Genoux

ILS SONT GRASSOUILLETS

Souvent la graisse se loge sur la face interne des genoux, formant un petit croissant autour de la rotule, plus rarement sur la face externe ou postérieure.

Parfois aussi, une petite couche de cellulite (avec des petits creux et des bosses) s’est installée au-dessus du genou. S’il est possible de réduire son épaisseur (à condition d’avoir une peau de bonne qualité, autrement le risque de vagues est grand), les creux et les bosses resteront malgré tout toujours un peu visibles car c’est une couche de graisse superficielle que l’on ne peut retirer entièrement.

L’intervention sur les genoux est fréquemment combinée avec une liposuccion des cuisses pour un résultat plus harmonieux.

Je fais quoi ?

La solution médicale: Une cryolipolyse

Un refroidissement du tissu adipeux qui induit une « lipolyse » (destruction des graisses) sans abîmer les autres tissus (le seuil de destruction de la graisse étant plus précoce que celui des autres cellules : muscles, nerfs, etc.)

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Toute pathologie aigüe non guérie (infection) ou chronique non équilibrée (genre diabète).
  • Les troubles cutanés, type eczéma
  • Les troubles inflammatoires, de type post-phlébite.
  • Les maladies liées à l’action du froid (urticaire au froid, maladie de Raynaud sauf avis contraire de l’angéiologue, etc).
  • Les grosses varices noueuses avec reflux au niveau des veines perforantes …

 Avant l’intervention

Le médecin procède à un examen clinique complet. Il étudie la structure graisseuse, l’état du réseau veineux et lymphatique et examine l’état de la peau (l’hydratation, le taux de sébum, l’élasticité). Certains spécialistes complètent avec des méthodes d’analyses des minéraux.

Comment ça se passe ?

Il n’y a pas besoin d’anesthésie. Un tissu-gel est appliqué pour protéger la peau et permettre une bonne conduction thermique. Puis un applicateur-ventouse adapté aux volumes et aux courbures de la zone à traiter est mis en place. Le bourrelet graisseux est aspiré, réfrigéré entre – 7° C et – 13°C selon les machines pendant 60 à 70 minutes. Pendant ce temps, on peut lire, regarder la télé, consulter ses mails, ou simplement se reposer. Les traitements les plus inconfortables sont ceux de la culotte de cheval et des flancs, qui obligent à s’allonger sur le côté. Mais le traitement en soi n’est pas douloureux. On ressent parfois la sensation de froid un peu cuisante mais très supportable. Interdit toutefois de vous lever pour aller aux toilettes. Le médecin serait obligé de reprendre entièrement la séance à zéro ! Ou alors de glisser un bassin sous vos fesses, ce qui serait totalement humiliant. Des capteurs intégrés dans l’appareil et reliés à la console de commande assurent une surveillance continue de la peau et le réglage du refroidissement tout au long de la procédure.

Et après ?

La cryolipolyse provoque une cristallisation (fragilisation de la membrane) des cellules graisseuses, entraînant immédiatement leur destruction. Les lipides libérés sont ensuite éliminés naturellement par le système lymphatique. Au retrait de l’applicateur, la zone est rouge, gonflée par l’aspiration (pendant 2 heures). Il faut la masser pendant 4 à 8 minutes pour la réchauffer et faciliter l’élimination des lipides. Autant prévenir, ce n’est pas le moment le plus agréable. C’est mieux lorsque le médecin de patiente une dizaine de minutes avant de se livrer à l’exercice. La zone est un peu moins congelée, donc l’acte un peu moins douloureux. Après cela, la séance est terminée. Mais on vous garde tout de même pendant une vingtaine de minutes pour prévenir un éventuel malaise vagal. A la suite de quoi, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Immédiatement après le traitement, on peut ressentir une douleur lancinante, qui dure de quelques jours à 3 semaines. Le médecin donne des antalgiques pour l’apaiser. En général, plus la couche de graisse est mince et plus c’est douloureux (avis aux perfectionnistes). La zone traitée est congestionnée (sensible et dure à la palpation) pendant 2 à 3 semaines. Une hypersensibilité, des picotements, un engourdissement, peuvent être ressentis entre la première et la huitième semaine. Parfois aussi, des boules à la palpation. Pas de panique, c’est une « panniculite » (inflammation de la couche graisseuse), signe que le tissu est en plein remaniement. Elles se résorberont d’elles-mêmes en 8 semaines. Une diminution partielle de la sensibilité cutanée est également possible, dans la région des flancs notamment. Elle peut durer de quelques semaines à 4 mois. Tant que la zone est rouge, il faut éviter de s’exposer au soleil en raison du risque d’hyperpigmentation. Les résultats sur la silhouette sont visibles entre 15 jours et 3 mois après le traitement. Une deuxième séance après 8 à 10 semaines est parfois nécessaire pour compléter les résultats. Toutefois, il faut savoir que dans la zone où la cryolipolyse a été réalisée, les adipocytes ne reviendront pas ! Une étude clinique réalisée par l’Américain Zeltiq, jusqu’à 5 ans après le traitement, l’a démontré.

Quels sont les risques ?

