Ventre

  • IL EST GRAS ? 
  • IL EST RELÂCHÉ ?

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Il EST GRAS

Très souvent, chez la femme, la graisse est localisée dans la partie basse du ventre, sous le nombril. Les hanches et la taille aussi sont touchées, effaçant complètement les courbes du corps. Chez l’homme, la graisse est plus diffuse. Elle s’étend sur tout l’abdomen, et les flancs aussi souvent. Ce sont les fameuses « poignées d’amour ». Cette couche est relativement facile à déloger car elle est située juste sous la peau.

En revanche, lorsqu’on est en présence d’une très grosse bedaine (un tour de taille supérieur à 88 cm chez la femme et 100 cm chez l’homme), il ne s’agit pas d’une graisse sous-cutanée mais d’une graisse, beaucoup plus profonde, qui a proliféré à l’intérieur de la cavité abdominale, autour des viscères. Elle est souvent associée à une distension de la sangle abdominale.

Une intervention esthétique ne pourra malheureusement pas déloger cette graisse très profonde. Pour cela, il faudra consulter un nutritionniste, qui prescrira un régime et une activité sportive adaptée, pour faire fondre cet embonpoint, facteur de risques cardio-vasculaires.

La sangle abdominale relâchée, elle, peut être opérée. Mais c’est un geste chirurgical différent de celle qui consiste à retirer la graisse sous-cutanée.

Les deux interventions peuvent être combinées dans le même temps opératoire mais dans ce cas, l’intervention est lourde.

Je fais quoi ?

La solution médicale: Une cryolipolyse

C’est un refroidissement du tissu adipeux qui induit une « lipolyse » (destruction des graisses) sans abîmer les autres tissus (le seuil de destruction de la graisse étant plus précoce que celui des autres cellules : muscles, nerfs, etc.)

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Toute pathologie aigüe non guérie (infection) ou chronique non équilibrée (genre diabète).
  • Les troubles cutanés, type eczéma
  • Les troubles inflammatoires, de type post-phlébite.
  • Les maladies liées à l’action du froid (urticaire au froid, maladie de Raynaud sauf avis contraire de l’angéiologue, etc).
  • Les hernies ombilicale, inguinale.

Avant l’intervention

Le médecin procède à un examen clinique complet. Il étudie la structure graisseuse, l’état du réseau veineux et lymphatique et examine l’état de la peau (l’hydratation, le taux de sébum, l’élasticité). Certains spécialistes complètent avec des méthodes d’analyses des minéraux.

Comment ça se passe ?

Il n’y a pas besoin d’anesthésie. Un tissu-gel est appliqué pour protéger la peau et permettre une bonne conduction thermique. Puis un applicateur-ventouse adapté aux volumes et aux courbures de la zone à traiter est mis en place. Il est disposé sur les côtés droit et gauche du ventre ou au-dessus et en-dessous du nombril. Le bourrelet graisseux est aspiré, réfrigéré entre – 7° C et – 13°C selon les machines pendant 30 à 60 minutes. Pendant ce temps, on peut lire, regarder la télé, consulter ses mails, ou simplement se reposer. Le traitement en soi n’est pas douloureux. On ressent parfois la sensation de froid un peu cuisante mais très supportable. Interdit toutefois de vous lever pour aller aux toilettes. Le médecin serait obligé de reprendre entièrement la séance à zéro ! Ou alors de glisser un bassin sous vos fesses, ce qui serait totalement humiliant. Des capteurs intégrés dans l’appareil et reliés à la console de commande assurent une surveillance continue de la peau et le réglage du refroidissement tout au long de la procédure.

Et après ?

