Ovale du visage

• LE BAS DE VOTRE VISAGE EST LOURD ET EMPÂTÉ ?

• LE BAS DE VOTRE VISAGE EST RELÂCHÉ ?

Déroulez le texte ci-dessous pour avoir la réponse à votre problème.

 

UN BAS DU VISAGE LOURD ET EMPATE

Les visages charpentés ont tendance à s’empâter au fil des années. Le double menton, le pli naso-génien, les joues, les bajoues, la partie haute du cou, peuvent être touchés.

 

Je fais quoi ?

S’il n’y a que le double menton qui vous gêne : une cryolipolyse.

Un refroidissement du tissu adipeux qui induit une « lipolyse » (destruction des graisses) sans abîmer les autres tissus (le seuil de destruction de la graisse étant plus précoce que celui des autres cellules : muscles, nerfs, etc.)

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes.
  • Toute pathologie aigüe non guérie (infection) ou chronique non équilibrée (genre diabète).
  • Les troubles cutanés, type eczéma
  • Les troubles inflammatoires, de type post-phlébite.
  • Les maladies liées à l’action du froid (urticaire au froid, maladie de Raynaud sauf avis contraire de l’angéiologue, etc).

Avant l’intervention

Le médecin procède à un examen clinique complet. Il étudie la structure graisseuse, l’état du réseau veineux et lymphatique et examine l’état de la peau (l’hydratation, le taux de sébum, l’élasticité). Certains spécialistes complètent avec des méthodes d’analyses des minéraux.

Comment ça se passe ?

Il n’y a pas besoin d’anesthésie. Un tissu-gel est appliqué pour protéger la peau et permettre une bonne conduction thermique. Puis un applicateur-ventouse adapté aux volumes et aux courbures de la zone à traiter est mis en place. Le bourrelet graisseux est aspiré, réfrigéré entre – 7° C et – 13°C selon les machines pendant 30 à 60 minutes. Pendant ce temps, on peut lire, regarder la télé, consulter ses mails, ou simplement se reposer. Le traitement en soi n’est pas douloureux. On ressent parfois la sensation de froid un peu cuisante mais très supportable. Interdit toutefois de vous lever pour aller aux toilettes. Le médecin serait obligé de reprendre entièrement la séance à zéro ! Ou alors de glisser un bassin sous vos fesses, (= 100 % humiliant). Des capteurs intégrés dans l’appareil et reliés à la console de commande assurent une surveillance continue de la peau et le réglage du refroidissement tout au long de la procédure.

Et après ?

La cryolipolyse provoque une cristallisation (fragilisation de la membrane) des cellules graisseuses, entraînant immédiatement leur destruction. Les lipides libérés sont ensuite éliminés naturellement par le système lymphatique. Au retrait de l’applicateur, la zone est rouge, gonflée par l’aspiration (pendant 2 heures). Il faut la masser pendant 4 à 8 minutes pour la réchauffer. Autant prévenir, ce n’est pas le moment le plus agréable. C’est mieux lorsque le médecin de patiente une dizaine de minutes avant de se livrer à l’exercice. La zone est un peu moins congelée, donc l’acte un peu moins douloureux. Après cela, la séance est terminée. Mais on vous garde tout de même pendant une vingtaine de minutes pour prévenir un éventuel malaise vagal. A la suite de quoi, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Immédiatement après le traitement, on peut ressentir une douleur lancinante, qui dure de quelques jours à 3 semaines. Le médecin donne des antalgiques pour l’apaiser. En général, plus la couche de graisse est mince et plus c’est douloureux (avis aux perfectionnistes). La zone traitée est congestionnée (sensible et dure à la palpation) pendant 2 à 3 semaines. Une hypersensibilité, des picotements, un engourdissement, peuvent être ressentis entre la première et la huitième semaine. Parfois aussi, des boules à la palpation. Pas de panique, c’est une « panniculite » (inflammation de la couche graisseuse), signe que le tissu est en plein remaniement. Elles se résorberont d’elles-mêmes en 8 semaines. Une diminution partielle de la sensibilité cutanée est également possible, dans la région des flancs notamment. Elle peut durer de quelques semaines à 4 mois. Tant que la zone est rouge, il faut éviter de s’exposer au soleil en raison du risque d’hyperpigmentation. Les résultats sur la silhouette sont visibles entre 15 jours et 3 mois après le traitement. Une deuxième séance après 8 à 10 semaines est parfois nécessaire pour compléter les résultats. Toutefois, il faut savoir que dans la zone où la cryolipolyse a été réalisée, les adipocytes ne reviendront pas ! Une étude clinique réalisée par l’Américain Zeltiq, jusqu’à 5 ans après le traitement, l’a démontré.

