Les nouvelles liposuccions : vers un body plus ferme et sculpté

Les nouvelles liposuccions : vers un body plus ferme et sculpté

La liposuccion évolue ! Moins de traumatisme et plus de galbe et de fermeté !

La lipo, abandonnée au profit de la cryolipolyse ? Que nenni ! C’est toujours l’une des opérations les plus pratiquées en chirurgie esthétique dans le monde. Et pour cause : on n’a encore rien trouvé de mieux pour affiner les silhouettes de façon durable. D’ailleurs, sans elle, les corps sculptés des Kardashian & Cie n’existeraient pas. Alors, certes, c’est une opération au bloc, avec toutes les suites délicieuses que l’on peut imaginer. Mais rares sont les déçus, au final. Et grâce aux dernières techniques de lipo assistée et  de lipo HD, les courbes n’ont jamais été aussi joliment dessinées ! Un véritable « lipobuilding ! ».

LA PERCÉE DE LA LIPOSUCCION ASSISTÉE 

Cela fait bien 30 ans que les fabricants de matériel médical essaient, via différentes technologies (radiofréquence, ultrasons …), de rendre le geste de la lipo à la fois moins traumatique et plus performant. L’objectif ? Réaliser l’aspiration la plus complète possible tout en ayant le geste le plus « doux », le moins traumatique pour les structures environnantes (nerfs, vaisseaux, matrice extra-cellulaire) ; réduire au maximum les suites (bleus, douleurs) et favoriser une bonne rétraction de cutanée (si la peau n’est suffisamment élastique, elle ne se redrape  pas bien sur son nouveau volume et des imperfections de surface ou un relâchement peuvent apparaître).

Toutefois, jusqu’ici, aucune de ces propositions ne s’était révélée vraiment concluante. Toutes les machines de liposuccion assistée chauffant les tissus, les brûlures, parfois suivies de nécroses (pourrissement du tissu), n’étaient pas rares.

Mais depuis, pas mal de progrès ont été faits pour améliorer leur sécurité. Résultat : de plus en plus de chirurgiens, rassurés, s’équipent aujourd’hui, tout en continuant à manier les bécanes avec beaucoup de précaution. C’est une toute autre façon de pratiquer la lipo, qui demande aussi un sérieux apprentissage.

La lipo avec le Vaser

Cette machine utilise des ultrasons de très haute fréquence pour chauffer le tissu graisseux et liquéfier la graisse, ce qui rend le geste de la  liposuccion plus aisé. « Cela me permet d’aspirer des quantités plus importantes de graisse et daller la chercher aussi plus superficiellement sous la peau, tout en ayant moins de saignement, donc des suites plus légères » résume le Dr Jean-Marie Faivre, chirurgien plasticien.  Comme dans toute liposuccion, le spécialiste commence par infiltrer le tissu d’une solution anesthésiante et saline (mais en quantité beaucoup plus importante que d’habitude car l’eau salée est un excellent conducteur d’énergie). Ensuite, il introduit sa canule dans la zone à traiter et se déplace lentement au sein du tissu graisseux. Au contact de la chaleur des ultrasons (60 °C), les cellules graisseuses sont fragmentées. La graisse est alors « émulsionnée » (en gros, transformée en huile), puis aspirée. « Cette technique permet aussi de traiter des zones qui étaient jusque-là considérés comme délicates, type les bourrelets du dos et l’intérieur des bras et des cuisses car leur aspiration peut entraîner un relâchement. Ou encore les chevilles et les mollets, car la graisse y est plus difficile d’accès. Bref, elle élargit pas mal les indications de la liposuccion » indique le spécialiste. En revanche, un petit inconvénient : comme le tissu a été très infiltré, on « suinte » pas mal les 2 à 3 jours suivant l’opération (il y a intérêt à prévoir une alèse en plastique dans le lit). « Après une grosse liposuccion, il faut aider le patient avec un massage kiné spécifique, pour éviter la formation d’un sérome, une bosse causée par l’accumulation de liquide sous la peau. Le suivi est plus important que dans la technique classique. Je revois systématiquement le patient à 8 jours, puis à 1 mois » explique Jean-Marie Faivre. Mais satisfaction, tout de même : le port de la graine compressive, au sortir du bloc, n’est plus obligatoire. «La compression risquerait de causer des marques du fait de l’aspiration qui est plus superficielle », précise le spécialiste.

La lipo couplée au BodyTite ou au Renuvion  

Ces machines n’aspirent pas la graisse comme le Vaser mais s’utilisent avant ou après une liposuccion pour retendre la peau, donner un résultat plus ciselé encore.