La cryolipolyse provoque une cristallisation (fragilisation de la membrane) des cellules graisseuses, entraînant immédiatement leur destruction. Les lipides libérés sont ensuite éliminés naturellement par le système lymphatique. Au retrait de l’applicateur, la zone est rouge, gonflée par l’aspiration (pendant 2 heures). Il faut la masser pendant quelques minutes pour la réchauffer (4 à 8 minutes) et faciliter l’élimination des lipides libérés. Autant prévenir, ce n’est pas le moment le plus agréable. C’est mieux lorsque le médecin de patiente une dizaine de minutes avant de se livrer à l’exercice. La zone est un peu moins congelée, donc l’acte un peu moins douloureux. Après cela, la séance est terminée. Mais on vous garde tout de même pendant une vingtaine de minutes pour prévenir un éventuel malaise vagal. A la suite de quoi, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Immédiatement après le traitement, on peut ressentir une douleur lancinante, qui dure de quelques jours à 3 semaines. Le médecin donne des antalgiques pour l’apaiser. En général, plus la couche de graisse est mince et plus c’est douloureux (avis aux perfectionnistes). La zone traitée est congestionnée (sensible et dure à la palpation) pendant 2 à 3 semaines. Une hypersensibilité, des picotements, un engourdissement, peuvent être ressentis entre la première et la huitième semaine. Parfois aussi, des boules à la palpation. Pas de panique, c’est une « panniculite » (inflammation de la couche graisseuse), signe que le tissu est en plein remaniement. Elles se résorberont d’elles-mêmes en 8 semaines. Une diminution partielle de la sensibilité cutanée est également possible, dans la région des flancs notamment. Elle peut durer de quelques semaines à 4 mois. Tant que la zone est rouge, il faut éviter de s’exposer au soleil en raison du risque d’hyperpigmentation. Les résultats sur la silhouette sont visibles entre 15 jours et 3 mois après le traitement. Une deuxième séance après 8 à 10 semaines est parfois nécessaire pour compléter les résultats. Toutefois, il faut savoir que dans la zone où la cryolipolyse a été réalisée, les adipocytes ne reviendront pas ! Une étude clinique réalisée par l’Américain Zeltiq, jusqu’à 5 ans après le traitement, l’a démontré.

Quels sont les risques ?

  • Des brûlures cutanées par le froid (phlyctènes), mais c’est rarissime.
  • Des pétéchies (points rouges, le stade avant l’ecchymose), peuvent survenir occasionnellement avec l’aspiration par le vide.
  • Une hyperplasie adipeuse paradoxale. Dans 0, 027 % des cas, la cryolipolyse peut entraîner une multiplication des cellules graisseuses avec augmentation du volume des zones traitées. Cet effet secondaire que l’on ne s’explique pas encore très bien, nécessite alors une liposuccion pour être corrigé. Il survient généralement entre 3 et 12 mois suivant le traitement.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien. Mais de plus en plus aussi, les médecins nutritionnistes sont équipés de ces machines. Veillez à ce que le praticien (et non son assistante) mette en place et retire l’applicateur (autrement, pourquoi avoir consulté un spécialiste ?). En revanche, il n’est pas tenu de rester à vos côtés pendant toute la durée de l’intervention.

Les esthéticiennes, et même les infirmières, ne sont pas qualifiées, selon nous, pour réaliser une cryolipolyse qui a ses contre-indications et  ses risques.

C’est cher ?

A partir de 500 € pour 1 zone (par ex, le ventre, la culotte de cheval ou les hanches), 900 € pour 2 zones, 1200 € pour 3 zones. Si la même zone est retraitée 3 mois plus tard, en général, le médecin applique un demi-tarif (250 €)

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La solution chirurgicale: Une liposuccion (ou lipoaspiration ou liposculpture)

C’est solution est indiquée si le ventre bedonnant provient bien d’un excès de graisse sous la peau, et non d’une graisse plus profonde, autour des viscères, ou d’un relâchement de la sangle abdominal. Pour apprécier l’épaisseur de graisse qu’il convient d’aspirer, le chirurgien demande de serrer les abdos. Le pli qu’il arrive alors à pincer entre ses doigts correspond au surplus graisseux.

 Y a t-il des contre-indications ?

Une mauvaise qualité de peau. Les fossettes, fripures et autres vergetures etc., ne présument pas d’un excellent résultat.

Avant l’intervention

Vous devez :

  • faire un bilan sanguin, éventuellement complété d’un examen chez le cardiologue pour vérifier qu’il n’existe pas de trouble du rythme cardiaque ou d’hypertension, ce qu’il est préférable de traiter avant de subir une anesthésie générale.
  • stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention.
  • cesser de fumer, à minima 15 jours avant et après l’intervention. Le tabagisme aggrave le risque de complications post-opératoires.
  • consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • ne rien manger ni boire 6 heures avant l’intervention.

Comment ça se passe ?

La liposuccion du ventre se pratique le plus souvent sous anesthésie générale. Les canules sont insérées au-dessus pubis et du nombril. S’il faut traiter les hanches dans le même temps, deux incisions sont ajoutées au niveau de l’aine. Pour les hommes, c’est dans le nombril, l’aine et le bas du dos que ça se passe. Les mouvements de va-et-vient de la canule permettent de désolidariser les lobules graisseux, qui sont ensuite aspirés. Les incisions sont suturées avec des fils résorbables. Le médecin place ensuite un épais pansement par-dessus, puis vous enfile une gaine compressive. L’opération dure 2 heures et ne nécessite pas d’hospitalisation.

