Bras

  • Ils sont grassouillets ?
  • Ils sont mous ? 
  • Ils sont relâchés ?

Déroulez le texte ci-dessous pour tout savoir.

 

ILS SONT GRASSOUILLETS

La graisse est surtout localisée sur la face postérieure des bras, et l’épaule.

Je fais quoi ?

La solution médicale: Une cryolipolyse 

C’est un refroidissement du tissu adipeux qui induit une « lipolyse » (destruction des graisses) sans abîmer les autres tissus (le seuil de destruction de la graisse étant plus précoce que celui des autres cellules : muscles, nerfs, etc.)

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Toute pathologie aigüe non guérie (infection) ou chronique non équilibrée (genre diabète).
  • Les troubles cutanés, type eczéma
  • Les troubles inflammatoires, de type post-phlébite.
  • Les maladies liées à l’action du froid (urticaire au froid, maladie de Raynaud sauf avis contraire de l’angéiologue, etc).

 Avant l’intervention

Le médecin procède à un examen clinique complet. Il étudie la structure graisseuse, l’état du réseau veineux et lymphatique et examine l’état de la peau (l’hydratation, le taux de sébum, l’élasticité). Certains spécialistes complètent avec des méthodes d’analyses des minéraux.

Comment ça se passe ?

Il n’y a pas besoin d’anesthésie. Un tissu-gel est appliqué pour protéger la peau et permettre une bonne conduction thermique. Puis un applicateur-ventouse adapté aux volumes et aux courbures de la zone à traiter est mis en place. Le bourrelet graisseux est aspiré, réfrigéré entre – 8° C et – 11°C selon les machines pendant 60 à 70 minutes. Pendant ce temps, on peut lire, regarder la télé, consulter ses mails, ou simplement se reposer. On ressent parfois la sensation de froid un peu cuisante mais très supportable. Toutefois, si des fourmillements sont ressentis dans les mains, il faut tout de suite alerter le médecin. C’est sans doute un pincement du nerf brachial. Il faut alors interrompre le traitement et le reprogrammer une semaine plus tard. Le médecin placera alors l’applicateur différemment sur le bras.

Pendant la séance, interdit de vous lever pour aller aux toilettes. Le médecin serait obligé de reprendre entièrement le traitement à zéro ! Ou alors de glisser un bassin sous vos fesses (= 100 % humiliant). Des capteurs intégrés dans l’appareil et reliés à la console de commande assurent une surveillance continue de la peau et le réglage du refroidissement tout au long de la procédure.

Et après ?

La cryolipolyse provoque une cristallisation (fragilisation de la membrane) des cellules graisseuses, entraînant immédiatement leur destruction. Les lipides libérés sont ensuite éliminés naturellement par le système lymphatique. Au retrait de l’applicateur, la zone est rouge, gonflée par l’aspiration (pendant 2 heures). Il faut la masser pendant 4 à 8 mn pour la réchauffer et faciliter l’élimination des lipides. Autant prévenir, ce n’est pas le moment le plus agréable. C’est mieux lorsque le médecin de patiente une dizaine de minutes avant de se livrer à l’exercice. La zone est un peu moins congelée, donc l’acte un peu moins douloureux. Après cela, la séance est terminée. Mais on vous garde tout de même pendant une vingtaine de minutes pour prévenir un éventuel malaise vagal. A la suite de quoi, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Immédiatement après le traitement, on peut ressentir une douleur lancinante, qui dure de quelques jours à 3 semaines. Le médecin donne des antalgiques pour l’apaiser. En général, plus la couche de graisse est mince et plus c’est douloureux (avis aux perfectionnistes). La zone traitée est congestionnée (sensible et dure à la palpation) pendant 2 à 3 semaines. Une hypersensibilité, des picotements, un engourdissement, peuvent être ressentis entre la première et la huitième semaine. Parfois aussi, des boules à la palpation. Pas de panique, c’est une « panniculite » (inflammation de la couche graisseuse), signe que le tissu est en plein remaniement. Elles se résorberont d’elles-mêmes en 8 semaines. Une diminution partielle de la sensibilité cutanée est également possible, dans la région des flancs notamment. Elle peut durer de quelques semaines à 4 mois. Tant que la zone est rouge, il faut éviter de s’exposer au soleil en raison du risque d’hyperpigmentation. Les résultats sur la silhouette sont visibles entre 15 jours et 3 mois après le traitement. Une deuxième séance après 8 à 10 semaines est parfois nécessaire pour compléter les résultats. Toutefois, il faut savoir que dans la zone où la cryolipolyse a été réalisée, les adipocytes ne reviendront pas ! Une étude clinique réalisée par l’Américain Zeltiq, jusqu’à 5 ans après le traitement, l’a démontré.