Leur cible : les travées fibreuses qui parcourent le tissu graisseux et servent de tuteurs à la peau. En les chauffant, les appareils provoquent une contraction du collagène qui les compose très intense, jusqu’à 100 fois supérieure à l’effet de «skin tightening » obtenu avec une radiofréquence externe. L’effet est immédiat, mais la stimulation des tissus se poursuit au cours des mois suivants, avec un résultat qui est stable à six mois.

Le BodyTite par exemple est un appareil israëlien qui utilise une puissante radiofréquence interne. La peau est pincée entre deux bras. L’énergie circule entre ces deux pôles. Après avoir réalisé son anesthésie, le chirurgien introduit le BodyTite sous la peau et progresse mouvements très lents, en éventail, sous  la peau.

« Le système est sécurisant car une sonde thermique contrôle en permanence la température à l’intérieur des tissus et à la surface de la peau et un système de « cut off » coupe la délivrance de l’énergie dès que le chirurgien repasse à un endroit déjà traité » rassure Julien Tessier du Laboratoire InMode. Le Dr Fanny Ballieux, chirurgien plasticien, appelle cette machine sa « roue de secours ». « Elle me permet de sauver pas mal de situations. Je peux part exemple, traiter des peaux un peu plus relâchées que d’habitude que j’aurais habituellement récusées pour une lipo ou des imperfections de liposuccions antérieures, comme des vagues. Cerise sur le gâteau : l’appareil est couplé à une radiofréquence fractionnée à micro-aiguilles, le Morpheus 8, qui permet de travailler la surface de la peau dans la foulée, si besoin. Pour améliorer des vergetures, par exemple » détaille la spécialiste. Comme après le Vaser, on « fuit » après l’opération pendant 2 à 3 jours et un massage kiné est nécessaire après toute grosse liposuccion pour évacuer le liquide.

Le Renuvion (ou J-Plasma) est une technologie américaine concurrente. Elle associe radiofréquence et gaz hélium pour un double effet thermique. Les tissus sous-cutanés sont chauffés à 85 ° C extrêmement rapidement (0, 04 seconde) tout en dispersant l’hélium qui est un excellent conducteur des ondes-électro-magnétiques. Les suites : des zones opérées plus gonflées que dans la liposuccion traditionnelle aussi, du fait de l’accumulation de gaz sous la peau (mais ce n’est pas comme après une cœlioscopie non plus !). « On fait plusieurs points d’entrée pour lui permettre de s’échapper. Mais un massage reste malgré tout nécessaire pour l’évacuer » explique le Dr Benadiba. Une opération comment dire… un peu sonore … L’hélium s’échappe avec un joli bruit de pets !  La première semaine après l’intervention, on peut avoir une sensation de peau qui crépite au toucher, comme si on marchait sur de la neige (des restes de gaz…). Ensuite, ça se tasse.

Toutes ces nouvelles techniques de liposuccion assistée réclament environ 1 heure de travail supplémentaire par rapport à une lipo traditionnelle et engendrent un surcoût de 20 à 30 % environ. Après, savoir si l’effet « skin tightening » perdure au fil des années, mystère et boule de gomme. Pour l’instant, le recul sur ces technologies est encore trop insuffisant pour l’assurer. Il faudra peut-être prévoir des retouches après quelques mois/années. On ne sait pas trop.

LA LIPOSUCCION HD (HIGH DEFINITION)

On entend beaucoup parler de cette technique depuis quelques années qui consiste, en insistant davantage sur l’aspiration de certaines zones du corps, à « sculpter » littéralement la silhouette. Par exemple, on peut creuser la taille pour donner au bas du corps un look « Kardashian » en bouteille d’Orangina ou souligner les contours naturels des obliques pour un ventre à l’aspect plus sportif, etc.

On peut même aller jusqu’à créer des reliefs qui n’existaient pas du tout avant la lipo, en aspirant la graisse à certains endroits et en la réinjectant à d’autres. C’est la technique de l’« abdominal etching » qui recrée la tablette de choc’plat des sportifs.

La méthode ne fait cependant pas l’unanimité chez les spécialistes. « Primo, parce que le résultat fait souvent très « fake ». Deuzio, parce qu’en affinant la peau par endroits et en la gonflant à d’autres, on la fragilise beaucoup. Tout cela risque de ne pas très bien vieillir au fil des années. Moi, je suis plutôt partisan de laisser une  épaisseur de graisse pour toujours conserver un bel aspect cutané » indique le Dr Benadiba, chirurgien plasticien. Par ailleurs, mieux vaut ne pas prendre de poids car la graisse réinjectée pour créer le « six pack » grossit aussi avec vous !

Bref, une silhouette aux reliefs musculaires un peu soulignés, c’est bien, mais recomposés de toutes pièces, on ne vous y encourage pas vraiment !

Les machines de skin tightening dont j’ai parlé plus haut  participent aussi à donner un  aspect « haute  définition » à la silhouette.

 

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