Et après ?

La zone opérée est sensible. On ressent de grosses courbatures, comme après une séance de sport intensif, qui sont soulagées par des antalgiques. Un peu de repos n’est pas de trop ! Le ventre est gonflé jusqu’au huitième jour, et la peau couverte de bleus pendant 15 jours. Pour s’habiller, ce n’est pas le top. Avec la gaine, on ne porter qu’un pantalon très large, à taille élastique, genre sarouel. On est d’attaque pour reprendre le travail après 5 jours (si on ne travaille pas debout). Puis, le ventre désenfle au fil des jours. On peut reprendre l’activité sportive après 1 mois. Après 3 mois, l’œdème s’est résorbé. On peut se faire une bonne idée du résultat !

Quels sont les risques ?

 Une cicatrisation qui peut laisser quelques creux ou des petites asymétries, surtout si la peau est lâche.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

 C’est cher ?

Entre 3000 et 5000 €.

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IL EST RELACHE

 Avec l’âge, les grossesses, le manque d’exercice, la peau se distend, et souvent la sangle abdominale aussi.

Je fais quoi ? 

Une intervention chirurgicale appelée « plastie abdominale » .

Elle retend la peau et si besoin, resserre la sangle abdominale.

 

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les personnes avec un surpoids trop important. Cela augmente le risque de complications .
  • Des grossesses en prévision. Mieux vaut attendre la fin de la dernière pour programmer la plastie et bénéficier d’un résultat durable.

Avant l’intervention

  • L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins 1 mois avant et 1 mois après l’intervention.
  • L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis, notamment en cas de facteur de risques associés (obésité, mauvais état veineux, trouble de la coagulation).
  • Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
  • Une préparation cutanée (type savon antiseptique) est habituellement recommandée la veille et le matin de l’intervention.

Comment ça se passe ?

Dans le cas d’un excédent de graisse et de peau, ou simplement de peau (« le tablier »), le médecin incise d’une épine iliaque à l’autre. L’intervention a lieu sous anesthésie générale, vous êtes complètement endormi(e). Ensuite, il passe sous la peau et la graisse, pour décoller le tissu du nombril jusqu’au pubis, puis retend le tout. Un petit orifice est créé pour passer l’ombilic. Il supprime ensuite la peau excédentaire, puis suture. Dans le cas où la sangle abdominale est également relâchée, il faut en plus resserrer les muscles grands droits, qui font le ventre plat. Un drain aspiratif est posé de chaque côté du nombril pour éviter les hématomes. Puis le médecin vous enfile des bas de contention (pour éviter le risque de phlébite) et une gaine compressive. L’intervention dure entre 1 h et 2 heures.

Et après ?

Selon l’importance de l’intervention, on reste entre 1 à 3 nuits en clinique. Les drains sont retirés après ce délai. Ça tire sur les sutures pendant 8 à 10 jours, et toute la partie basse du ventre est gonflée. Mais c’est surtout douloureux lorsque les muscles de la sangle abdominale ont été touchés. On ressent comme de grosses courbatures, des antalgiques permettent de les soulager. Pour assouplir la cicatrice, le chirurgien donne des patchs de silicone, qu’il faut appliquer tous les jours pendant 1 a 2 mois. Il faut éviter tout effort physique jusqu’au retrait des fils, après 15 jours. Et s’abstenir de faire du sport pendant 1 mois. La peau du bas ventre est insensible et la cicatrice, cachée dans le slip, est rosée pendant 6 mois. Puis, elle blanchit. Elle continuera de s’estomper encore pendant deux ans, mais sans jamais disparaître complètement. Le résultat définitif s’apprécie après un an.

Quels sont les risques ?

  • Un hématome, qui nécessite son évacuation. Mais c’est rare.
  • Une infection, qui demande un drainage chirurgical et un traitement antibiotique. Mais elle est peu fréquente.
  • Une cicatrice élargie, épaisse, chéloïde, qui faudra traiter ou reprendre selon les cas.
  • Un épanchement lie à un écoulement de lymphe et un suintement de la graisse, à partie du 8 ème jour. La compression et le repos sont la meilleure prévention.
  • Une nécrose cutanée, notamment chez les fumeurs.
  • Une phlébite, une embolie pulmonaire, un risque toujours possible après une grosse intervention sur les membres inférieurs. Elle peut affecter le retour veineux et entraîner la formation de caillots. Le port de bas contention, après l’intervention, assorti éventuellement d’un traitement anti-coagulant, permet d’éviter ces incidents.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

Comptez entre 5000 et 7000 €. Toutefois, certaines plasties très importantes peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale.