Sourcils tombants : la médecine esthétique peut aider !

Des sourcils rehaussés un regard plus jeune

Souvent on pense que retendre les paupières tombantes suffit pour rajeunir le regard. Hélàs, non ! 

Ce n’est pas un hasard si depuis quelques années, les produits de maquillage pour structurer et souligner les sourcils pullulent au rayon beauté. Des sourcils fournis et bien dessinés, il n’y a rien de tel pour structurer un visage et faire le regard hyper-expressif. Droits, arrondis, anguleux, ailés, …, à chacun sa paire. Mais avec l’âge, quand le coussinet graisseux sur lequel ils reposent, les muscles et la peau vieillissent, c’est toute leur structure qui s’effondre ! On se retrouve alors avec un regard de chien battu (à fortiori quand les sourcils sont naturellement bas, comme ceux des hommes) et un champ de vision rétréci, qui nous colle dix ans dans la vue. Un lifting des paupières peut parfois suffire pour rafraîchir le regard. Mais pas toujours ! Lorsque le sourcil a amorcé sa chute, il est impérieux de le redresser aussi, sous peine d’un résultat décevant. Paupières et sourcils sont intimement liés, dîtes le vous !

 

Toutes les solutions pour redresser les sourcils qui piquent du nez   

Chute modérée

  •  Des injections de toxine botulique

Elle agit sur la balance musculaire frontale en diminuant l’action des muscles abaisseur du sourcil. Un peu technique ce charabia. En gros, c’est ce qui permet d’élever le sourcil. Néanmoins, le produit ne fonctionne pas sur tout le monde. Faites le test : haussez les sourcils. Si ce mouvement entraîne une élévation de la queue du sourcil, alors l’injection est pour vous ! Autrement, orientez-vous vers l’une des solutions ci-dessous. Le résultat apparaît entre une à deux semaines et dure 4 à 6 mois (350 €). Plus de détails sur la toxine botulique ici. 

  •  Des injections d’acide hyaluronique 

C’est la solution que le médecin propose lorsqu’il diagnostique en plus du sourcil relâché, des tempes très creuses (fréquent sur les visages étroits qui se sont émaciés avec le temps). Dans ce cas, une injection d’un acide hyaluronique directement dans les tempes permet de remettre la peau en tension et d’ascensionner légèrement la queue du sourcil. Petit craquement étrange au passage l’aiguille si le médecin utilise un produit très volumateur (type Emervel Volume ou Art Filler Volume). « C’est le signe qu’on a traversé l’aponévrose du muscle temporal, qu’on est donc très profond sous la peau. Mais c’est plus désagréable que ça ne fait mal », indique le Dr Robin Mookherjee. Si le résultat est insuffisant, le médecin peut compléter avec une injection d’un acide hyaluronique plus fluide dans le tiers extérieur du sourcil, pour le regalber, lui redonner du corps. Comptez entre 350 € et 800 € selon le travail réalisé. Le résultat dure environ un an.

  •  La pose de fils tenseurs 

Une solution proposée en alternative à la toxine botulique, mais qui est compliquée à appréhender car il y existe une infinie variété de fils. On s’y perd un peu. Les plus fins s’appellent les PDO (Croma, etc). La pose est facile, sans suites, mais l’efficacité est limité. Les fils les plus « tractants » sont les fils tenseurs crantés (Silhouette Soft, Body Excellence d’autos, etc), mais c’est un geste un peu plus lourd qui peut exiger une mise à l’écart de quelques jours. Tous les détails sur les fils tenseurs ici. « En cas de relâchement léger, je commence par un maillage de 4 fils PDO de chaque côté des sourcils. Le résultat peut tenir entre huit et douze mois, et contrairement à l’injection d’acide hyaluronique, il n’alourdit pas la paupière. Si la chute est un peu plus prononcée et la peau épaisse, je pose des fils PDO plus gros, pour un effet de remise en tension supérieur. De légers bleus sont possibles dans cette zone très vascularisée mais on cache facilement cela sous ses cheveux. On évite le maquillage jusqu’au lendemain » rapporte le Dr Catherine Melloul, médecin esthétique (autour de 400 €). Et ainsi de suite jusqu’aux fils crantés, les plus tractants (1500 €/1800 € la pose). Le médecin adapte sa réponse en fonction du degré de ptose (chute). Dans tous les cas, le résultat de ces fils n’excède pas un an.