Quels sont les risques ?

  • Des brûlures cutanées par le froid (phlyctènes), mais c’est rarissime.
  • Des pétéchies (points rouges, le stade avant l’ecchymose), peuvent survenir occasionnellement avec l’aspiration par le vide.
  • Une hyperplasie adipeuse paradoxale ou une multiplication des cellules graisseuses dans la zone traitée ! Cela se solutionne par une liposuccion, mais heureusement, c’est très rare : 0, 027 % des cas !

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, une chirurgien plasticien. Veillez à ce que le praticien (et non son assistante) mette en place et retire l’applicateur (autrement, pourquoi avoir consulté un spécialiste ?). En revanche, il n’est pas tenu de rester à vos côtés pendant toute la durée de l’intervention. Les esthéticiennes, et même les infirmières, ne sont pas qualifiées, selon nous, pour réaliser une cryolipolyse qui a ses contre-indications et   ses risques.

C’est cher ?

A partir de 500 € pour 1 zone (par ex, les bras, la culotte de cheval ou les hanches), 900 € pour 2 zones, 1200 € pour 3 zones. Si la même zone est retraitée 3 mois plus tard, en général, le médecin applique un demi-tarif (250 €).

Avant-après_bras

 

La solution chirurgicale: Une lipoaspiration, si la peau est de bonne qualité.

Y a t-il des contre indications ?

Si la peau est distendue, cela peut s’aggraver avec la liposuccion. Il faudra envisager un lifting des bras !

Avant l’intervention.

  • Un bilan pré-opératoire est réalisé conformément aux prescriptions.
  • L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins 1 mois avant et 1 mois après l’intervention.
  • Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention
  • Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • Vous êtes à jeûn (ne rien manger ni boire), 6 heures avant l’intervention.

Comme ça se passe ?

Le médecin vous demande de lever les bras puis dessine les zones à aspirer au marker. Puis, sous anesthésie générale, il incise au niveau de l’épaule puis du coude, et aspire dans un mouvement en éventail la graisse en excès. Les incisions sont suturées avec des fils résorbables. L’intervention dure environ 1 h.

Et après ?

On sort de la clinique le jour même, avec un manchon compressif, qu’on doit garder pendant un mois. Les douleurs ressemblent à de grosses courbatures. On arrive à les apaiser avec des antalgiques, mais on a du mal à bouger les bras. Prévoyez des vêtements qui s’ouvrent devant pour vous habiller, ce sera plus pratique les premiers jours. Les bras sont gonflés, et la peau est marquée par des ecchymoses (bleus) qui descendent jusque sur l’avant-bras (sortez les manches longues !). Ils disparaîtront sous 3 semaines maximum. Quant à l’œdème (gonflement), il se résorbe peu à peu au fil des semaines. La peau est un peu raide, « cartonnée » pendant 3 mois. Le résultat définitif apparaît au 3 ème mois.

Quels sont les risques ?

  • Une possibilité d’asymétrie légère entre les deux bras.
  • Une insuffisance de résultat en cas de peau relâchée.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

A partir de 2700 €

 

ILS SONT MOUS OU FROISSES

La peau de l’intérieur des bras s’attrape facilement, elle manque de fermeté.

Je fais quoi ? Une pose de fils PDO (polydioxanone)

Ce sont des fils de suture très fins, implantés en nombre sous la peau qui vont remettre légèrement la peau en tension, puis dans les mois suivants stimuler la formation d’un nouveau collagène pour une peau plus ferme.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une allergie connue à l’un des constituants.
  • Des produits de comblement permanents implantés antérieurement sur le même site.
  • Les maladies auto-imumunes.
  • Les maladies de peau chroniques et aigües.
  • La grossesse et l’allaitement

Avant l’intervention. 

