Imperfections

 

  • VOUS AVEZ LE TEINT TERNE, BROUILLE + UNE PEAU GRASSE + DES PORES DILATES + DES POINTS NOIRS ? 
  • VOUS AVEZ DES BOUTONS + DES MICROKYSTES + DES POINTS NOIRS ?

Déroulez le texte ci-dessous et vous saurez tout !

VOUS AVEZ LE TEINT TERNE, BROUILLE + UNE PEAU GRASSE + DES PORES DILATES + DES POINTS NOIRS

Je fais quoi ?

Un peeling superficiel à l’acide glycolique, qui provoque une exfoliation douce de la peau.

Y a t-il des contre-indications ?

Un herpès facial en poussée car il peut se diffuser à tout le visage après le peeling.

Avant l’intervention

RAS.

Comment ça se passe ?

La peau est dégraissée à l’alcool, puis le médecin applique un gel à base d’acide glycolique à la compresse sur tout le visage. Ça picote un peu, rien de bien méchant. La séance dure une vingtaine de minutes. On ressort du cabinet la peau à peine rosée.

Et après ?

La peau ne pèle pas. A la 3 ème ou 4 ème séance, le teint devient plus clair, la peau est plus douce, les pores sont resserrés, les irrégularités de pigmentation et les ridules légèrement estompées. Le soir, entre chaque séance, on doit poursuivre le traitement avec une crème à l’acide glycolique. Le jour, se protéger du soleil avec un écran solaire d’indice élevé, surtout si on a la peau mate. Il faut prévoir 6 séances en tout, espacées de 15 jours. C’est là que le bas blesse. Car au final, c’est un traitement long qui procure un résultat somme toute modeste. Oui, la peau est mieux qu’avant, mais rien de spectaculaire non plus ! A vrai dire, les pros du peeling l’ont abandonné depuis longtemps, ce traitement. Un peu « has been ».

Quels sont les risques ?

Ben mine de rien, il y en a ! Car ce peeling a un défaut : il ne pénètre pas de façon homogène dans la peau. Du coup, le résultat peut manquer de régularité. Et il peut même, entre des mains peu entraînées, se faufiler très profondément et causer d’importantes brûlures. Et comme avec tous les traitements abrasifs, il y a risque d’hyper pigmentation post-inflammatoire chez les peaux mates. Il faudra alors appliquer une préparation à base d’hydroquinone et d’hydrocortisone pour mettre les mélanocytes au repos. Par ailleurs, il ne faut pas faire de traitement au peroxyde de benzoyle avant un peeling à l’acide glycolique car il y a un risque d’épidermolyse (destruction de l’épiderme) grave.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un médecin esthétique.

C’est cher ?

De 80 € à 150 € la séance.

 

DES BOUTONS + DES POINTS NOIRS + DES MICROKYSTES

C’est de l’acné ! Mais c’est une maladie qui se soigne aujourd’hui très bien, quelque soit son stade et l’âge de la prise en charge.

Je fais quoi ?

Je vais consulter un dermatologue qui va me prescrire des médicaments adaptés. Mais dans la majorité des cas, cela ne suffit pas. « Il faut absolument pour que ces médicaments soient efficaces, les associer à de la « technique », à savoir des nettoyages de peau dermatologiques » explique le Dr Naima Midoun. Ce qui, hélas, n’est pas toujours proposé …

Comment ça se passe ?

A l’aide d’un instrument tranchant, le dermatologue perce tout ce qu’il voit dans sa loupe (comédons, microkystes, gros boutons rouges) pour permettre au sébum de s’écouler. Ça pique un peu, ce n’est pas très agréable. Mais après le deuxième ou troisième nettoyage, on s’habitue. Oui, parce qu’il faut le préciser : il faudra les programmer régulièrement, ces nettoyages. Jusqu’à ce que les médicaments commencent à agir. C’est à dire à ralentir la croissance bactérienne.

En prime, le médecin prescrit une crème à base de rétinoïdes ou vitamine A acide (Adapalène, par exemple) en association avec des médicaments anti-inflammatoires. Un soir sur deux, on alterne les rétinoïdes et le gel à base peroxyde de benzoyle (attention ça décolore les vêtements !), puis on superpose une crème hydratante pour éviter les irritations. Au bout de 3 mois de ce traitement, si l’acné s’aggrave encore, on associe au traitement local des antibiotiques par voie orale (cyclines), à prendre sur une durée de 3 à 6 mois. Et si malgré cela encore, le résultat tarde à venir, on passe au traitement suprême, l’isotrétinoïne par voie orale (Roaccutane), prescrit sur une durée de 6 mois minimum. Mais il faut être prévenue. Le traitement est inconciliable avec une grossesse, donc soit vous le décalez. Soit vous faites votre bébé après ! Par ailleurs, c’est un traitement contraignant (il faut par exemple faire des prises de sang tous les mois pour doser les lipides qui peuvent augmenter sous l’effet du médicament). Les dermatologues ne le prescrivent qu’à ceux aptes à le gérer. En général, après cela, la guérison est pratiquement assurée. Mais un suivi du dermato durant toute l’année qui suit la cure, et un traitement d’entretien (rétinoïdes et péroxyde de benzoyle, zinc), sont nécessaires pour prévenir les récidives.

Les médecins ne prescrivent plus de contraceptif spécifique dans le traitement contre l’acné (sauf si vous êtes sous isotrétinoïne car le médicament a un effet tératogène : il augmente le risque de malformation du fœtus). En revanche, si vous prenez déjà la pilule, il peut l’adapter à votre problème d’acné, en vous prescrivant par exemple de l’acétate de cyprotérone (Diane 35). A voir en fonction de chacune.

Quels sont les éventuels effets secondaires de ces médicaments ?

  •  Les rétinoïdes et le peroxyde de benzoyle sont irritants et desséchants, on l’a vu. Mais ils sont aussi photosensibilisants (le dermatologue proposera des alternative pour les départs au soleil). Par ailleurs, le peroxyde de benzoyle décolore le linge et les cheveux ! Et les rétinoïdes sont contre-indiqués chez la femme enceinte.
  •  Les cyclines sont photosensibilisants, ils peuvent entraîner des troubles digestifs, des mycoses, des vertiges, des ulcères de l’œsophage. Et sont contre-indiqués chez la femme enceinte.
  •  L’isotrétinoïne par voie orale est tératogène. Elle entraîne un déssèchement de la peau et des muqueuses, peut causer des douleurs articulaires, musculaires. Elle est interdite pendant la grossesse, à toutes les femmes sans contraception, aux personnes présentant des troubles des lipides, une insuffisance rénale, une allergie au soja.