Cou/décolleté

 

• VOUS AVEZ UNE  PEAU FROISSEE ?

• DES PLIS VERTICAUX SUR LE COU ?

• DES RIDES HORIZONTALES TRES MARQUEES SUR LE COU ? 

• UN DÉCOLLETÉ TRES MARQUÉ ? 

 

Déroulez le texte, la réponse se trouve ci-dessous. 

 

UNE PEAU FROISSEE

La peau à cet endroit du corps est très fine. Résultat : elle se froisse vitesse grand V.

Je fais quoi ?

Une mésothérapie « appuyée ».

Elle est réalisée avec un produit légèrement plus réticulé (plus épais) que dans la mésothérapie classique pour une meilleure tenue (type Skinboosters de Q-Med, Juvéderm Hydrate, Light Filling de Teoxane, Hydromax de Vivacy). Il réhydrate en profondeur le derme et procure une peau plus lisse, fraîche et rebondie. Les effets durent environ 4 mois (contrairement aux effets de la mésothérapie classique qui s’estompent en quelques jours).

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immunes
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injectons anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  • En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.

Comment ça se passe ?

  « J’injecte des petites pointes d’acide hyaluronique un peu partout à l’aiguille. Mais chacun a sa technique ! Le produit s’injecte aussi à la canule, en nappage », explique le Dr Catherine Melloul, médecin esthétique. La présence de lidocaïne (anesthésiant) dans la formule rend le geste quasiment indolore.

Et après ?

Avec la technique des multipiqûres, on ressort du cabinet le décolleté couvert de petites papules (comme des cloques) qui captent l’eau de la peau puis s’estompent progressivement en 48 heures. Prévoir une étole pour masquer tout ça en sortant du cabinet. Des ecchymoses sont possibles, qui durent environ 1 semaine, mais comme elles sont faciles à planquer, ce n’est pas une réelle préoccupation. Les laboratoires recommandent 2 à 3 séances espacées d’1 mois, puis une ou deux séances d’entretien 1 à 2 fois par an. « Mais là aussi, chaque médecin a ses habitudes. Beaucoup de patientes n’ayant pas la possibilité de revenir chaque mois, je réalise le traitement en une seule grosse séance, que je reconduis 2 à 3 fois dans l’année », précise le Dr Melloul.

Quels sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection d’acide hyaluronique, et plus spécifiquement :

  • Un abcès, une nécrose cutanée localisée au point d’injection.
  • Une réaction inflammatoire avec l’apparition de nodules sur les trajets d’injection. Une corticothérapie s’avère alors nécessaires pour les éliminer.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue.

C’est cher ?

200 € à 350 € la séance.

 

DES PLIS VERTICAUX SUR LE COU

Ces deux « cordes » séparées par un creux, apparaissent sur le cou des personnes maigres ou âgées. Elles sont dues à la contraction des muscles du cou. On les appelle aussi « fanons ».

Je fais quoi ? Une injection de toxine botulique

Elle se révèle magique sur ce « cou de dindon », tant que les plis sont peu marqués.

Y a t-il des contre-indications 

  • Les sujets présentant un relâchement cutané important. Dans ce cas, l’indication c’est le lifting cervico-facial.
  • Une infection au niveau des sites d’injection.
  • Le syndrome d’Eaton-Lambert
  • La myasthénie grave, la sclérose latérale amyotrophie.
  • Certains médicaments de la classe des Aminoglycosides qui potentialisent l’action de la toxine botulique ainsi que des agents interférants sur la transmission neuromusculaire (agents curarisants). Et aussi, les antipaludiques et la ciclosporine, un immunosuppresseur, qui peuvent réduire son action.
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou un antécédent d’allergie à l’albumine.

Avant l’intervention

Evitez de prendre de l’aspirine et des anti-inflammatoires (tout ce qui fait saigner) pendant les 15 jours qui précèdent l’intervention.

Comment ça se passe ?

Le médecin demande au patient de contracter les muscles du cou, puis réalise 4 injections le long de chaque corde musculaire.

Et après ? Il peut y avoir des petites ecchymoses aux points d’injection, mais sur le cou, ça se planque facilement, ce n’est pas vraiment gênant. Le résultat apparaît dès le 3 ème jour et il est maximal au 15 ème jour. Le résultat dure entre 4 et 6 mois.