Quels sont les risques ?

  • Des brûlures cutanées par le froid (phlyctènes), mais c’est rarissime.
  • Des pétéchies (points rouges, le stade avant l’ecchymose), peuvent survenir occasionnellement avec l’aspiration par le vide.
  • Une hyperplasie adipeuse paradoxale ou une multiplication des cellules graisseuses dans la zone traitée ! Cet effet secondaire qui survient entre 3 et 12 mois suivant le traitement, et qui oblige à procéder à une liposuccion pour supprimer l’excès de volume, est heureusement rarissime : 0, 027 % des cas.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien. Veillez à ce que le praticien (et non son assistante) mette en place et retire l’applicateur (autrement, pourquoi avoir consulté un spécialiste ?). En revanche, il n’est pas tenu de rester à vos côtés pendant toute la durée de l’intervention. Les esthéticiennes ne sont pas qualifiées, selon nous, pour réaliser une cryolipolyse qui a ses contre-indications et   ses risques.

C’est cher ?

A partir de 500 € pour 1 zone (par ex, le double menton ou la culotte de cheval ou les hanches), 900 € pour 2 zones, 1200 € pour 3 zones. Si la même zone est retraitée 3 mois plus tard, en général, le médecin applique un demi-tarif (250 €).

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Si c’est l’ensemble du bas du visage qui est empâté, mieux vaut : une lipoaspiration

Mais cela suppose d’avoir une peau de bonne qualité.

Y a t –il des contre-indications ?

Une peau de mauvaise qualité.

Avant l’intervention

  • Un bilan sanguin vous est prescrit
  • Le médecin-anesthésiste devra être vu au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • Il est conseillé de prendre un bon petit-déjeuner avant de vous rendre à la clinique, pour éviter le malaise vagal.

Comment se passe l’intervention ?

Vous êtes debout, le chirurgien dessine au marker les différentes zones à aspirer. Puis, sous anesthésie locale, à l’aide d’une fine canule à bout arrondi de 2 à 4 mm, il aspire la graisse en excès, dans un mouvement en éventail. Les incisions sont cachées derrière les lobes des oreilles. Si le médecin doit aussi travailler les joues, il en ajoute une de chaque côté des narines. En revanche, s’il n’aspire que le menton, une incision dessous suffit. L’intervention dure entre 20 et 45 minutes.

Et après ?

Des compresses glacées sont appliquées pour diminuer l’œdème. Vous sortez de la clinique à 19 h, le visage moulé dans une cagoule ou un pansement compressif. Il est gonflé. Prévoyez col roulé et écharpe pour camoufler tout ça. Dès 48 heures, les ecchymoses apparaissent, mais elles sont surtout gênantes sur les joues. Celles du cou, même si elles descendent assez bas sur le décolleté, se planquent aisément. Vous pouvez vous montrer avec un bon maquillage correcteur dès le 8 ème jour. Evitez simplement d’exposer vos bleus au soleil. A ce stade, l’œdème (qui était maximal jusqu’ici) commence à se résorber. Mais un léger gonflement résiduel, qui fait que vous n’avez pas tout à fait récupéré votre tête d’avant, peut persister pendant 3 mois, avec une sensation de peau, raide, cartonnée. Il arrive que l’on sente des petites boules dures sous les doigts. Elles sont dues au processus de cicatrisation, et disparaîtront au fil des semaines. Dans les cas d’une lipoaspiration étendue du visage et du cou, on peut ressentir un engourdissement de la peau, et des douleurs fugaces comme des petites décharges électriques, signes que les nerfs ont été titillés. Les points sont résorbables, ils s’éliminent d’eux-mêmes après dix jours. Vous revoyez votre chirurgien à 1 mois, puis à 3 mois pour les photos, et le résultat final. « Mais attention, la lipoaspiration a ses limites. Souvent les patients qui se font aspirer l’ovale pensent récupérer un angle cervico-mentonnier parfait. Malheureusement, chez certains sujets, la configuration même du muscle digastrique qui est logé sous la graisse sous le menton, empêche ce résultat car il est légèrement incliné au lieu de coller au plancher buccal. Une fois la graisse retirée, la définition de l’ovale est améliorée, mais elle n’est pas parfaite ! », explique le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien. Votre médecin vous précisera, lors de la première consultation, le résultat que vous pouvez espérer obtenir après une chirurgie.

