Dos

IL EST GRASSOUILLET 

Je fais quoi ?

Des petits bourrelets : une cryolipolyse

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes
  • Une pathologie aigüe non guérie (infection) ou chronique non équilibrée (genre diabète)
  • Les troubles cutanés, type eczéma
  • Les maladies liées à l’action du froid (uricaire au froid, maladie de Raynaud sauf avis contraire de l’angéiologue, etc)

Avant l’intervention

Le médecin procède à un examen clinique complet. Il étudie la structure graisseuse, examine l’état de la peau, etc.

Comment ça se passe ?

Il n’y a pas besoin d’anesthésie. Un tissu-gel est appliqué pour protéger la peau et permettre une bonne conduction thermique. Puis un applicateur-ventouse adapté aux volumes et aux courbures de la zone à traiter est mis en place. « On est installé en position assise, le dos calé par des coussins, et l’applicateur est placé sur un des bourrelets du dos. Mais on peut aussi avec un applicateur plus petit venir saisir le pli derrière le bras. Et si l’on veut dessiner un dos, avec une jolie forme en V, on ira aussi, par la suite, refroidir les poignées d’amour, au niveau des hanches » détaille le docteur Maryse Mattéo-Delamarre, médecin esthétique. Chaque bourrelet graisseux est aspiré, réfrigéré entre – 7° C et – 13°C selon les machines, pendant 30 à 60 minutes. Pendant ce temps, on peut lire, regarder la télé, consulter ses mails, ou simplement se reposer. Le traitement en soi n’est pas douloureux. On ressent parfois une sensation de froid un peu cuisante mais très supportable. Interdit toutefois de vous lever pour aller aux toilettes. Le médecin serait obligé de reprendre entièrement la séance à zéro ! Ou alors de glisser un bassin sous vos fesses (= 100 % humiliant). Des capteurs intégrés dans l’appareil et reliés à la console de commande assurent une surveillance continue de la peau et le réglage du refroidissement tout au long de la procédure.

Et après ?

La cryolipolyse provoque une cristallisation (fragilisation de la membrane) des cellules graisseuses, entraînant immédiatement leur destruction. Les lipides libérés sont ensuite éliminés naturellement par le système lymphatique. Au retrait de l’applicateur, la zone est rouge, gonflée par l’aspiration, mais ça ne dure pas. Il faut la masser pendant 4 à 8 pour la réchauffer. Autant prévenir, ce n’est pas le moment le plus agréable. C’est mieux lorsque le médecin de patiente une dizaine de minutes avant de se livrer à l’exercice. La zone est un peu moins congelée, donc l’acte un peu moins douloureux. Après cela, la séance est terminée. Mais on vous garde tout de même pendant une vingtaine de minutes pour prévenir un éventuel malaise vagal. A la suite de quoi, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Immédiatement après le traitement, on peut ressentir une douleur lancinante, qui dure de quelques jours à 3 semaines. Le médecin donne des antalgiques pour l’apaiser. En général, plus la couche de graisse est mince et plus c’est douloureux (avis aux perfectionnistes). La zone traitée est congestionnée (sensible et dure à la palpation) pendant 2 à 3 semaines. Une hypersensibilité, des picotements, un engourdissement, peuvent être ressentis entre la première et la huitième semaine. Parfois aussi, des boules à la palpation. Pas de panique, c’est une « panniculite » (inflammation de la couche graisseuse), signe que le tissu est en plein remaniement. Elles se résorberont d’elles-mêmes en 8 semaines. Une diminution partielle de la sensibilité cutanée est également possible, dans la région des flancs notamment. Elle peut durer de quelques semaines à 4 mois. Tant que la zone est rouge, il faut éviter de s’exposer au soleil en raison du risque d’hyperpigmentation. Les résultats sur la silhouette sont visibles entre 15 jours et 3 mois après le traitement. Une deuxième séance après 8 à 10 semaines est parfois nécessaire pour compléter les résultats. Toutefois, il faut savoir que dans la zone où la cryolipolyse a été réalisée, les adipocytes ne reviendront pas ! Une étude clinique réalisée par l’Américain Zeltiq, jusqu’à 5 ans après le traitement, l’a démontré.

