9 mars 2026
Voici une innovation dont vous allez certainement beaucoup entendre parler : une nouvelle technologie laser ultra premium capable d’embellir et de rajeunir la peau de manière ultra efficace, tout en limitant au maximum les risques et les suites. Découverte.
C’est quoi le « coring » ?
« Coring » en anglais signifie « carottage ». L’objectif de cette technologie de rajeunissement cutané est de supprimer des micro-carottes de peau, séparées par des zones de tissu sain, à partir desquelles la peau va se régénérer.
Actuellement ce coring peut être réalisé par différentes méthodes. Il peut s’agir d’un procédé mécanique utilisant des aiguilles qui extraient réellement des micro-carottes de peau, à la manière d’un « punch » dermatologique. C’est la technologie Ellacor, mais qui n’est pas encore disponible en France (et on ne sait pas si elle le sera un jour).
Et puis, il y a les procédés qui détruisent les cellules sur toute la hauteur de la carotte, grâce à la chaleur. C’est celui d’une technologie aujourd’hui largement répandue en esthétique médicale : le laser fractionné.
C’est aussi celui de la radiofréquence microneedling (le fameux Morpheus 8) qui, elle, combine chaleur + aiguilles.
Bref, si ce n’est le nom, on connaît déjà bien ce principe de carottage. Sauf que le nouveau « coring » dont je vais vous parler maintenant est très différent, au point qu’il fait littéralement frétiller d’excitation les médecins.
UltraClear : le laser fractionné « next-gen »
Alors, le petit nom de cette merveille, qui a reçu son agrément FDA en 2021, c’est UltraClear, de la société américaine Acclaro. Habituellement, je n’aime pas trop faire la pub de machines, car dans la réussite d’un traitement esthétique, c’est la main du médecin qui compte surtout, plus que son équipement. Néanmoins, ce laser fractionné ablatif intègre plusieurs raffinements technologiques qui méritent vraiment que l’on se penche dessus.
Pour commencer, c’est un laser « froid ». Ce caractère lui vient de sa longueur d’ondes spécifique (2910 nm) et des impulsions ultra-rapides qu’il délivre, limitant le chauffage des tissus avoisinants à une température de 50°/60°C, une plage de température considérée sans risque, y compris pour les peaux les plus foncées.
Autre point fort : l’extrême ingéniosité de son système de carottage.
Habituellement, tous les lasers fractionnés réalisent un carottage continu, c’est à dire que la chaleur diffuse uniformément sur toute la hauteur de la « carotte », ce qui favorise la propagation thermique aux tissus environnants et peut exposer à des brûlures, cicatrices ou des hyperpigmentations.
« Le procédé mis en place pour UltraClear fonctionne comme une spirale, c’est à dire qu’au lieu de pénétrer la peau de manière continue, homogène, sur toute la hauteur du carottage, il laisse des espaces de peau saine entre les impacts. Ces zones préservées, combinées à la longueur d’ondes froide, rendent le traitement beaucoup plus sécurisant que les autres lasers, moins douloureux, et il assure aussi des suites plus confortables aux patients. Enfin, comme ce « carottage » est très précis et non traumatique pour les tissus, les impacts peuvent être rapprochés de façon plus serrée.La surface traitée est ainsi bien plus large qu’avec un laser fractionné classique, et l’effet de rétraction cutanée plus marqué » explique le Dr Nelly Gauthier, médecin esthétique.