  • Des ultrasons microfocalisés (type Ulthera)

Ces ondes délivrent une chaleur très intense à l’intérieur de la peau pour retendre les tissus. C’est une bonne alternative pour ceux qui ne veulent pas de piqûres. « On peut espérer 80 à 90 % de réussite et le résultat dure facilement deux ans », assure le Dr Jean-Michel Mazer, dermatologue. Bon, néanmoins, la zone est sensible, le traitement n’est pas très agréable. On ressent une sensation de brûlure fugace. Mais bon, en même temps, ça ne dure que 5 minutes, donc c’est parfaitement tenable. Les suites : des petites marques façon piqûres de moustique pendant 10 à 15 jours. La zone peut être un peu sensible aussi pendant trois semaines. « Il faut juste être un peu délicate quand on passe la brosse à cheveux au niveau des tempes » indique notre spécialiste. Comptez 400 € la séance. Une suffit le plus souvent. Tout sur les ultrasons microfocalisés ici.

Chute accentuée 

  • Une chirurgie des paupières supérieures (blépharoplastie) + un lifting temporal 

C’est le lifting des 45 ans/50 ans. Mais attention de ne pas le confondre avec la « pince mannequin », vieille solution (néanmoins toujours proposée dans les cabinets) qui consiste à retirer un petit croissant peau au niveau de la tempe, puis à tirer la peau. Mais le résultat est sans commune une avec un VRAI lifting (durée de vie maximum d’un an). Dans ce dernier, l’intervention démarre presque toujours par une blépharoplastie (chirurgie des paupières), pour alléger la paupière supérieure distendue, ouvrir, éclairer le regard. Toutefois, cela ne change en rien la position du sourcil, qui reste bas. Il est donc utile de pratiquer un second geste qui va, lui, relever la queue du sourcil. « Beaucoup de patients, par crainte de l’anesthésie ou de voir leur regard transformé, préfèrent se limiter à la chirurgie des paupières. Mais c’est reculer pour mieux sauter car le sourcil poursuit inexorablement sa chute au fil des années » met en garde le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien.

L’intervention peut être réalisée à minima (on parle alors de lifting sous-cutané). Dans ce cas, seule la peau est remontée à 45 °. L’efficacité est d’environ 7 à 8 ans. Deuxième solution : on réalise un lifting temporal profond. Là, la traction s’exerce à la fois sur la peau et les muscles. Le geste est plus complet, efficace, durable. Toutefois, le résultat peut, entre certaines mains,  manquer de naturel. Attention à bien choisir votre chirurgien.

 

Pour tout savoir sur le lifting du sourcil chez l’homme, cliquez ici. 

 

Chute très accentuée

  •  Un lifting du front

C’est la seule solution lorsque le sourcil a chuté dans sa totalité. L’intervention permet de le repositionner et supprime en sus les rides horizontales du front et les rides du lion (plus besoin de Botox® !). On entend souvent dire que l’acte n’est plus pratiqué depuis l’apparition de la toxine botulique. Il n’en est rien. Les chirurgiens adorent toujours pratiquer le lifting frontal (ou fronto-temporal si on y inclut aussi le rajeunissement des tempes). Le résultat esthétique est souvent époustouflant et l’intervention entraîne peu de complications. D’ailleurs, les Américains en sont dingues, toutes leurs stars y sont passées ! En fait si les injections de toxine botulique règlent en partie le problème des rides sur le front, elles ne permettent pas de redresser un sourcil bas. Comptez entre 5000 € et 6000 €.

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