  • Des brûlures cutanées par le froid (phlyctènes), mais c’est rarissime.
  • Des pétéchies (points rouges, le stade avant l’ecchymose), peuvent survenir occasionnellement avec l’aspiration par le vide.
  • Une hyperplasie adipeuse paradoxale ou une multiplication des cellules graisseuses dans la zone traitée ! Seule solution pour éliminer ce surplus de volume : une liposuccion ! Heureusement, cela ne concerne que 0, 027 % des cas.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien. Veillez à ce que le praticien (et non son assistante) mette en place et retire l’applicateur (autrement, pourquoi avoir consulté un spécialiste ?). En revanche, il n’est pas tenu de rester à vos côtés pendant toute la durée de l’intervention. Les esthéticiennes ne sont pas qualifiées, selon nous, pour réaliser une cryolipolyse qui a ses contre-indications et   ses risques.

C’est cher ?

A partir de 500 € pour 1 zone (par ex, les genoux, la culotte de cheval ou les hanches), 900 € pour 2 zones, 1200 € pour 3 zones. Si la même zone est retraitée 3 mois plus tard, en général, le médecin applique un demi-tarif (250 €).

 

genoux

 

La solution chirurgicale: Une lipoaspiration

Y a t-il des contre-indications ?

Une peau distendue.

Un genou avec une forte ossature car le resultat ne se verrait pas.

Avant l’intervention

  • Un bilan sanguin est demandé.
  • En cas d’anesthésie régionale, il faut stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention, cesser de fumer 1 mois avant et après l’intervention, consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention, ne rien manger ni boire 6 heures avant l’intervention.

Comment se passe l’intervention ?

Sous anesthésie locale ou péridurale, le chirurgien pratique un incision de chaque côté du genou pour introduire sa canule, puis il aspire la graisse en excès. L’intervention dure en moyenne 45 minutes, et se termine par la pose d’une genouillère ou d’une gaine compressive.

Et après ?

On rentre à son domicile le jour même, la zone opérée moulée dans le lipo-panty que l’on ne quittera plus pendant 1 mois ! Les premiers jours, la prise d’antalgiques peut être nécessaire. Ça tire derrière le genou, comme si on avait couru le marathon de New-York. Et le genou est gonflé. C’est compliqué de s’asseoir, de se lever de sa chaise, de descendre les escaliers. Mais après 48 heures, on est quand même suffisamment retapée pour reprendre le travail. Toutefois, ne pensez pas réenfiler une jupe (ou alors longue !) avant 3 semaines, en raison de œdème et des ecchymoses (bleus), qui descendent jusqu’aux mollets. Il n’y a pas de fils à retirer, ils tombent d’eux-mêmes après 10 jours. Le résultat définitif s’apprécie après 3 mois.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

2000 à 2500 € les genoux. Entre 3500 € et 4000 € si toute la jambe y passe, des genoux jusqu’aux chevilles.

 

ILS SONT PLISSES

Je fais quoi ? Une pose de fils PDO (polydioxanone)

Ce sont des fils de suture très fins, implantés en nombre sous la peau. Ils combleront de façon immédiate les plis sur le dessus et/ou l’intérieur du genou, tout en remettant légèrement la peau en tension. Puis dans les mois qui suivent,  stimuleront  la formation d’un nouveau collagène pour une peau plus ferme.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une allergie connue à l’un des constituants.
  • Des produits de comblement permanents implantés antérieurement sur le même site.
  • Les maladies auto-imumunes.
  • Les maladies de peau chroniques et aigües.
  • La grossesse et l’allaitement

Avant l’intervention

  • Si vous avez tendance à faire des bleus facilement, le médecin vous prescrira de l’Arnica 9 CH la veille de l’opération, et dans les jours qui suivent.
  • Une heure avant l’intervention, le médecin applique une crème anesthésiante.

Comment ça se passe ?

Le médecin choisit son fil (qui peut être cranté ou lisse) en fonction du résultat souhaité. Puis, ce dernier est inséré dans le derme moyen à l’aide d’une aiguille fine et flexible qui sert de guide, et disposé par dizaines, en quadrillage. L’intervention dure en moyenne 30 minutes.

Et après ?

La peau est rouge jusqu’au soir, légèrement gonflée, et des petites ecchymoses sont possibles pendant une semaine (prendre 5 granules d’Arnica 9 CH à chaque repas pendant 2 à 4 jours). Le résultat est immédiatement visible et dure environ 1 an. Cependant, de nouveaux fils peuvent être posés dès 6 mois pour booster le résultat obtenu.

Quels sont les risques ?

  • Une infection.
  • Des fils visibles car posés trop superficiellement.
  • Une réaction inflammatoire après la pose du fil est toujours possible comme avec tout matériau implantable mais aucun cas n’a été publié jusqu’ici.
  • La pointe du fil peut venir buter sur la peau (signe que le médecin n’a pas coupé le fil assez court en fin d’intervention) et causer un petit bouton rouge. Le médecin reprendra cela facilement.
  • Un des fils peut casser (essentiellement à la pose). Mais c’est rare. Dans ce cas, il suffit au praticien d’en insérer un nouveau.

 Qui consulter ?

Un médecin esthétique, une dermatologue, un chirurgien plasticien (de plus en plus s’y mettent).

 C’est cher ?

Tout dépend du nombre de fils posés. Comptez autour de 800 €.