Quelles sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection de toxine botulique, et plus spécifiquement :

  • La diffusion involontaire de la toxine peut entraîner une dysphonie passagère (difficulté d’élocution) ou une dysphagie (difficulté à déglutir). D’où l’importance de confier le traitement à une personne expérimentée.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un chirurgien esthétique, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

300 €

 

DES RIDES HORIZONTALES TRES MARQUEES SUR LE COU

Je fais quoi ? Des séances de mésothérapie

Et si les rides en collier sont toujours visibles, on les injecte l’une après l’autre avec un acide hyaluronique très fluide.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immune
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injectons anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  • En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.

Comment ça se passe ?

Le médecin injecte le produit de mésothérapie dans le derme, à l’aide d’une fine aiguille en multipiqûres, ou à la canule en nappage, pour un traitement global du cou. Ou alors, si les rides sont vraiment très marquées, il les comble l’une après l’autre, avec un acide hyaluronique légèrement plus dense que celui employé précédemment.

Et après ?

Les suites sont fonction du type de mésothérapie (il existe différentes classes de produits), et de la technique d’injection. Après le traitement par multipiqûres, la peau est marquée de dizaines de papules (comme des petites cloques) qui vont capter l’eau de la peau, puis s’estomper progressivement, en 48 h. Prévoir une écharpe pour dissimuler tout ca.

Après une injection ride par ride, la peau du cou étant très fine, le produit injecté peut être visible aussi pendant 48 h. Des rougeurs sont possibles sur les peaux très réactives. Des ecchymoses (bleus) aux points d’injection ne sont jamais à exclure.

Quels sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection d’acide hyaluronique, et plus spécialement :

  • Un abcès, une nécrose cutanée localisée au point d’injection.
  • Une réaction inflammatoire avec apparition de nodules sur les trajets d’injection, qu’il faudra traiter avec des corticoïdes.

Qui consulter ?

Un dermatologue, un médecin esthétique.

C’est cher ?

Entre 150 € et 250 € la séance de mésothérapie. Entre 300 € et 600 € l’injection ride par ride, en fonction de la profondeur et du nombre des rides.

 

UN DÉCOLLETÉ MARQUÉ

Je fais quoi ? Solution 1 : Une pose de fils PDO (polydioxanone)

Ce sont des fils de suture très fins, implantés en nombre sous la peau. Ils combleront de façon immédiate les rides et même les rigoles entre les seins, tout en remettant légèrement la peau en tension. Puis dans les mois qui suivent, ils stimuleront la formation d’un nouveau collagène pour une peau plus ferme.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une allergie connue à l’un des constituants.
  • Des produits de comblement permanents implantés antérieurement sur le même site.
  • Les maladies auto-imumunes.
  • Les maladies de peau chroniques et aigües.
  • La grossesse et l’allaitement

Avant l’intervention

  • Si vous avez tendance à faire des bleus facilement, le médecin vous prescrira de l’Arnica 9 CH. La posologie est de 5 granules tous les quarts d’heure 1 heure avant l’intervention.
  • Une heure avant également, la zone à traiter est recouverte d’une crème anesthésiante.

Comment ça se passe ?

Le médecin choisit son fil (qui peut être cranté ou lisse) en fonction du résultat tenseur souhaité. Puis, ce dernier est inséré dans le derme moyen à l’aide d’une aiguille fine et flexible qui sert de guide. Une fois en place, le fil ne bouge plus. Il n’y a pas à froncer la peau, comme avec les fils tenseurs. Selon son habitude, le médecin réalise un quadrillage, ou dispose les fils en soleil. Le nombre est fonction de l’état du décolleté. La méthode permet de traiter aussi bien la peau plissée que les rigoles entre les seins. L’intervention dure en moyenne 30 minutes.

Et après ?

La peau est rouge jusqu’au soir, légèrement gonflée, et des petites ecchymoses sont possibles pendant une semaine (prendre 5 granules d’Arnica 9 CH à chaque repas pendant 2 à 4 jours). Le résultat est immédiatement visible et dure environ 1 an. Cependant, de nouveaux fils peuvent être posés dès 6 mois pour booster le résultat obtenu.

Quels sont les risques ?

  •  Une infection.
  • Des fils visibles car posés trop superficiellement.
  • Une réaction inflammatoire après la pose du fil est toujours possible comme avec tout matériau implantable mais aucun cas n’a été publié jusqu’ici.
  • La pointe du fil peut venir buter sur la peau (signe que le médecin n’a pas coupé le fil assez court en fin d’intervention) et causer un petit bouton rouge. Le médecin reprendra cela facilement.
  • Un des fils peut casser (essentiellement à la pose). Mais c’est rare. Dans ce cas, il suffit au praticien d’en insérer un nouveau.

 Qui consulter ?

