Nez trop large ou de travers

Le nez trop large peut être héréditaire ou résulter d’un traumatisme. Le nez de travers, lui, peut provenir d’un de travers ou être le résultat d’un choc reçu dans l’enfance et qui se révèle à la puberté.

Je fais quoi ?

La solution soft mais temporaire : une injection d’acide hyaluronique

Un nez légèrement de travers peut se rattraper avec une injection d’acide hyaluronique. En revanche, s’il est trop large, là, pas d’autre alternative que la chirurgie.

Y a t-il des contre-indications ?

Non, si ce ne sont les contre-indications habituelles de l’injection d’acide hyaluronique.

Avant l’intervention

Le médecin applique une crème anesthésiante 30 minutes avant l’injection.

Comment se passe l’intervention ?

Le médecin injecte le produit de comblement à l’aiguille ou à la canule selon ses habitudes dans la partie concave du nez.

Et après ?

Le plus souvent, il n’y a pas d’ecchymoses. Un léger œdème peut survenir mais c’est rare. Le résultat est immédiat et tient souvent plus de 2 ans. Le port de lunettes de vue trop lourdes est déconseillé pendant 8 jours, mais des lunettes légères avec un appui latéral ne posent pas de problème.

Quels sont les risques éventuels ?

  • Une infection, comme avec tout produit injecté.
  • Un embol artériel avec l’acide hyaluronique, mais c’est très rare. Il faut savoir que le nez est très vascularisé. Il y a donc un risque, lorsqu’on utilise un produit trop fluide, que ce dernier diffuse au-delà du point d’injection, pénètre une artère et bouche celle-ci.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien, un chirurgien ORL, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

Entre 100 et 500 € selon la quantité de produit injecté.

 

La solution hard mais définitive pour les nez large et de travers : une chirurgie ou « rhino-septo-plastie »

Elle va déplacer les parois du nez qui sont trop écartées ou de travers.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Celles de toute anesthésie générale ou une mauvaise coagulation sanguine.
  • Un herpès naso-labial. Dans ce cas, il faut reporter l’intervention.

Avant l’intervention

– Le médecin réalise une étude photographique de votre nez sur ordinateur.Vous repartez avec un joli avant/après.

– Un bilan sanguin vous est prescrit

– Vous devez stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 2 semaines précédent l’intervention.

– Consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.

Comment se passe l’intervention ?

A l’aide de ciseaux spéciaux, le chirurgien coupe les parois du nez, à leur base. Puis les rapproche (ou les redresse et les réaligne, dans le cas du nez de travers). Ça a l’air terrible raconté comme ça, mais sous anesthésie générale, on est complètement endormi, on ne se rend compte de rien ! Le truc, c’est que lorsqu’on rectifie la largeur d’un nez, il faut aussi très souvent affiner la pointe, autrement le nez paraîtra complètement déséquilibré. Le deuxième geste opératoire consiste donc à supprimer des cartilages sur la pointe, puis à les remodeler.

En revanche, dans le cas d’un nez de travers, il n’est pas forcément utile de retoucher la pointe.

En fin d’intervention, des éponges sont insérées dans le nez afin de « mouler » la muqueuse, pour permettre une bonne cicatrisation. En prime, à l’extérieur, un plâtre ou une attelle, maintient la nouvelle forme du nez bien en place. Et des pansements adhésifs fixent la pointe. L’intervention dureenviron 1 h 30 si une chirurgie de la pointe est pratiquée.

Et après ?

Les suites sont les mêmes que pour le nez bossu. On se réveille sans douleur, parce qu’en plus de l’anesthésie générale, le médecin a réalisé une anesthésie locale étendue du nez. Mais après 2 à 3 heures, les sensations reviennent, et ça peut commencer à faire mal. Des douleurs de contusion, rien de plus. On peut avoir un peu mal à la tête aussi. Après la première nuit, les éponges à l’intérieur du nez sont retirées, mais ça ne fait pas mal du tout. On doit se nettoyer les fosses nasales avec un spray d’eau de mer pour accélérer la cicatrisation pendant 15 jours. En revanche, on a une tête épouvantable, comme si on s’était fait bastonné au coin de la rue : deux gros cocards sur les yeux, du sang dans le blanc de l’œil, et des paupières toutes gonflées. Parfois même, un œil peut être complètement fermé. Pas de panique, en un ou deux jours, tout rentre dans l’ordre. Ensuite, les bleus descendent sur les joues. Le plâtre est retiré au 8 ème jour, en même temps que les pansements adhésifs qui maintiennent la pointe. Mais le nez est encore un peu gonflé le résultat est loin d’être optimal. Parfois même les parois du nez sont encore mobiles (oui, le nez bouge !!), ce qui peut obliger le chirurgien à remettre le plâtre pendant encore 3 jours. Au 12 ème jour, avec un bon maquillage, on sort ni vu ni connu. Mais pour une disparition complète des bleus, il faut patienter 3 semaines. Les sports violents sont interdits pendant 1 mois, et si on a un bébé à la maison, on ne doit pas le serrer contre soi le tenir à bout de bras. « Pendant quelques semaines, on perd la position de son nez dans l’espace, on peut se prendre facilement des coups », met en garde le Dr Emmanuel Claoué, Chirurgien plasticien. Par la suite, il y aura trois rendez-vous de contrôle avec le médecin, à 3 mois, à 6 mois, et à 1 an. Pourquoi autant ? « Pour surveiller la cicatrisation de la pointe, qui est toujours un peu plus lente car la peau est plus épaisse », indique notre spécialiste. Le résultat définitif de l’intervention s’obtient entre 12 et 18 mois.

Quels sont les risques ?

  • Un saignement provoqué par une mauvaise coagulation.
  • Un retard de cicatrisation de la pointe qui peut nécessiter l’injection de corticoïdes pour faire disparaître un épaississement cicatriciel.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien rompu à la rhinoplastie (tous ne le sont pas !), un chirurgien maxillo-facial, un chirurgien ORL.

C’est cher ?

4500 à 5000 €. Il peut y avoir une prise en charge partielle par la sécurité sociale, après entente préalable, dans le cas d’une obstruction respiratoire associée. Mais le plus souvent, l’assurance maladie refuse l’entente préalable pour de l’esthétique.