Injections antirides : comment surmonter sa peur de l’aiguille ?

Peur des injections antirides ?

Vous n’êtes pas la seule à redouter les injections d’acide hyaluronique et de Botox ! Rassurez-vous, les médecins savent prendre en charge les flippées comme vous. Et pour les vraies phobiques de l’aiguille, il y a des alternatives !!! 

Premier rendez-vous avec le spécialiste

Ne vous inquiétez pas, à priori, on ne vous injectera pas au premier rendez-vous, qui est une consultation d’information. Cela vous laissera le temps de vous habituer à l’idée et surtout, de décider si c’est bien le médecin que vous avez rencontré qui vous piquera la fois suivante. Si vous ne vous sentez pas en confiance avec lui, que vous le trouvez trop brutal, trop empressé ou pas du tout à l’écoute, vous avez le droit d’en changer !

Premier Botox® ou première injection d’acide hyaluronique

A la deuxième consultation, il est normal d’avoir un peu d’appréhension, voire même d’être stressée. Au besoin, le médecin vous prescrira un anxiolytique. Mais il devrait normalement trouver les mots et les gestes pour vous rassurer.

Evidemment, certaines parties du visage sont plus sensibles que d’autres. « En général, la zone médiane : front, nez, lèvres, menton » indique le Dr Marie-Thérèse Bousquet, médecin esthétique. « Et les injections superficielles sont en général plus sensibles que les injections profondes car les fibres nerveuses affleurent à même la peau. Une injection du cerne, réalisée au contact osseux, est donc à priori moins sensible qu’une injection de la patte d’oie. Quant à celle réalisée au niveau des tempes ou des rides du lion, elle surprend car elle provoque un craquement, qui correspond au passage de l’aiguille à travers les fibres musculaires. Ce n’est pas douloureux mais c’est assez désagréable. Je préviens toujours mes patientes avant de les injecter pour qu’elles ne soient pas surprises». Pour le traitement des lèvres, certains médecins réalisent systématiquement une anesthésie tronculaire, comme chez le dentiste (quitte à ce que leurs patientes repartent la bouche légèrement déformée pendant quelques heures (au moins, le temps de l’injection, elles sont apaisées). Dans tous les cas, si le médecin vous sait stressée, il prendra toutes les précautions pour que vous ne ressentiez pas la moindre douleur. Il vous prescrira une crème anesthésiante, à appliquer une demi-heure avant la consultation. Cela atténuera la sensation au point d’injection. Ensuite, l’anesthésiant incorporé dans l’injectable, prendra le relai. Le médecin injectera alors le produit tout en douceur, très lentement. Certains spécialistes peuvent aussi utiliser un stylo motorisé (type Teosyal Pen), le geste est réputé plus doux qu’à l’aiguille.

Si, une fois dans le fauteuil, vous commencez à avoir très chaud et vous vous sentez tout à coup très faible, ce sont les signes d’un malaise vagal. Dans ce cas, il est important de le signaler au médecin qui interrompra son acte, vous allongera, jambes surélevées. En général, après dix minutes, le visage a retrouvé ses couleurs et le traitement peut reprendre. « Avec des paroles rassurantes et un geste doux, l’injection se passe en général très bien » rassure le Dr Marie-Thérèse Bousquet. On ne vous recommande toutefois pas, pour une première expérience, la mésothérapie, car le balayage de la canule sous la peau est une sensation peu aimable. Attendez d’être un peu plus habituée aux injections avant de vous lancer dans ce type de traitement.

Peur des bleus ? 

Ne vous inquiétez pas. En général, les médecin prescrit de l’homéopathie, cinq jours avant l’intervention, pour limiter l’apparition des bleus et des œdèmes. Et si d’aventure, il piquait dans un vaisseau, il comprimera la zone injectée pour éviter une trop grande diffusion du sang et appliquera du froid. En prime, il existe des produits de maquillage correcteur pour camoufler les ecchymoses. Bon, évidemment, c’est plus difficile pour les hommes de les cacher.

Des solutions alternatives à l’injection  

Si vous ne voulez définitivement pas de piqûres, il y a des méthodes comme la mésolaser qui remplaceront idéalement les séances de mésothérapie (acide hyaluronique fluide injecté dans tout le visage pour repulper la peau) ou de Skinboosters (idem, en plus durable). « On réalise une séance de laser C02 fractionné à minima (laser qui abrase la peau en pointillés pour une récupération plus rapide), soit cinq moins puissante que ce qui est pratiqué habituellement, afin de créer des micropuits à l’intérieur de l’épiderme, immédiatement suivie de l’application d’un produit de mésothérapie. Personnellement, je mélange le NCTF de Filorga (complexe revitalisant) avec une seringue d’acide hyaluronique plus réticulé type Skinboosters de Galderma. Ensuite, je masse le visage pendant 5 minutes et je le place sous LED jaunes, rouges et infrarouges, pendant 5 minutes, pour leur rôle de stimulation anti-âge également. Elles augmentent en prime la température cutanée, ce qui boostent la pénétration des produits. Après la séance, la peau est rosée et il faut éviter le maquillage et les produits solaires pendant 24 h. Je préconise une séance tous les six mois ou si la peau est plus abîmée deux à trois séances espacées d’un à deux mois puis un entretien tous les trois mois », décrit le Dr Anne Le Pillouer, dermatologue (240 € la séance).

Certains médecins peuvent être équipés aussi d’appareils comme le Genesis de Mesoestetic qui combine l’action de la radiofréquence qui chauffe profondément les tissus pour les stimuler et l’électroporation ou le passage transcutané d’actifs (des impulsions électriques sont délivrées à la surface de la peau et entraînent la formation de micropores au niveau des membranes cellulaires, augmentant la perméabilité cutanée). Le médecin applique alors un cocktail de mésothérapie sur la peau et il obtient le même effet de peau repulpée mais sans aiguille ! Environ 80 € la séance.

Si vous ne trouvez pas de spécialistes autour de chez vous qui pratiquent ces techniques, des séances de peelings (comme le PRX-33 qui ne pèle pas du tout) ou de lumière pulsée (lumière polychromatique qui uniformise le teint), procureront elles aussi un bon coup d’éclat au visage, mais sans l’effet de peau repulpée de la mésothérapie. « Mais rassurez-vous,  les patientes qui sont phobiques de l’aiguille s’en contentent très bien ! », assure le Dr Marie-Thérèse Bousquet.

Bon, vous voilà presque guérie là, non ?

 

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