Tout sur le nez bossu et les façons de le corriger

Tout sur le nez bossu et les façons de le corriger

La bosse sur le nez est un des premiers motifs de consultation dans les cabinets d’esthétique.  Toutes les solutions pour la retirer. 

 

QUEL TYPE DE BOSSE AVEZ-VOUS ?

Les bosses ont des origines différentes. Il y a des formes familiales, comme le grand nez bossu à la Louis XIV (on parle d’ailleurs du nez « Bourbon »), assez répandu de par chez nous. Pas vraiment une bosse d’ailleurs, mais plus une convexité qui touche toute la longueur du nez).

Autrement beaucoup de bosses sont d’origine traumatique. Jeune, on s’est pris une porte ou une vitre en pleine figure. La bosse peut toucher la partie haute (osseuse) du nez ou la partie basse (cartilagineuse) ou les deux (sachant que les bosses « mixtes » sont les plus fréquentes). Si l’une a été désaxée, forcément l’autre aussi, et cela génère une imperfection.

Et pas besoin d’avoir pris un coup en pleine poire, pour se retrouver bossu. La plupart du temps, c’est un simple petit choc dont on n’a même plus le souvenir, qui est à l’origine du défaut.

Les bosses traumatiques sont très souvent asymétriques aussi, avec une déviation de la cloison nasale (qui a aussi été impactée pendant le choc) plus ou moins importante.

Après, il y aussi les « fausses bosses », comme celle provoquée par un radix (région la plus haute du nez) un peu trop creux ou une ensellure (courbure trop prononcée) au niveau de la pointe.

 

LES DIFFERENTES SOLUTIONS ESTHETIQUES POUR TRAITER LES BOSSES

L’injection d’acide hyaluronique

Personne n’ayant trop envie de passer sur le billard, c’est souvent la première solution à laquelle on pense. Hélas, ce n’est pas forcément toujours la plus adaptée ! « On pense que pour corriger une bosse, il suffit d’injecter au-dessus ou en-dessous. C’est un peu plus complexe que cela, j’en ai peur … », indique Le Dr Stéphane Liwarek, chirurgien ORL, face et cou. De fait, il faut garder à l’esprit que lorsqu’on rectifie un nez, on augmente aussi sa projection (hauteur) et sa longueur, ce qui a donc aussi une répercussion sur l’ensemble du profil (front, bouche, menton). Il faut donc bien peser le pour et le contre avant de se lancer, ne surtout pas considérer l’acte comme anodin. « D’autant que le nez est une zone à haut risques, les parties latérales notamment, qui réunit à peu près tous les types de complications possibles. Il est obligatoire de connaître son anatomie sur le bout des doigts, on ne peut pas improviser à cet endroit. Un œil esthétique ne suffit pas » rappelle le Dr Liwarek. Beaucoup de médecins esthétiques ne se risquent d’ailleurs pas dans cette région, même si ce sont de bons injecteurs … « Une consultation en vue d’une injection prend environ 1 h, autant de temps que pour une chirurgie, ce qui étonne souvent les patients mais l’analyse du visage est strictement la même. Et il faut ensuite procéder à des photos en 3D et une simulation avant/après sur ordinateur » indique le spécialiste.

 

LA CHIRURGIE DU NEZ

C’est l’option radicale, mais à laquelle de nombreux patients font appel car elle répond à tous les cas de figure. Et ce, d’une façon définitive.

Souvent, on se réveille à l’adolescence, après avoir essuyé déjà un bon nombre de réflexions désagréables et bien sûr aussi, trouvé son nez difforme sur les selfies, et on tient absolument à rattraper ce que la nature ne nous a pas donné. « Attention ! Il faut se méfier quand même des selfies qui sont archi-trompeurs. Il y a un effet « grand angle » qui change complètement la physionomie. On ne doit pas modifier son nez uniquement pour paraître plus à son avantage en photo. Ça, c’est du grand n’importe quoi ! Certains n’ont vraiment pas de beaux nez et je suis tout prêt à accéder à leur demande. En revanche, répondre à des sollicitations fantaisistes, non. Il y a beaucoup trop de conséquences derrière » indique le Dr Liwarek.

La rhinoplastie structurelle est la technique chirurgicale classique, donc actuellement la plus répandue même si d’autres techniques, dont je vous parlerai bientôt aussi progressent à la vitesse de l’éclair.

Les trois types de bosses ne se traitent pas de la même façon chirurgicalement. Mais si le chirurgien a affaire à une bosse de type « mixte », l’intervention consiste à la « casser » ni plus ni moins, puis à reconstruire ensuite la structure ostéo-cartilagineuse (rhino-septo-plastie) du nez. Concrètement, l’os est raboté, des morceaux de cartilage sont prélevés sur la cloison puis transposés dans d’autres régions, en vue d’être remodelés. Ensuite, les deux parties osseuses sont rapprochées, puis la « pyramide » est refermée (avec parfois aussi des greffes de cartilage qui viennent s’insérer entre la cloison nasale et les cartilages latéraux du nez, si le dos du nez est très large). Certaines techniques peuvent nécessiter une voie « ouverte » (le chirurgien opère à vue), mais la cicatrisation étant très bien gérée aujourd’hui, elle ne pose au final, pas plus de problème qu’une voie « fermée », où toutes les incisions sont cachées à l’intérieur des narines.

 

LA RHINOPLASTIE ULTRASONIQUE, UN PLUS ? 

On a fait beaucoup de bruit ces dernières années autour des équipements dernier cri utilisés en rhinoplastie, comme les ultrasons (moteur piézo-électrique). L’un des arguments avancés, particulièrement séduisant, était que la technique qui permet de sculpter très finement les os, sans les casser, rendait les suites opératoires plus simples et plus courtes. Il n’en est rien. Les ultrasons sont juste une autre façon de casser les os. « Le choix de ces outils relève surtout d’un raffinement technique pour le chirurgien. Cela n’a pas de conséquences sur le résultat de l’intervention. Les bons chirurgiens sont à même de tout faire, avec tout comme avec rien », précise Stéphane Liwarek. Donc, inutile de vous rendre chez votre chirurgien et de lui dire : « Opérez moi avec le piézo ». Franchement, c’est un peu idiot …

 

DES SUITES ALLÉGÉES

Les fameuses mèches que l’on insérait dans le nez à la fin de l’opération pour prévenir les saignements excessifs, sont retirées, très souvent à la sortie de la clinique, et les interventions réalisées en ambulatoire (vous vous faites opérer le matin et vous rentrez chez vous en fin de journée). Vous repartez avec un attelle thermoformée (certains mettent un plâtre). Si le chirurgien a travaillé avec douceur, le visage est peu marqué. En revanche, C’est assez gonflé sous les yeux pendant 24 h (un anti-œdémateux est prescrit, il est recommandé de dormir la tête surélevée) et le nez est encombré pendant quatre à cinq jours (il faut bien le nettoyer avec du sérum physiologique et de l’huile goménolée pour ramollir les croûtes qui sont formées) et on a  le contre coup de l’opération (pendant 3 jours, on est épuisé). Il faut compter 8 jours pour être présentable, date à laquelle l’attelle est retirée et le nouveau nez enfin dévoilé !

UNE RHINO OUI, MAIS A QUEL PRIX ?

Rhinoplastie médicale par injection = environ 800 €

Rhinoplastie chirurgicale = entre 3500 € et 7000 €

 

 

 

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