Mon lifting ni vu ni connu. Le témoignage sans fard de Gaëlle.

Mon lifting ni vu ni connu : le témoignage sans fard de Gaëlle

Comme beaucoup de patients, Gaëlle a profité du télétravail pour faire sa première intervention chirurgicale : un lifting cervico-facial. Elle raconte. 

Comment je prends ma décision de faire un lifting

J’ai 53 ans. Ça fait déjà trois ans que le truc me trotte dans la tête. Je ne supporte plus du tout cet ovale tout mou, tout gondolé dans le miroir. J’ai perdu mon allure dynamique. Je me trouve tapée. Et même mon mari me dit : « C’est vrai, c’est moche ces bajoues. Tu devrais faire quelque chose … ». C’est les réunions non-stop sur Zoom, pendant le premier confinement, qui me décident à franchir le pas. Je trouve ma tête tellement épouvantable à l’écran qu’à peine, le premier déconfinement annoncé, je me précipite chez le chirurgien qui me fait mes injections de Botox, pour réserver sa première place au bloc !

Les jours précédents l’intervention

Même pas peur ! Je suis en confiance avec le chirurgien qui va m’opérer, donc même si c’est ma première fois sur table, je ne stresse pas. Jusqu’à la veille au soir, où là quand même, ça commence à monter. Après ma douche à la Bétadine, j’avale un anxiolytique et m’endors comme une souche, c’est mieux.

Le jour J du lifting

Réveil à 6 h 30, puis nouvelle douche à la Bétadine. La clinique est à l’autre bout de Paris. Mon mari m’accompagne en scooter. Mais on se perd. Du coup, j’arrive aux admissions en retard et en stress. La femme à l’accueil prend mon dossier et m’assène, alors que j’étais très fière d’avoir tout bien checké la veille (analyse de sang, carte de groupe sanguin, test Covid, électrocardiogramme … ): « Il manque le devis du chirurgien signé, il va falloir que je l’appelle. Mais s’il ne répond pas, désolée mais vous ne pourrez pas descendre au bloc ».  « Mer… ! » Je me délite. Heureusement, après quelques minutes, le voilà qui déboule. Une seule phrase : « Vous êtes en retard ». Oups, du coup, même pas le temps de me changer dans ma chambre, je cours jusqu’au bloc. L’infirmière me désigne une pièce où je peux enfiler rapido la blouse (vous savez, celle très sexy, qui est ouverte derrière !… ;)). Elle revient pour me demander si je veux aller aux toilettes. « OUI ! ». En revenant, mon box est fermé à clefs. Une façon de me signifier que j’ai assez traîné, sans doute. Je me dis qu’il va me bâcler, c’est sûr.

Sur la table d’opération

J’ai un coup de chaud là. Mais le chirurgien me prend gentiment la main : « Ça va aller … ». Je trouve ça mignon. Je me calme. L’anesthésiste me dit : « Ouille, attention, je vais piquer. C’est le pire moment ! ». Je lui réponds : « C’est pas la suite plutôt, le pire ? ». Regard en coin avec mon chirurgien, qui se marre. On applique un masque sur mon visage. C’est tout ce dont je me rappelle.

Au réveil 

Je sens la cagoule compressive qui m’enserre le visage et j’ai mal. Un infirmier me monte dans ma chambre. Je m’aperçois que j’ai un goutte à goutte et deux drains reliés à des bouteilles en plastique. J’ai horriblement soif.

Une fois dans mon lit, je sonne. On m’apporte un verre d’eau, et rien d’autre. Dommage, j’ai faim. On me répond qu’il faut patienter jusqu’à 18 h. Je me résigne, je somnole , puis me réveille pour envoyer quelques SMS à la familia. Enfin, le plateau arrive : sans surprise, c’est dégueu. Mais j’avale tout, comme un ogre. Petit film à la télé pour me détendre : Sister Act. Puis un autre car je n’ai pas sommeil. De toute façon, j’ai mal, donc c’est cuit.

Le lendemain de mon lifting

Je n’ai pas dormi de la nuit. On m’a réveillée sans cesse. Vers 10 h, le chirurgien passe me voir, tout guilleret. Moi, je le suis beaucoup moins.  Il m’ôte la cagoule et m’aide à marcher jusqu’au miroir, avec le goutte à goutte. Je suis toute gonflée. On dirait un écureuil. Mais un écureuil qui fout vraiment les jetons ! Je me file sous la douche. Peut-être une fois propre, ça ira mieux. Ben non, en fait …

Début d’après-midi, mon mari vient me chercher. Je vois qu’il accuse le coup, mais reste enjoué. « Alors beauté, ça boume ? ». Quel humour ! J’ai mal. J’ai la tête enserrée dans un étau et la bouche de travers. Je lui réponds que j’ai envie de pleurer. Il me serre dans ses bras. Couinement. « Non, attention. Tu me fais mal là …!« .

La semaine suivante mon cervico-facial

Activités principales : nettoyer mes cicatrices avec du Septeal et me regarder dans la glace. Je n’ai que quelques bleu sur le cou mais je suis hyper-enflée, sous les oreilles, sous les yeux et  j’ai carrément des bosses au niveau des tempes. On dirait le sosie d’Orlan. Franchement, je me fais peur. Mes filles sont super dures. Elles se foutent de moi et me disent : « C’est de ta faute, t’avais qu’à pas faire ça ! » (fais des gosses, tiens …). Je bosse pour oublier. Je n’ai pas posé de jours, pourquoi faire ? Je suis en télétravail. Evidemment, sur les Zoom, je me mets en mode caché. A une collaboratrice qui insiste pour me voir, je prétexte une connection pourrie. « Je suis à la campagne, le réseau est super mauvais ! Ça m’agace, t’as pas idée ! ». Le soir, je prends un anxiolytique pour éviter de gamberger.

9 ème jour post-lifting

C’est le grand jour. J’ai rendez-vous avec le chirurgien pour le retrait des agrafes et des fils ! Je suis hyper-contente de le voir. Il me dit que tout est parfait. « Thanks, God !« . Je lui parle de ma bouche de travers. Lui me répond qu’elle est normale. J’ai toujours une tête d’écureuil moche.

12 ème jour post-lifting

Une copine m’a donné l’adresse d’une kiné spécialisée dans le drainage post-op. Je ne savais même pas que ça existait. Mon chirurgien ne m’en avait pas parlé. J’y cours. Si seulement, elle pouvait m’ôter cette tête de potimarron, car dans trois jours, je dois retourner au bureau. J’évolue dans un milieu trendy, où tout le monde se scrute énormément. Donc, je flippe !!! Tout de suite, elle me rassure, me dit que mon lifting est super réussi et que je ne suis pas très marquée (« Aaaah, bon ??? »). Il paraît que certaines patientes, les pauvres, se retrouvent avec une vraie tête de lune (« Noooon ! »). Je rentre chez moi déjà plus légère. Et pour finir de me rassurer, je lis tout ce que je trouve sur le net sur le post-lifting. Les articles parlent tous d’un délai de quinze jours environ pour être présentable. Je m’accroche à cette idée, parce que (argh…), c’est dans trois jours !

 14 ème jour post-lifting

Deuxième visite chez Monica Bianco-Hilaire, qui est décidément une vraie perle. Je trouve ces rendez-vous à son cabinet, deux fois par semaine, carrément indispensables. D’abord, parce que je me pose plein de questions. J’ai peur de faire « tirée », par exemple. Elle qui gère des pots-op de liftings tous les jours me dit que non: « Le résultat sera très naturel, ça se voit tout de suite« , me dit-elle. Et puis, elle est bourrée de petits « tips » qui aident bien, comme éviter de trop se tartiner de crèmes la nuit, parce qu’elles font gonfler. Juste un peu de Cicaplast de La Roche-Posay, deux fois par jour, sur les cicatrices, ça suffit. Elle me conseille aussi d’appliquer des sachets de thé noir froides pour faire dégonfler les paupières. Merci, parce que je ne sais jamais ce que j’ai le droit de faire ou de ne pas faire. Ses drainages suivis de l’application de LED rouge (pour une cicatrisation plus rapide) aident à assouplir ma peau traumatisée et font un peu dégonfler. Qu’est-ce que ça fait du bien de se sentir dorlotée !

15 ème jour post-lifting et retour en présentiel au bureau

Je suis encore un peu bouffie, mais maquillée, ça passe. A peine arrivée, tout le monde me dit : « Wouah, t’as super bonne mine. T’as fait un truc ou quoi ? ». Stoïque, je réponds : « Oui, j’ai fait poser quelques fils, c’est pas mal, non ? ». Tout le monde s’extasie, puis passe à autre chose. Ouf.

7 mois après mon lifting

En fait, il aura fallût un mois pour que je me dégonfle complètement. Mais si c’était à refaire, je referai ! Ce confinement a été du pain béni, parce que je n’aurai jamais fait ce lifting sinon, avec le boulot de dingue que j’ai, à moins d’avoir entièrement sacrifié mes vacances d’été (no way). Le résultat est super naturel, l’ovale est nickel, j’adore. J’ai toujours un peu la bouche de travers, mais j’ai enfin eu l’explication. En fait, on a tous des asymétries dans le visage, mais on ne s’en rend pas compte. Jusqu’au jour où, on subit ce genre d’intervention. Et là, comme on passe son temps à s’examiner sous toutes les coutures dans le miroir, tous les micro-défauts sautent aux yeux ! Le chirurgien m’a montré mes photos avant l’opération et c’est vrai que j’avais déjà un petit truc qui déconnait au niveau de la bouche. C’est simplement resté comme c’était. « C’est votre visage », m’a dit le médecin. Il faut conserver ces légères asymétries qui lui donnent tout son charme ! ». Moi : « Ah…. , mais alors quand on fera les yeux la prochaine fois – parce que ça y est, je me projette déjà -, on ne peut pas refaire aussi la bouche tant qu’on y est ? ».

 

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