1 septembre 2026
Une nouvelle toxine à action rapide et de courte durée a obtenu cet été l’approbation européenne dans le traitement des rides du lion (les rides verticales entre les sourcils). Comme ce n’est pas tous les matins qu’on innove dans le domaine, je me précipite pour vous l’annoncer., même si elle ne sera lancée que début 2027. Qu’a t-elle de différent ? C’est ce que l’on va voir … Linh Pham
Plusieurs type des toxines botuliques
Actuellement, en France, 7 toxines botuliques sont commercialisée pour un usage esthétique : Azzalure, Alluzience, Bocouture, Vistabel, Letybo, Relfydess et Nuceiva. Toutes appartiennent à la même famille de toxines : le type A.
La nouvelle venue, la TrinibotulinumtoxinE, est comme son nom peut le laisser supposer, de type E, sachant qu’il existe 7 sérotypes (ou formes) de toxine botulique, A à G, tous produits par la même bactérie Clostridium Botulinum.
Son nom commercial ? Boey (laboratoire Allergan).
Un nouveau produit à effet flash
Comme toutes les autres toxines, Boey agit en empêchant les nerfs de transmettre au muscle le signal qui lui permet de se contracter. Ainsi relaxé, le muscle ne plisse plus la peau.
Pour entrer un peu plus dans détail du mécanisme, une fois dans la cellule nerveuse, la toxine botulique agit comme une paire de ciseaux : elle coupe la protéine SNAP 25, indispensable à la libération de l’acétylcholine, le messager chimique qui déclenche la contraction musculaire. Tant que la toxine reste active dans la cellule, cette communication entre le nerf et le muscle reste interrompue.
« La particularité de la toxine de type E est qu’elle agit plus rapidement au niveau de la cellule nerveuse et coupe plus rapidement la protéine SNAP 25 que les toxines de type A » décrypte Françoise Boismal, responsable scientifique au sein du laboratoire d’injectables Allergan (leader sur le marché de la toxine botulique). Le muscle se relâche donc plus rapidement : les premiers effets apparaissent dès 8 heures après l’injection, contre 2 à 3 jours avec les toxines botuliques classiques. « En contrepartie, son action est plus brève » poursuit la spécialiste. Elle reste active beaucoup moins longtemps dans la cellules nerveuse : 2 à 3 semaines, contrairement aux toxines de type A qui restent actives pendant 3 à 4 mois. Le neurone retrouve donc plus rapidement un fonctionnement normal.
C’est pour qui cette toxine botulique ?
Cette nouvelle toxine peut intéresser des patients qui n’ont encore jamais eu recours aux injections de Botox. Son effet, plus court est, de fait, plus rassurant. Cela permet de « tester » en quelque sorte le traitement, qui pour l’heure est uniquement approuvé pour les rides intersourcilières, modérées à sévères. Si le résultat leur convient, ils pourront peut-être ensuite avoir le désir de passer à une toxine plus durable (en l’occurrence Vistabel. A ce jour, seule la compatibilité entre les deux toxines du laboratoire Allergan a été étudiée).
Boey pourra aussi intéresser les patients qui ne souhaitent pas s’engager sur plusieurs mois, mais recherchent une correction rapide en vue d’une « grande » occasion (genre mariage) tout en sachant que leur visage retrouvera ensuite progressivement son aspect habituel.
Quel sera le prix du traitement ?
Aucune idée, puisque cette nouvelle toxine n’est pas encore commercialisée. Mais promis, je reviens vers vous dès que je récupère l’info !
A toutes fins utiles, je rappelle que la toxine botulique est un médicament dont l’injection est strictement réglementée. Elle ne doit être administrée que par les spécialistes autorisés, dûment formés aux techniques, après un avis médical personnalisé.

Mon experte
Françoise Boismal




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