Quels sont les risques ? 

« Essentiellement des sillons ou des fripures visibles à même la peau. Ils sont dus au fait que la peau s’est mal rétractée ou que l’aspiration a été trop superficielle », rapporte le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

Une zone, 2000 €. Tout le visage, 4000 €.

 

UN BAS DU VISAGE RELACHE

Avec l’âge, la peau et les muscles du visage se relâchent, et les masses graisseuses du visage qui ne sont plus « tenues », glissent dans le bas du visage qui s’empâte.

 

Je fais quoi ?

La solution ultra-soft mais temporaire : une injection d’acide hyaluronique volumateur (type Ultimate de Teosyal).

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les maladies auto-immunes
  • Les femmes enceintes et allaitantes (par précaution)
  • Les infections ou inflammations cutanées (l’injection dans une zone irritée ou présentant des lésions aigües ou chroniques est interdite).
  • Un herpès, en poussée.
  • Une hypersensibilité connue à l’acide hyaluronique ou à un des composants de la formule.
  • Des antécédents allergiques graves
  • Des injectons anciennes de produits non résorbables (type silicone)
  • Les porphyries (maladies métaboliques héréditaires)

Avant l’intervention

  • Les médicaments à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédents l’injection, pour éviter les risques de saignements les ecchymoses.
  • Il est préférable de ne pas exposer la zone traitée à la chaleur (bain de soleil, sauna, hammam), ni même à un froid extrême tant que persistent des signes d’inflammation locale.
  • En prévention d’éventuelles ecchymoses (bleus), si vous avez l’angoisse d’être marquée, le médecin peut prescrire de l’arnica 9CH 3 jours avant l’intervention (et 3 jours après).
  • Le visage est démaquillé par le médecin.
  • Vérifiez le produit que l’on vous injecte, c’est un droit. Vous pouvez même demander la notice d’emploi. Il doit porter un nom de laboratoire connu (Galderma, Allergan, Teoxane, Filorga, Vivacy, etc…), et le marquage CE.

Comment ça se passe ?

Le médecin pique dans les encoches en avant et en arrière des bajoues pour uniformiser la ligne de l’ovale. Avec les produits contenant un anesthésiant (la lidocaïne), ce n’est pas douloureux.

Et après ?

Il peut y avoir une petite rougeur, un petit gonflement qui disparaissent dans les heures qui suivent, et de légères ecchymoses (bleus) qui persistent une semaine maxi. Le résultat perdure entre 12 et 18 mois.

Quels sont les risques ?

Les mêmes que ceux de toute injection à l’acide hyaluronique, et plus spécifiquement :

  • Léser l’artère faciale, ce qui provoquerait un hématome important.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien.

C’est cher ?

300 €.

 

La deuxième solution soft et temporaire qui n’alourdit pas le visage : des fils tenseurs 

Y a t-il des contre-indications ?

  • Une allergie connue à l’un des constituants.
  • Des produits de comblement permanents implantés antérieurement sur le même site.
  • Les maladies auto-imumunes.
  • Les maladies de peau chroniques et aigües.
  • La grossesse et l’allaitement
  • Des soins dentaires en cours.

 Avant l’intervention

  • Pour éviter les bleus, le médecin peut vous prescrire de l’arnica 9 CH. La posologie est de 5 granules tous les quarts d’heure 1 heure avant l’intervention.
  • Vous devez aussi faire un shampooing.