Courtesy of Paul Friedman, MD
Le laser coring, des résultats bluffants sur les relâchements cutanés légers
Vous avez des petites bajoues ou un vilain petit pli sous le cou ? Cette technologie ne remplace évidemment pas un lifting, mais peut vraiment améliorer votre affaire, et vous redessiner la jawline au cordeau dont vous rêvez puisqu’elle supprime littéralement un petit excédent de peau.
Le Dr Thomas Nakatsui, un dermatologue canadien qui dispose déjà de plusieurs mois de recul sur cette technique, l’utilise également pour lisser les rides très marquées du contour des yeux et de la bouche, ou encore atténuer des cicatrices d’acné, avec d’excellents résultats. Côté suites, attendez-vous à de fines croûtes dès le lendemain, qui s’éliminent en une semaine, parfois un peu plus après un traitement du cou. Autant dire pas grand chose … « Jusqu’ici le gold standard restait le laser C02 qui abrase uniformément la peau, avec des suites plutôt lourdes. Les patients n’en veulent plus. Le laser fractionné, plus doux, peut manquer d’efficacité. Depuis un moment, je n’avais donc plus de solution à la fois puissante et confortable à proposer. Le laser coring réunit les deux, tout en étant compatible avec toutes les peaux : un vrai progrès », souligne le Dr Nakatsui. Une réserve cependant, comme le rappelle le Dr Robin Mookherjee, chirurgien : « Pour les peaux foncées ou asiatiques, plus sujettes aux cicatrices en relief notamment, mieux vaut tout de même procéder à un petit test avant le traitement, car même sans gros effet thermique, aucune n’est totalement à l’abri ».
La technologie s’applique aux zones fripées du bras, de l’abdomen, …. , où la cicatrisation est simplement plus lente.
Le traitement se fait en une séance, mais si les résultats sont insuffisants, une seconde peut être envisagée après 3 à 4 mois, le temps que le collagène se remodèle. Les suites ? Le visage est très rouge et gonflé pendant 48 h, puis prend une teinte brunâtre pendant 4 à 5 jours. Passé ce délai, on peut se maquiller normalement.
Une technologie efficace aussi sur les fines rides, les taches, le teint terne
L’autre gros atout de ce nouveau laser, c’est qu’il est aussi très polyvalent. Il agit sur toutes les couches de la peau, du derme profond (4 mm) à la couche cornée. « Il n’est pas impossible qu’à terme, il remplace certaines de mes machines » anticipe déjà le Dr Jean-Michel Mazer, dermatologue, enthousiasmé par les retours positifs des meilleurs spécialistes américains. Différents modes sont proposés, chacun avec une profondeur et une taille de spot adaptées.
On vient de voir le mode le plus profond, le « coring » qui traite les relâchements légers, les rides profondes et les cicatrices.
Le mode « Clear » vaporise les cellules de la couche cornée pour unifier le teint, apporter du glow ; le mode Clear + qui agit sur l’épiderme pour estomper les taches et les fines rides ; le mode Ultra qui stimule la production collagène dans le derme des peaux dévitalisées, etc. En général, une séance suffit mais en effectuer deux par an permet de maintenir des résultats optimaux.
« Bien sûr, il existe d’autres technologies capables de réaliser ces traitements. Néanmoins, ici, les soins se distinguent par leur rapidité, leur confort, leur faible niveau de risque et des suites plus simples … De vrais atouts !» souligne le Dr Mazer.
Dans ces traitements plus superficiels, il n’y a pas véritablement de « carottage »: les impacts sont peu profonds. L’intervention se fait sans anesthésie, ou avec une simple crème pour les plus douillettes (la base du cou est tout de même assez sensible) : la sensation évoque une légère piqûre d’aiguille. La séance dure tout au plus 10 à 15 min. Ensuite, la peau chauffe pendant 1 à 2 heures, reste rouge une journée ou deux, puis peluche comme après un peeling doux.
Prix d’une séance d’UltraClear : compliqué de répondre car cela dépend vraiment du travail que l’on fait sur vous. Pour un résultat « jeunesse » optimal, le médecin mixe généralement différents modes. Seul un devis vous donnera une réponse vraiment précise. Néanmoins, UltraClear est l’appareil le plus perfectionné du marché, donc ça se paie ! Les prix devraient démarrer autour de 700 €.
LIRE AUSSI !
Laser chez le dermatologue : des tips pour alléger la facture
Un « laser facial » pour rénover votre peau ?
L’induction collagénique par laser pour une peau plus ferme
Rajeunir avec le laser, oui mais lequel ?




Les experts
Drs N.Gauthier, T.Nakatsui, R.Mookherjee, JM.Mazer




Laisser un commentaire