Ventre extra-plat et taille de guêpe : merci la plastie abdominale haute tension supérieure !

Ventre extra-plat et taille de guêpe : merci la plastie abdominale haute tension supérieure !

La plastie abdominale est une intervention chirurgicale qui traite les ventres relâchés. Mais toutes les techniques ne se valent pas. Le point avec un grand spécialiste. 

Il y a deux moments dans l’année où on se préoccupe de son ventre : l’arrivée des beaux jours quand on se rue dans les boutiques pour essayer les nouveaux maillots et le jour J, où on enfile ledit maillot pour « affronter » la plage.  Et là, très souvent, c’est la claque. Mais il est trop tard pour sauver la mise. C’est dès l’automne qu’il faut réfléchir aux solutions pour améliorer le bidon gras et relâché. Ce qui signifie pour les plus motivés : prendre son courage à deux mains et appeler un chirurgien esthétique. La solution est extrême, mais si l’abdomen est très abîmé par l’âge, le surpoids, l’absence de sport ou les grossesses, etc., à vrai dire, il n’y a pas tellement d’autres options.

L’intervention indiquée dans ce cas s’appelle une abdominoplastie (ou plastie abdominale). Mais il y a plein de choses à savoir sur le sujet avant de s’allonger sur le billard.

L’abdominoplastie est une intervention lourde

C’est sans doute l’une des opérations qui procurent la plus grande satisfaction aux patients, qui retrouvent quasi-instantanément un corps appétissant, avec ventre extra-plat et taille affinée. Toutefois, elle n’est pas sans risques et elle fût même pendant longtemps surnommée par les spécialistes eux-mêmes « l’abominoplastie ». Heureusement les choses ont bien évolué, mais il est quand même important d’être bien informé(e) sur les  techniques existantes avant de vous lancer.

La technique d’abdominoplastie classique

Elle consiste à décoller les tissus du ventre et à retirer un fuseau de peau, sous le nombril. Ensuite, la peau est abaissée (tout en ayant pris la précaution de réaliser un trou pour extraire sortir le nombril, attaché à la paroi musculaire ), puis elle est suturée au-dessus des poils pubiens. Il en résulte une longue cicatrice de 30 à 40 cm, théoriquement planquée à l’intérieur du slip et qui blanchit au bout d’un an

Inconvénients :

  • Durant l’intervention, les troncs lymphatiques peuvent être sectionnés et occasionner un « épanchement lymphatique ». Un gros volume de lymphe se répand alors sous la peau, donnant un aspect bombé et tendu au ventre. « Cela se produit en général au 9 ème jour post-op et peut durer plusieurs mois. Cet excès de lymphe peut parfois se résorber de lui-même ou après avoir pratiqué plusieurs ponctions. Si ce n’est pas le cas, il est possible de réopérer pour « capitonner » la poche de lymphe, « coller » en quelque sorte ses parois pour qu’elle ne se reforme pas » indique le Dr Claude Le Louarn. Cette complication est malheureusement très fréquente. Quand le patient signe le devis, il en accepte la possibilité. Cependant, il ignore parfois qu’elle peut être évitée, en choisissant une autre technique que je vous expose plus bas.
  • Deuxième risque de la « classique » : le risque de nécrose cutanée (un pourrissement des tissus, ni plus ni moins) au-dessus du pubis, dû à une tension excessive de la peau, qui est tellement « stressée’ qu’elle n’est plus correctement vascularisée.
  • Troisième souci : la technique classique de l’abdominoplastie laisse classiquement une cicatrice très haute (qui n’est donc pas aussi planquée qu’on le dit). Le problème est qu’il faudrait tirer comme un sourd sur la peau du ventre pour l’amener le plus bas possible au niveau du pubis, ce qui n’est évidemment guère chose aisée. Le résultat esthétique à ce niveau est donc carrément décevant.

A noter : la technique de la plastie abdominale classique tend à disparaître. Elle n’est d’ailleurs plus enseignée à la nouvelle génération de chirurgiens plasticiens (ouf !)

La technique de la mini-plastie abdominale

Elle est proposée dans les cas de relâchements plus modérés et consiste à retirer un fuseau de peau entre le nombril et le pubis. Le qualificatif de « mini » est très séduisant. Et les spécialistes qui la pratiquent mettent tout de suite en avant la cicatrice, qui est plus courte (20 à 30 cm). Toutefois, il faut savoir que l’intervention présente exactement les mêmes risques (à savoir le fameux épanchement lymphatique) et elle a un gros inconvénient aussi : elle descend le nombril. « Contrairement à la plastie abdominale classique où l’on désinsère le nombril, pour abaisser ensuite la peau comme un rideau, on se contente de tirer la peau du ventre et de l’accrocher au pubis. Mais comme il n’est pas possible de tirer très fort sur les tissus, on se retrouve obligatoirement avec un nombril qui est trop bas et une cicatrice très haute ! » explique le Dr le Louarn.

