Pointe du nez

Je fais quoi ?

La solution soft mais temporaire : une injection d’acide hyaluronique. 

Dans certains cas, une rhinoplastie médicale pourra vous être proposée à la place de la chirurgie. Certaines pointes de nez ont la particularité de s’abaisser lorsque l’on sourit ou l’on parle. Le problème provient du muscle dépresseur de la pointe, qui est parfois trop actif. Pour y remédier, le médecin propose une injection de toxine botulique, pour le relaxer. Une pointe bifide, trop fine ou pas assez projetée, peut, elle, se rattraper avec une injection d’acide hyaluronique.

Y a t-il des contre-indications ?

Non, si ce ne sont les contre-indications habituelles à l’injection de toxine botulique ou d’acide hyaluronique.

Avant l’intervention

Le médecin applique une crème anesthésiante 30 minutes avant l’injection d’acide hyaluronique. Cette précaution n’est pas utile pour la toxine botulique.

Comment ça se passe  ?

Le médecin injecte le produit de comblement à l’aiguille dans la partie cartilagineuse et/ou osseuse du nez.

S’il s’agit de la toxine botulique, il pique directement dans les muscles responsables de l’apparition des rides.

Et après ?

Le plus souvent, il n’y a pas d’ecchymoses. Un léger œdème peut survenir mais c’est rare. Le résultat d’une injection de toxine botulique apparaît après dix jours et persiste environ 6 mois. L‘acide hyaluronique tient beaucoup plus longtemps, souvent au-delà de 2 ans.

Quels sont les risques éventuels ?

  • Une infection, quelque soit le produit injecté.
  • Une diffusion de la toxine botulique aux muscles de la bouche, avec pour conséquence une bouche de travers pendant plusieurs mois (mais c’est vraiment rarissime !!!).
  • Un embol artériel avec l’acide hyaluronique, mais c’est très rare aussi. Il faut savoir que le nez est très vascularisé. Il y a donc un risque, lorsqu’on utilise un produit trop fluide, que ce dernier diffuse au-delà du point d’injection, pénètre une artère et bouche celle-ci.

 Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien, un chirurgien ORL, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

Entre 100 et 300 €.

 

La solution plus hard mais définitive : une plastie chirurgicale de la pointe du nez

Elle permet d’ouvrir l’angle naso-labial dans le cas d’une pointe tombante (fréquente autour de 40 ou 50 ans, en particulier chez les nez busqués) ou trop fine.

Y a t-il des contre-indications ?

Un herpès de la lèvre ou du nez doit faire reporter l’intervention.

Avant l’intervention

  • Le médecin réalise une étude photographique de votre nez sur ordinateur.Vous repartez avec un joli avant/après.
  • Un bilan sanguin vous est prescrit
  • Vous devez stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention.
  • En cas d’anesthésie locale, il est préférable d’arriver le jour J, l’estomac bien rempli pour éviter le malaise vagal.

Comment ça se passe ?

L’intervention se pratique plus souvent sous anesthésie locale avec ou sans sédation. Par de discrètes incisions à l’intérieur du nez, le chirurgien sectionne et remodèle les cartilages de la pointe pour redonner au nez une forme harmonieuse Dans le cas d’une pointe tombante, il faudra en prime ouvrir l’angle naso-labial, puis fixer la dans la bonne position. Pour ce faire, il est nécessaire de réaliser une petite greffe de cartilage. La matière est prélevée dans la cloison nasale ou au niveau de l’oreille, et positionnée juste sous le nez, au niveau de columelle (la partie molle entre les deux narines).

Si la pointe est trop fine, idem : une greffe de cartilage s’impose aussi pour recréer le volume. Ensuite, le tout est suturé, puis maintenu en place par des pansements adhésifs.

A noter, que dans certains cas difficiles : une reprise de pointe, après une première chirurgie qui a donné de mauvais résultats, ou un travail de pointe avec des narines très étroites, le chirurgien peut être amené à employer la technique « ouverte », pour une meilleure visibilité. Dans ce cas, les incisions sont pratiquées à l’extérieur du nez, au niveau de la columelle. Mais la cicatrice s’estompe rapidement. L’intervention dure entre 30 et 60 minutes.

Et après ?

Les suites sont très légères, pas douloureuses. Le nez est à peine gonflé. Si l’angle naso-labial a été retendu avec une greffe de cartilage, la lèvre supérieure peut être gonflée pendant 8 jours. Le pansement est ôté dès le 4 ème jour. Les fils résorbables tombent d’eux-mêmes, sauf dans le cas d’une technique ouverte. Dans ce cas, ils sont retirés entre le 6 ème et le 8 ème jour. La pointe reste fragile pendant 1 mois, donc attention aux chocs ! La surveillance est la même pour la rhinoplastie : une visite de contrôle à 3 mois, 6 mois, 12 mois. Le résultat définitif apparaît entre 12 et 18 mois.

Quels sont les risques ?

  • Une nécrose de la peau, un risque toujours possible avec la technique chirurgicale dite « ouverte » mais très rare.
  • Un retard de cicatrisation nécessitant l’injection de corticoïdes.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien rompu à la rhinoplastie (tous ne le sont pas !), un chirurgien maxillo-facial, un chirurgien ORL.

C’est cher ?

Environ 3000 €.