8 juin 2026
La prise en charge, selon que l’on suive ou non un traitement hormonal substitutif (THS), n’est pas tout à fait la même. Les femmes qui en bénéficient sont en effet un peu mieux protégées contre certains effets du vieillissement. Le point avec deux spécialistes.
La baisse des hormones féminines, en particulier des oestrogènes, entraîne, on le sait, différents changements morphologiques, mais aussi cutanés. La peau s’assèche, s’affine, se relâche. C’est comme si on vieillissait de façon accélérée. Et plus elle est fine, plus elle trinque …
Les traitement esthétiques quad on prend un THS
Même si une bonne hygiène de vie contribue aussi à préserver la qualité de la peau, celle-ci est souvent mieux conservée sous traitement hormonal. « Le THS n’empêche pas de vieillir, mais il retarde les manifestations du vieillissement. Les femmes qui le prennent, paraissent facilement cinq à dix ans de moins que leur âge » observe le Pr Armand Paranque, chirurgien plasticien. A celles qui hésiteraient donc encore, … voilà un argument choc.
La façon dont le visage vieillit est identique chez toutes, avec ou sans THS. Néanmoins, certains signes du vieillissement sont moins marqués, avec le traitement. « Les patientes se plaignent moins de sécheresse cutanée notamment. Elles sont plus concernées par le relâchement de leur peau ainsi que par le visage qui s’amincit et s’attriste » indique le Dr Sandrine Pollet, médecine esthétique.
Pour compenser ce relâchement et cette perte de volume, dernière recommande de débuter un traitement de biostimulation avec l’un des inducteurs collagéniques les plus puissants: le Sculptra. Grâce à son effet sur le collagène, les fibres d’élastine et les cellules graisseuses, il va progressivement, en deux à trois mois, modifier les paramètres de la peau du visage, et lui redonner de la fermeté, du glow, tout en procurant une belle remise en tension. Au final, un visage plus frais et radieux.
« Néanmoins, j’explique aux patientes que l’acide hyaluronique reste un must pour reconstruire les fondations du visage qui se sont effondrées avec le temps, au niveau des pommettes, du sillon nasogénien, des plis d’amertume. Lorsque le produit est injecté en profondeur, avec précision, dans des quantités raisonnables et correctement positionné, il ne donne absolument pas un aspect gonflé » précise la spécialiste. L’objectif est simplement de compenser les pertes, pas de créer un volume. Bon nombre de patientes sont réticentes à son utilisation, mais l’acide hyaluronique reste indispensable dans les stratégies de traitement. Combiné à un inducteur collagénique, il procure un effet vraiment « waouh », tout en restant indétectable pour l’entourage. On vous dira juste : « T’as l’air en forme, tu reviens de vacances ? ». Réponse de la tricheuse : « Oui, oui, d’Italie … ».
« C’est effectivement la première solution à envisager. Maintenant, si la patiente demande un résultat durable, ou ne veut pas de corps étranger sous sa peau, il est tout à fait possible de monter d’un cran et de lui proposer une chirurgie interceptive, c’est à dire un geste réalisé de manière anticipée pour prévenir une dégradation plus brutale encore des tissus » explique le Pr Armand Paranque. Pour faire court : un lifting réalisé a minima, parfois même sous simple anesthésie locale, avec des cicatrices très courtes et une récupération très rapide. A la clef, 8 à 10 ans de gagnés.
Les traitements esthétiques quand on ne prend pas de THS
Bien que de nombreux médecins recommandent aujourd’hui largement le traitement hormonal aux patientes présentant des symptômes de la ménopause marqués, certaines refusent obstinément de le prendre. OK, c’est leur choix. Cependant, sans hormones, les visages ont tendance à être plus marqués, et de façon plus précoce. « C’est d’ailleurs ce qui conduit, tôt ou tard, à venir nous consulter » indique le Dr Pollet. « Mais mieux vaut tôt que tard, autrement l’indication de lifting s’imposera plus tôt et plus systématiquement » ajoute le Pr Armand Paranque.
Au relâchement, s’ajoutent une véritable sécheresse cutanée ainsi qu’un nombre plus important de rides, de taches pigmentaires ou vasculaires. La peau est souvent plus rugueuse et particulièrement fripée au niveau des joues et du pourtour de la bouche, et le teint apparaît plus terne. « L’aspect « belle peau » devient alors une priorité. Je leur propose donc de commencer par des traitements qui réhydratent la peau en profondeur, améliorent le confort cutané et redonnent de l’éclat, comme les injections de Skinboosters, de PDRN ou de cocktails revitalisants, qu’il est également possible de combiner, et les lasers pigmentaires et vasculaires, qui potentialisent encore les résultats.Le niveau de satisfaction est très élevé et les résultats durables » indique Sandrine Pollet.
Cependant pour un meilleur résultat plus complet, les spécialistes recommandent une prise en charge globale de la peau, de la profondeur à la superficie : restructuration des fondations du visage avec l’acide hyaluronique, remise en tension de la peau avec un inducteur collagénique de type Sculptra, et amélioration du confort cutané et de l’éclat avec les traitement superficiels et les lasers.
Bien entendu, vous n’êtes pas obligée de TOUT faire. Le plus souvent, les patientes avancent progressivement sur ce chemin ouvert par le médecin esthétique, en fonction de leurs priorités et de leur budget.
D’autant que la peau du corps mérite, elle aussi, une attention particulière. Toutes les zones plissés (décolleté, bras, ventre, genoux, face interne des cuisses,) peuvent aussi bénéficier d’inducteurs collagéniques et/ou de séances de radiofréquence microneedling, lasers, remodelage, drainage, pour récupérer un peu de fermeté mais aussi désengorger les tissus qui commencent à s’infiltrer. Mais, alors sur ce point, le Dr Pollet est catégorique : « Il faut commencer à entretenir la peau du corps encore plus tôt que celle du visage, si l’on veut préserver au maximum sa jeunesse à la cinquantaine ! ». Et ses recommandations pour y parvenir, vous les connaissez déjà par cœur : limiter l’exposition au soleil, veiller à une hydratation suffisante, privilégier une alimentation équilibrée riche en nutriments indispensables, conserver une activité physique pour le maintien de la masse musculaire, etc. Maintenant, il faut juste ne pas zapper.
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Les experts
Dr Sandrine Pollet et Pr Armand Paranque




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