine botulique ainsi que des agents interférants sur la transmission neuromusculaire (agents curarisants). Et aussi, les antipaludiques et la ciclosporine, un immunosuppresseur, qui peuvent réduire son action.
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou un antécédent d’allergie à l’albumine.

Avant l’intervention

  • Evitez de prendre de l’aspirine et des anti-inflammatoires (tout ce qui fait saigner) pendant les 15 jours qui précèdent l’intervention.
  • Le visage est démaquillé, désinfecté.
  • Pour les personnes très sensibles, le médecin peut appliquer une crème anesthésiante sur la zone à traiter, recouverte d’un film transparent, un quart d’heure avant l’injection. Un spray froid vient compléter son action juste avant d’injecter.

Comment ça se passe ?

Le médecin pique à 5 endroits différents, entre les sourcils.

Et après ?

On appuie aussi fortement avec ses doigts en remontant pour éviter la diffusion du produit. Un gonflement peur survenir au niveau de la tête du sourcil et persister 2 à 3 jours. Le résultat apparaît dès le 3 ème jour et il est maximum au 15 ème jour. Il dure environ 6 mois. Dans le cas de rides très profondes qui ne seraient pas suffisamment corrigées avec la toxine botulique, on peut compléter avec un comblement à l’acide hyaluronique, 15 jours à 1 mois plus tard.

Quels sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection de toxine botulique, et plus spécifiquement :

  • Une nécrose de la glabelle, par obstruction de l’artère faciale. Mais c’est très rare, heureusement.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un chirurgien plasticien, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

250 €

TEMOIGNAGE

Fabienne, 45 ans

J’avais des rides entres les yeux assez marquées. Mais honnêtement, ce pas ce qui me dérangeait le plus dans mon visage. Moi, c’est surtout les contours de la bouche qui me gênaient. Mais, comme je voulais démarrer en médecine esthétique par quelque chose de super soft, qui nécessite le minimum de « travaux », j’ai préféré commencer par les rides du lion. Je savais que c’était une simple injection de toxine botulique, à priori sans suites. Le médecin a piqué à 4/5 endroits. Et là, j’ai été étonnée : ça ne fait pas mal du tout (même si le médecin m’a dit par la suite que j’avais saigné aux points d’injection). Sur 2 points sur 5, j’ai eu une petite boursouflure rouge. Mais le lendemain, elle avait disparu. En revanche, très vite j’ai ressenti un truc bizarre, auquel je ne m’attendais pas du tout. J’avais l’impression qu’on m’avait glissé une matière sous la peau. Ça a duré 3 jours, puis la sensation s’est estompée. Maintenant si je m’amuse à froncer les sourcils, je sens que c’est plus difficile. Côté résultat, c’est discret. D’ailleurs, chez moi, personne n’a rien remarqué. La peau entre les yeux est plus lisse. Mais la cassure provoquée par la ride, elle, est restée. Malgré tout, je suis super contente de l’avoir fait ! J’avais tellement peur de tous ces trucs, que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. Et puis je me sens plus beaucoup belle et sûre de moi depuis que je me suis faite injectée, j’adore cette sensation ! Peut-être, un jour, je m’occuperai de la bouche …