Un médecin esthétique, une dermatologue, un chirurgien plasticien (de plus en plus s’y mettent).

 C’est cher ?

Tout dépend du nombre de fils posés. Comptez entre 500 et 700  €

fils pdo

Solution 2 : une séance d’ultrasons microfocalisés. (Ultherapy, HIFU)

Késako ? « Focalisé » signifie que toutes les ondes se concentrent en un point. Tous les millimètres, un impact d’1 mm3 est délivré. La chaleur de la machine qui monte jusqu’à 60/65 °C provoque une lésion thermique localisée dans le tissu, à partir de laquelle la peau va se rétracter, puis se régénérer en produisant un nouveau collagène dans le derme, avec un bel effet de remodelage à la clef », explique le Dr Noël Schartz, dermatologue.

La méthode de référence s’appelle l’Ultherapy (Laboratoire Merz Aesthetics). Elle a fait l’objet de 46 études cliniques et a reçu plusieurs agréments de la FDA (Food and Drug Administration) dans différentes indications (l’ovale, le cou, le décolleté, le sourcil). C’est la plus sûre et la plus éprouvée actuellement. Cependant, des machines coréennes sont également disponibles sur le marché. Outre le fait qu’elles n’offrent pas les mêmes garanties de sécurité (aucune n’a l’agrément FDA), elles sont réputées moins puissantes et nécessitent souvent plusieurs séances pour obtenir le même résultat. L’arrivée d’un nouvel appareil italien HIFU est annoncée pour bientôt ( à suivre).

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes, par précaution.
  • Les personnes présentant des troubles hémorragiques ou un dysfonctionnement hémostatique.
  • Les maladies de peau actives (infection, herpès simplex, plaies, etc.)
  • La paralysie de Bell.
  • L’usage d’Ulthera n’a pas été évalué chez les patients sous anti-coagulants (donc mieux vaut peut-être éviter).
  • Des stents métalliques dans la zone de traitement.

Avant l’intervention

La plupart du temps, le traitement est réalisé sans anesthésie. Mais ressenti comme douloureux pour environ 10 % des patientes, il est possible d’appliquer une crème anesthésiante (Emla, Pliaglis) si les impacts que le médecin prévoit de délivrer sont peu profonds, ou d’administrer du protoxyde d’azote (Kalinox), à travers un masque appliqué sur le visage. Des antalgiques par voie orale peuvent également être administrés. Pour différentes raisons, le fabricant ne recommande pas l’anesthésie locale mais certains médecins expérimentés la pratiquent quand même, ayant montré qu’elle n’entraînait pas d’effets secondaires particuliers.

Si vous avez reçu des injections de produits de comblement ou fait poser des fils PDO précédemment, vous devez le signaler au médecin. Ils pourraient compromettre le traitement.

Comment ça se passe ?

 Un gel d’échographie est appliqué. Puis le médecin déplace la pièce à main de l’appareil sur la zone à traiter, tout en contrôlant en permanence sur l’écran du dispositif la zone ciblée (du moins sur le système Ulthera), pour adapter au mieux la profondeur d’action et rendre le traitement plus efficace et confortable. Le traitement dure environ 1 h à 1 h 30.

Et après ?

 On ressort du cabinet avec des rougeurs, qui s’estompent en 2 à 3 heures et une sensation de tension qui persiste pendant 24 heures. Un œdème (gonflement) parfois important, peut aussi survenir (mais c’est surtout dans la région de l’ovale). Il s’estompe en quelques jours. Parfois des petits points, comme des piqûres de moustique, apparaissent, puis d’évanouissent en 2 à 3 semaines. L’effet thermique pouvant faire claquer un vaisseau, on n’est pas à l’abri d’une petite ecchymose (bleu), qui s’estompe en 1 semaine environ. Au toucher, la peau peut être un peu sensible pendant les 3 premières semaines. Le résultat apparaît progressivement et s’accentue au cours des 3 à 4 mois suivants. En général, une seule séance suffit.

Quels sont les risques éventuels ? 

  • Des brûlures, des cicatrices si le traitement est réalisé de façon incorrecte.
  • Une douleur, une faiblesse musculaire, un trouble de la sensibilité, des fourmillements peuvent survenir de façon transitoire sur la zone traitée.

Qui consulter ?

 Un dermatologue, un médecin esthétique, un chirurgien plasticien équipé d’un appareil à ultrasons microfocalisés.

C’est cher ?

 Le traitement est facturé en fonction du nombre d’impacts. Le prix moyen d’une zone est de 600 à 1200 €.

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