Comment ça se passe ?

Le médecin vous enfile une charlotte sur la tête et désinfecte l’ensemble de votre visage à la Bétadine (jusqu’ aux trous de nez !!!). Il est important que l’intervention soit réalisée dans des conditions stériles, comme au bloc opératoire. Ensuite, il pratique une anesthésie locale le long du trajet du fil (ou aux points d’entrée et de sortie du fil, cela dépend de chaque médecin). Puis les fils sont insérés à travers la peau, dans le tissu sous-cutané (à environ 5 mm de profondeur), grâce à une aiguille qui sert de guide. Aucune incision n’est pratiquée. Ces derniers tiennent ensuite en place grâce à leurs crans (Happy Lift de Croma, Excellence d’Aptos) ou leurs cônes (Silhouette Soft de Sinclair). Une fois posés, le médecin effectue une légère compression des tissus avec la main de façon à les remodeler et obtenir l’effet de tension désiré. Puis, il redresse le dossier du fauteuil pour vous remettre en position assise, et ajuste les fils, pour une parfaite symétrie. L’intervention dure en moyenne 30 minutes.

Et après ?

On ressort du cabinet un aspect de visage parfois un peu tracté, des fossettes et des mini-plis devant l’oreille. En fait, s’il y a un excès cutané important, la peau plisse, c’est assez logique. Mais au bout de quelques jours (en général 2 à 7 jours), le fil prend sa place dans les tissus, s’adapte aux mouvements du visage, et les plis disparaissent. En revanche, sur une peau de mamie très distendue, les plis peuvent être très impressionnants et durer jusqu’à 3 semaines, autant être prévenue ! Le visage est gonflé aussi pendant une petite semaine.  Il est recommandé de dormir sur le dos, la tête légèrement surélevée pour favoriser la résorption de l’œdème, de ne pas se maquiller avant 2 à 3 jours et  d’éviter le sauna et le hammam pour ne pas courir de risque d’infection. Les sports violents sont déconseillés. Des ecchymoses sont possibles mais elles se planquent facilement derrière des cheveux longs (prendre 5 granules d’Arnica à chaque repas pendant 2 à 4 jours).

Prévoyez une semaine d’arrêt pour faire face aux divers inconvénients. Il est fréquent aussi de ressentir des petites douleurs fugaces pendant 3 à 4 semaines, les fils pouvant titiller certains nerfs. Néanmoins, cela ne gêne pas la vie courante. Le médecin vous revoit dès le lendemain de l’intervention, pour réajuster les fils si besoin (en détendre un si l’un des côtés apparaît trop lifté ou en rajouter un – gratuitement – dans le cas contraire). Comptez une petite semaine pour apprécier le résultat, le temps que le visage dégonfle. Puis, nouvelle visite à 15 jours, et 1 fois tous les 2 mois environ. L’effet liftant persiste en moyenne entre 12 et 18 mois.

Quels sont les risques ?

  • Une infection. C’est la raison pour laquelle ces fils doivent être posés dans des conditions strictes d’asepsie.
  • Des fils visibles car posés trop superficiellement.
  • Une asymétrie du résultat (d’où l’importance de la visite post-opératoire le lendemain pour corriger le tir).
  • Une réaction inflammatoire après la pose du fil est toujours possible comme avec tout matériau implantable, mais aucun cas n’a été publié jusqu’ici.
  • La pointe du fil peut venir buter sur la peau (signe que le médecin n’a pas coupé le fil assez court en fin d’intervention) et causer un petit bouton rouge. Le médecin reprendra cela facilement.
  • Un des fils peut casser (essentiellement à la pose). Dans ce cas, il suffit au praticien d’en insérer un nouveau.

Qui consulter ?

Un médecin esthétique, un dermatologue, un chirurgien plasticien (de plus en plus s’y mettent). Mais ne vous adressez qu’à des des praticiens rôdés à l’exercice. La pose des fils est délicate et doit se faire dans des conditions stériles, proches du bloc opératoire, on le répétera jamais assez !

C’est cher ?