La technique de la plastie abdominale haute tension supérieure

Cocorico ! C’est une technique française qui a été inventée en 2000 par notre expert, le Dr Claude Le Louarn ainsi que le Dr Jean-François Pascal, et qui est aujourd’hui adoptée par les chirurgiens du monde entier.

Le but : 1/préserver les troncs lymphatiques pour éviter tout épanchement . 2/ supprimer tous les risques inhérents à une trop forte tension appliquée au niveau du bas ventre (cicatrice haute, nécrose cutanée).

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie générale, la peau du ventre est incisée au niveau du pubis, mais la dissection des tissus est réalisée de façon plus étendue, en préservant les troncs lymphatiques et elle remonte jusque sous les seins, pour mieux répartir les tensions exercées (ainsi tout n’est pas concentré au niveau du pubis). « Une dizaine de points de capitonnage ou d’amarrage sont réalisés pour forcer la descente de la au niveau du nombril, la coller en profondeur aux muscles abdominaux. Un trou est réalisé dans la peau pour faire passer le nombril. Ensuite, même opération de capitonnage sur la partie basse du ventre mais avec une moindre tension, pour supprimer toute souffrance cutanée. On termine ensemble en supprimant la peau en trop. Cette technique permet de réaliser une cicatrice très basse dans les poils pubiens qui est totalement invisible » détaille le Dr Le Louarn. « J’y ajoute aussi systématiquement, une remise en tension des muscles abdominaux pour faire la taille plus fine et avoir un vrai impact sur la silhouette ». Après avoir vu des dizaines d’avant/après, je confirme : un ventre plus plat que plat et une taille de guêpe, comme « corsetée ».  Le top ! L’intervention dure entre 1 h 30 et 4 h selon l’opérateur.

Quelles sont les suites de la plastie abdominale haute tension supérieure ?

Elles sont simplifiées par rapport à la méthode classique. « Personnellement, je ne mets pas de drains et n’impose pas le port d’une gaine compressive, même s’il y a eu liposuccion abdominale. Le patient ressort avec un simple pansement sur la cicatrice« , indique le Dr Le Louarn.

La douche est possible dès le lendemain. Bien-sûr, les quinze premiers jours ne sont pas très rieurs. Des antalgiques sont prescrits. On marche à petits pas, le dos courbé, comme la fée Carabosse, car ça tire sévère au niveau du ventre. Mais on doit résister à la tentation de passer ses journées vautrée dans le canapé. Il est indispensable de bouger pour éviter la phlébite. Le buste se redresse après une quinzaine de jours et après 1 mois, le chirurgien vous invite à reprendre les abdos. Vous n’en n’avezjamais fait ? Ah, ben là, va falloir vous y mettre …. A deux ou trois mois, on a déjà une bonne idée du résultat mais pour vraiment s’ébahir sur la nouvelle silhouette, il faut patienter entre 9 et 12 mois .

C’est pour qui la plastie abdominale haute tension supérieure ?

Tout le monde dès lors que le ventre est relâché, avec ou sans excédent graisseux. Pour ces dames, il est conseillé de patienter 8 mois, après la dernière grossesse. Et il n’y a pas d’âge limite pour passer sur le billard dès lors qu’on est en bonne santé. L’intervention est préconisée aussi, en cas de reprise d’intervention, si la cicatrice laissée par une première abdominoplastie est trop haute ou le nombril trop bas.

En revanche, elle n’est pas du tout indiquée en cas de « ventre-PSG » (ou « ventre-OM », ne soyons pas sectaire) = la grosse bedaine avec la peau bien tendue, reliquat de milliers d’heures passées devant la taloche à siroter de la bière et à croquer des chips. Là, la graisse se loge non pas sous la peau, mais autour des viscères et dans ce cas, elle est hors d’atteinte pour une canule de liposuccion. La seule solution pour la faire disparaître, c’est un régime drastique. Une fois qu’on s’est délesté d’une bonne dizaine de kilos, on aller voir le chirurgien et lui parler de « haute tension supérieure ».

Y a-t-il des contre-indications à la plastie abdominale haute tension supérieure ?

Oui, un antécédent de phlébite notamment. Tout se décide conjointement avec le chirurgien et l’anesthésiste

Le résultat de l’abdominoplastie haute tension supérieure est-il définitif ?

« Alors, attention. Il est durable s’il l’on contrôle son alimentation pour ne surtout pas reprendre de poids, et si l’on sollicite ses abdos pour conserver un tonus musculaire correct. Autrement après 3 à 4 ans, le ventre recommencer à bomber et à se relâcher, c’est inévitable » met en garde le Dr Le Louarn.

Quel est le prix de la plastie abdominale haute tension supérieure ?

Entre 7000 € et 11.000 €. Une prise en charge est possible dans le cas d’un « tablier abdominal » (= ventre qui recouvre le pubis).

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