Quels sont les risques ?

  • Des brûlures cutanées par le froid (phlyctènes), mais c’est rarissime.
  • Des pétéchies (points rouges, le stade avant l’ecchymose), peuvent survenir occasionnellement avec l’aspiration par le vide.
  • Une hyperplasie adipeuse paradoxale, une multiplication des cellules graisseuses à l’endroit traité ! Cela se solutionne avec une liposuccion. Heureusement, cela ne concerne que 0, 027 % des cas.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien et de plus plus le médecin nutritionniste. Veillez à ce que le praticien (et non son assistante) mette en place et retire l’applicateur (autrement, pourquoi avoir consulté un spécialiste ?). En revanche, il n’est pas tenu de rester à vos côtés pendant toute la durée de l’intervention. Les esthéticiennes ne sont pas qualifiées, selon nous, pour réaliser une cryolipolyse qui a ses contre-indications et ses risques.

C’est cher ?

A partir de 500 € pour 1 zone (par exemple, un bourrelet).

Cryolipolyse bourrelets dos avant/après

Traitement avec Coolsculpting

Des gros bourrelets : une liposuccion

Y a t-il des contre-indications ?

Un excès de peau.

Avant l’intervention

Vous devez :

  • faire un bilan sanguin, éventuellement complété d’un examen chez le cardiologue pour vérifier qu’il n’existe pas de trouble du rythme cardiaque ou d’hypertension, ce qu’il est préférable de traiter avant de subir une anesthésie générale.
  • stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédant l’intervention.
  • cesser de fumer, à minima 15 jours avant et après l’intervention. Le tabagisme aggrave le risque de complications post-opératoires.
  • consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • ne rien manger ni boire 6 heures avant l’intervention.

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie générale, le chirurgien insère une canule sous la peau, de chaque côté du dos, sous les omoplates, puis il aspire la graisse des bourrelets disgracieux de chaque côté du dos, sous le soutien-gorge (c’est la demande plus fréquente). Mais la liposuccion permet aussi traiter toute la hauteur du dos, du creux de l’aisselle jusqu’aux hanches. « Il faut cependant savoir que dans le dos, la graisse est très résistante. Elle est difficile à aspirer. Il est beaucoup plus compliqué d’obtenir un résultat aussi homogène que sur le ventre ou les cuisses. Par ailleurs, l’excès graisseux se double souvent d’un relâchement cutané que le chirurgien risque d’accentuer s’il aspire la graisse en trop grande quantité » met en garde le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien. Bref, c’est une intervention délicate mais qui apporte malgré tout une grande satisfaction.  Si besoin, le chirurgien adoucira aussi le coussinet lombaire, en bas du dos, pour recréer une jolie cambrure. On sort du bloc le tronc moulé dans une brassière compressive. L’intervention dure environ 1 h 30 et ne nécessite pas d’hospitalisation.

Et après ?

La zone opérée est sensible, très gonflée pendant une semaine, couvertes de bleus, et on ressent comme de grosses courbatures comme après une séance de sport intensif. Dans le lit, on a du mal à trouver sa position, ça fait mal de tous les côtés (heureusement, il y a les antalgiques pour soulager tout ça ! Et au rayon « literie » des grands magasins des sur-matelas qui peuvent aider aussi !). Tout se résorbe progressivement au cours du mois suivant, mais rien n’empêche de reprendre le travail après 4 à 5 jours de repos. La reprise du sport est possible après 1 mois. Le résultat définitif est visible à 3 mois.

Quels sont les risques éventuels ?

Un résultat décevant du fait de la difficulté à aspirer cette zone, souvent relâchée passé un certain âge.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

3500 € le dos entier.