Cernes

ILS SONT VASCULAIRES (ROUGE-VIOLACE)

Il n’existe pas de technique de référence pour traiter les cernes vasculaires. Reportez-vous à l’article du blog, en cliquant ici pour connaître les meilleures solutions des médecins pour les cernes rouges .

ILS SONT PIGMENTES (MARRON)

Idem que pour les cernes rouges. Cliquez ici sur connaître les solutions des médecins sur les cernes marrons.

ILS SONT CREUX (NOIRS)

Ces cernes peuvent être constitutionnels. Sinon, la plupart du temps, ils apparaissent avec l’âge (certaines morphologies vieillissent en se creusant) ou après une perte de poids massive. On parle alors de « squelettisation de la région orbitaire ». Autrement dit, c’est tout le tissu graisseux autour des yeux qui a fondu, laissant apparaître le relief osseux. A noter que dans 50 % des cas, les cernes creux peuvent être accentués par la présence d’une vallée des larmes (cette ombre qui part du coin de l’œil et descend le long de la joue). Le médecin profitera certainement de l’intervention sur les cernes pour la corriger aussi (voir fiche technique plus bas dans le texte). Des cernes creux peuvent aussi s’accompagner de poches graisseuses. Pour un résultat optimal, il faudra donc traiter aussi les poches dans le même temps opératoire (cliquez ici pour avoir la fiche intervention de la blépharoplastie inférieure).

Je fais quoi ?

Option 1.

Le geste médical pour traiter les cernes creux mais temporaire.

Il consiste en une injection d’acide hyaluronique dans le creux des cernes. Bien exécutée, cette intervention donne un résultat extraordinaire. Mais attention, l’injection des cernes est un geste délicat, à ne confier qu’à des médecins rôdés à la technique car les risques de complications dans cette zone sont réels.

Y a t-il des contre-indications ?

La présence de poches malaires (poches situées en haut des joues). Cela entraîne une réaction locale au niveau des lymphatiques risquant d’aggraver encore davantage ces dernières.

Avant l’intervention

Le médecin prescrit des granules d’arnica 9 CH, 5 jours avant la séance, en prévention des bleus.

Comment ça se passe ?

Après avoir désinfecté la paupière, le médecin injecte quelques larmes d’acide hyaluronique, profondément au contact de l’os. Pas besoin d’anesthésie au préalable, le produit contient déjà un anesthésiant. En revanche, il est capital dans cette zone, où la peau est très fine, d’utiliser un produit très fluide et faiblement hygroscopique (qui fixe peu l’eau) car l’acide hyaluronique peut alors provoquer un gonflement inattendu des paupières. Le produit qui semble faire l’unanimité chez les médecins actuellement est Redensity II du laboratoire Teoxane. La séance d’injection se termine par l’application d’une poche de glace pour éviter tout gonflement. Elle dure environ 30 minutes. « A noter que certains praticiens préfèrent, pour faire disparaître le cerne, redonner du volume à la pommette. C’est une autre façon de se faire, mais qui donne un résultat bien moins naturel à mon avis », indique le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien.

Et après ?

Un œdème est possible ainsi que des rougeurs au point d’impact et des bleus pendant 72 heures. Le résultat dure au minimum un an. Le plus souvent deux.

Quels sont les risques éventuels ?

  • Un gonflement inattendu assorti d’une coloration bleutée des paupières (on parle alors d’effet Tyndall. C’est l’eau captée par l’acide hyaluronique qui se voit en transparence). Ceci survient généralement dans les semaines qui suivent l’injection. Cependant le problème est aujourd’hui largement diminué grâce à l’utilisation d’acides hyaluroniques peu hygroscopiques (type Redensity II de Teoxane). En plus, pas de panique, le médecin dispose d’un antidote pour supprimer ce gonflement. Mais si vous avez rencontré ce problème une fois, il est préférable d’éviter les injections d’acide hyaluronique dans le cerne à l’avenir.
  • Une perte définitive de la vision suite à une embolie artérielle. Le produit de comblement pénètre dans l’artère centrale de la rétine et la bouche. Toutefois cette complication, souvent liée à une erreur de manipulation, est rarissime (de l’ordre de 1 cas sur 1 million).

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue un chirurgien plasticien ou un ophtalmologue formé à la technique d’injection des cernes.

C’est cher ?

Autour de 500 €

Injection du cerne creuxinjection du cerne creux

Option 2.

Le geste chirurgical pour traiter les cernes creux mais définitif.