  • Si vous avez tendance à faire des bleus facilement, le médecin vous prescrira de l’Arnica 9 CH. La posologie est de 5 granules tous les quarts d’heure 1 heure avant l’intervention.
  • Une heure avant l’intervention également, le médecin applique une crème anesthésiante.

Comment ça se passe ?

Le médecin choisit son fil (qui peut être cranté, torsadé ou lisse) en fonction du résultat souhaité. Puis, ce dernier est inséré dans le derme moyen à l’aide d’une aiguille fine et flexible qui sert de guide, et disposé par dizaines, en quadrillage. Une fois en place, les fils ne bougent plus. L’intervention dure en moyenne 30 minutes.

Et après ?

La peau est rouge jusqu’au soir, légèrement gonflée, et des petites ecchymoses sont possibles pendant une semaine (prendre 5 granules d’Arnica 5 CH à chaque repas pendant 2 à 4 jours). Le résultat est immédiatement visible et dure environ 1 an. Cependant, de nouveaux fils peuvent être posés dès 6 mois pour booster le résultat obtenu.

Quels sont les risques ?

  • Une infection.
  • Des fils visibles car posés trop superficiellement.
  • Une réaction inflammatoire après la pose du fil est toujours possible comme avec tout matériau implantable mais aucun cas n’a été publié jusqu’ici.
  • La pointe du fil peut venir buter sur la peau (signe que le médecin n’a pas coupé le fil assez court en fin d’intervention) et causer un petit bouton rouge. Le médecin reprendra cela facilement.
  • Un des fils peut casser (essentiellement à la pose). Mais c’est rare. Dans ce cas, il suffit au praticien d’en insérer un nouveau.

 Qui consulter ?

Un médecin esthétique, une dermatologue, un chirurgien plasticien (de plus en plus s’y mettent).

 C’est cher ?

Tout dépend du nombre de fils posés. A partir de 1200 €

 

ILS SONT RELACHES

Je fais quoi ? Un lifting du tiers supérieur du bras.

Il règle à la fois les problèmes de peau fripée et de bras affaissés (qui gênent en prime l’habillement).

Y a t-il des contre-indications ?

Il faut veiller à ce que la personne n’ait pas de problème de cicatrisation (élargissement, épaissement, hyperpigmentation, etc.) car l’intervention laisse une marque visible, difficile à cacher.

Avant l’intervention

  • Un examen clinique minutieux permet de définir l’emplacement de la cicatrice, qui peut aller de la simple incision horizontale dans le creux de l’aisselle ou se prolonger avec une barre verticale le long de la face interne du bras (parfois jusqu’au coude). Une liposuccion associée peut également être discutée.
  • Un bilan sanguin est demandé
  • Il faut stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédant l’intervention.
  • Ne rien manger ni boire 6 heures avant l’intervention
  • Une épilation des aisselles est demandée.

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie locale avec sédation ou anesthésie générale, le chirurgien incise la peau dans le pli de l’aisselle et prolonge si nécessaire le geste le long de la face interne du bras, puis il retire la peau en excès, laquelle est ensuite retendue vers le haut dans la région axillaire. On quitte le bloc avec des manchons compressifs. L’intervention dure environ 1 à 2 heures.

Et après ?

On rentre chez soi le jour même. Le bras est gonflé pendant une bonne semaine. On ressent des tiraillements et des élancements, mais ce n’est pas archi-douloureux non plus. On doit garder les manchons compressifs jour et nuit pendant 15 jours. Il faut éviter les mouvements brusques et tout effort avec les bras (même les lever n’est pas trop recommandé), jusqu’au retrait des points le quinzième jour. Et rechercher, par commodité, les vêtements qui se boutonnent sur le devant.   Néanmoins, rien de tout cela n’empêche de reprendre le travail dès le 4 ou 5 ème jour, et l’activité sportive après un mois. La cicatrice rosée durant les trois premiers mois (pensez à appliquer de l’écran solaire pour qu’elle pigmente pas !) s’estompe ensuite progressivement. Des altérations de la sensibilité au niveau de la face interne du bras sont assez classiques aussi, mais ça ne dure pas plus de quelques mois. Le résultat définitif apparaît entre six mois et un an.

Quels sont les risques éventuels ?

Un problème de cicatrisation, avec évolution vers une cicatrice hypertrophique ou chéloïde.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

Autour de 4000 €