13 octobre 2026
Ce sont clairement les rides les plus détestées du visage. Mais depuis un moment, les spécialistes déconseillent leur injection. Pourquoi ? Dieu seul le sait ! PAR LINH PHAM
Il fût un temps où les médecins, dermatos et chirurgiens esthétiques injectaient les sillons nasogéniens, ces deux plis qui encadrent le nez …. : une petite dose de 0, 5 à 1 m d’acide hyaluronique de chaque côté, et l’affaire était réglée. Jusqu’à ce que, il y a une quinzaine d’années environ, un nouveau concept apparaisse, et fasse rapidement école. Injecter directement des sillons n’était pas – ou plus – le bon geste, au motif qu’on risquait, s’ils étaient trop prononcés, de les empâter.
On professe alors qu’il est beaucoup plus ingénieux de déplisser le sillon, en réalisant une injection à distance, au niveau des pommettes. Un dépôt d’acide hyaluronique en profondeur, au contact osseux, qui ne crée dit-on aucun volume visible, mais un bel effet lift pour déplisser la joue et, du même coup, le sillon. J’ai moi-même relayé de nombreuses fois cette information.
Mais voilà qu’aujourd’hui, des voix s’élèvent. « Non, remplir directement les sillons ne les empâtent pas. C’est complètement pipeau. Et injecter les pommettes n’apporte rien. On court juste le risque d’élargir le visage » indique le Dr Taliah Schmitt, chirurgienne plasticienne. L’injection profonde présentée comme « invisible », se verrait donc … Or tous les visages ne supportent pas des pommettes marquées.
Une étude réalisée en 2018 par des chirurgiens américains – https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29334576/ -, et non des moindres (le célèbre Val Lambros, notamment), a d’ailleurs montré que les effets de la traction latérale de la peau, suite à l’injection des pommettes, n’étaient pas étayés : 77 patients ont été évalués grâce à un système d’imagerie tridimensionnelle, avant et après, et aucune différence d’expression faciale n’a pu été observée. Le sillon était toujours bien présent.
Différents types de sillon nasogénien
L’injection du sillon est possible quelque soit le patient, mais nécessite tout de même d’être adaptée à chaque visage.
Sillon nasogénien marqué, sans relâchement
« Chez les patients jeunes qui ont une empreinte cutanée déjà bien marquée, il n’y a strictement aucun risque d’injecter directement le sillon. Le résultat est bluffant, et peut persister plusieurs années. Ça n’alourdit rien, sauf si on le comble avec trop de produit bien évidemment », rassure la spécialiste.
Sillon nasogénien marqué avec relâchement
Chez les patients plus matures, le sillon ressemble plus à un creux qu’à une ride : il est en fait accentué par le relâchement de la joue. Un pli de peau vient littéralement buter sur cette zone naturelle d’adhérence. Et derrière ce pli de peau, juste sous la vallée des larmes, se forme très souvent, avec le temps, un léger creux. « La joue s’aplatit à cet endroit. Je préconise de remplir ce creux, bien visible sur le visage de trois-quart. Cela redonne immédiatement un plénitude à la joue, et le sillon est moins marqué. Toutefois, pour que ce dernier disparaisse complètement, il faut aussi le remplir » décrypte Taliah Schmitt.
Voilà, donc plus d’interdit concernant l’injection du SNG. Chaque médecin continue de faire comme il veut, mais a priori, il n’y a pas de réel bénéfice à injecter les pommettes. D’autant que …, hum …, le geste coûte tout de même bien plus cher que d’injecter le sillon seul.
Prix de l’injection du sillon nasogénien : à partir de 450 €
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Mon experte
Dr Taliah Schmitt




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