Il consiste en une injection de graisse, prélevée sur votre propre corps. Cette option est proposée à ceux qui réagissent mal à une injection d’acide hyaluronique, avec une paupière gonflée et bleutée (voir paragraphe « Option 1 » plus haut) ou ceux qui souhaitent un résultat permanent. Ou encore, troisième solution, ceux qui vont prochainement passer au bloc pour une chirurgie des paupières, une lifting ou une lipo. Dans ce cas, autant en profiter pour injecter aussi de la graisse dans les paupières.

Y a t-il des contre-indications ?

La présence de poches malaires (des poches situées en haut des joues liées stase lymphatique). L’injection de graisse risquerait de les aggraver  davantage.

Avant l’intervention

Il faudra :

  • Faire une prise de sang pour vérifier la coagulation sanguine.
  • Stopper tout médicament contenant de l’aspirine au cours des 3 semaines précédent l’intervention.
  • Cesser de fumer, au moins 15 jours avant et après l’opération. Consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant
  • Prendre des granules d’Arnica 9 CH 5 jours avant l’intervention en prévention des bleus.

Comment ça se passe ?

L’intervention se pratique sous neuroleptanalgésie, en clinique. Vous rentrez le matin et sortez en début d’après-midi. La graisse est prélevée de préférence dans les genoux (là où elle est la plus fine), sinon dans une autre région donneuse selon la morphologie du patient. Puis, elle est centrifugée et réinjectée dans les cernes, profondément au contact de l’os, à l’aide d’une fine canule. Quelques gouttelettes suffisent. Mais il faut toutefois sur-corriger légèrement la zone car la moitié de la graisse injectée va se résorber au cours des semaines suivantes. Un Stéri-Strip (fin pansement en support microporeux) est appliqué sur les deux points d’entrée de la canule. Il n’y pas de fils. Un autre pansement souple, en forme de croissant, est ensuite déposé le long du cerne pour maintenir la paupière et éviter la formation d’un œdème (gonflement) trop important. On doit le conserver pendant 5 jours. Il est toutefois possible de se nettoyer le visage sans le décoller.

Et après ?

Des bleus se forment et descendent sur les joues et les paupières sont gonflées. On n’est pas très visible avant 8/10 jours. Ensuite, un œdème résiduel persiste pendant 1 mois. Le résultat final s’apprécie à 3 mois. Il est alors définitif.

Quels sont les risques éventuels ?

  • Un résultat asymétrique. Il reste en effet difficile avec cette technique de garantir un résultat équivalent sur les deux paupières, la graisse ne prenant pas toujours de façon homogène. Si l’une des deux s’avère moins corrigée que l’autre, le médecin proposera alors de rectifier le tir avec une injection d’acide hyaluronique. Cela évitera de réopérer.
  • Une réaction localisée autour de la graisse injectée qui forme des irrégularités, des petites boules. Si ces dernières sont trop visibles, il faut alors réopérer, en passant par l’intérieur de la paupière, pour les retirer.
  • En cas de prise de poids excessive (> 10 kilos), la graisse injectée peut également prendre du volume et former des poches.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien, un chirurgien de la face et du cou, un ophtalmologue.

C’est cher ?

 Autour de 3000 €

 

UNE VALLEE DES LARMES TRES CREUSE

C’est cette ombre qui part du coin interne de l’œil et descend de façon oblique sur la joue. Le trajet des larmes quand on pleure … Elle apparaît avec l’âge lorsque les pommettes se « squelettisent », perdent leur habillage graisseux, et donne un air triste et fatigué au visage.

Je fais quoi ?

 Une injection d’acide hyaluronique.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immunes
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injectons anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  • En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Le visage est démaquillé par le médecin.
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.

Comment ça se passe ?

 Le médecin injecte un acide hyaluronique très dense dans la zone de creux. Le résultat est immédiat.

Et après ?

Un œdème et des petites ecchymoses (bleus) possibles pendant 5 jours. Le résultat persiste environ 18 mois.

Quels sont les risques ?

 Une trace bleutée assortie d’un gonflement, qui s’éternisent. « Ceci s’appelle un effet Tyndall. C’est le reflet de l’eau captée par l‘acide hyaluronique qui donne cet effet bleuté. Il ne s’agit pas d’un bleu », explique le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien. Mais ceci est exceptionnel. Par ailleurs, les médecins ont un antidote pour régler le problème.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien.

C’est cher ? 

400 € à 500 €