250 à 300 € le fil. Comptez un minimum de 2 à 3 fils par côté.

fil silhouette

 

La troisième solution soft et temporaire qui n’alourdit pas le bas du visage et n’utilise pas de corps étranger sous la peau : une séance d’ultrasons microfocalisés (Ultherapy, HIFU).

Késako ? « « Focalisé » signifie que toutes les ondes se concentrent en un point. Tous les millimètres, un impact d’1 mm3 est délivré. La chaleur de la machine qui monte jusqu’à 60/65 °C provoque une lésion thermique localisée dans le tissu, à partir de laquelle la peau va se rétracter, puis se régénérer en produisant un nouveau collagène dans le derme, avec un bel effet de remodelage à la clef », explique le Dr Noël Schartz, dermatologue.

La méthode de référence s’appelle l’Ultherapy (Laboratoire Merz Aesthetics). Elle a fait l’objet de 46 études cliniques et a reçu plusieurs agréments de la FDA (Food and Drug Administration) dans différentes indications (l’ovale, le cou, le décolleté, le sourcil). C’est la plus sûre et la plus éprouvée actuellement. Cependant, des machines coréennes (type Ultraskin) sont également disponibles sur le marché. « Elles sont réputées moins puissantes, mais les études comparatives montrent que les résultats sont équivalents. Elle sont aussi moins douloureuses et les séances deux fois moins onéreuses que l’Ulthera », rapporte le Dr Michel Naouri, dermatologue.

Y a t-il des contre-indications ?

  • Les femmes enceintes et allaitantes, par précaution.
  • Les personnes présentant des troubles hémorragiques ou un dysfonctionnement hémostatique.
  • Les maladies de peau actives (infection, herpès simplex, plaies, etc.)
  • La paralysie de Bell.
  • L’usage d’Ulthera n’a pas été évalué chez les patients sous anti-coagulants (donc mieux vaut peut-être éviter).
  • Des stents métalliques dans la zone de traitement.

Avant l’intervention

La plupart du temps, le traitement est réalisé sans anesthésie. Mais ressenti comme douloureux pour environ 10 % des patientes, il est possible d’appliquer une crème anesthésiante (Emla, Pliaglis) si les impacts que le médecin prévoit de délivrer sont peu profonds, ou d’administrer du protoxyde d’azote (Kalinox), à travers un masque appliqué sur le visage. Des antalgiques par voie orale peuvent également être administrés. Pour différentes raisons, le fabricant ne recommande pas l’anesthésie locale mais certains médecins expérimentés la pratiquent quand même, ayant montré qu’elle n’entraînait pas d’effets secondaires particuliers.

Si vous avez reçu des injections de produits de comblement ou fait poser des fils PDO précédemment, vous devez le signaler au médecin. Ils pourraient compromettre le traitement.

Comment ça se passe ?

 Un gel d’échographie est appliqué. Puis le médecin déplace la pièce à main de l’appareil sur la zone à traiter, tout en contrôlant en permanence sur l’écran du dispositif la zone ciblée (du moins sur le système Ulthera), pour adapter au mieux la profondeur d’action et rendre le traitement plus efficace et confortable. Le traitement dure environ 1 h à 1 h 30.

Et après ?

 On ressort du cabinet avec des rougeurs, qui s’estompent en 2 à 3 heures et une sensation de tension qui persiste pendant 24 heures. Un œdème (gonflement) parfois important, peut aussi survenir (mais c’est surtout dans la région de l’ovale). Il s’estompe en quelques jours. Parfois des petits points, comme des piqûres de moustique, apparaissent, puis d’évanouissent en 2 à 3 semaines. L’effet thermique pouvant faire claquer un vaisseau, on n’est pas à l’abri d’une petite ecchymose (bleu), qui s’estompe en 1 semaine environ. Au toucher, la peau peut être un peu sensible pendant les 3 premières semaines. Le résultat apparaît progressivement et s’accentue au cours des 3 à 4 mois suivants. En général, une seule séance suffit.

Quels sont les risques éventuels ? 

  • Des brûlures, des cicatrices si le traitement est réalisé de façon incorrecte.
  • Une douleur, une faiblesse musculaire, un trouble de la sensibilité, des fourmillements peuvent survenir de façon transitoire sur la zone traitée.

Qui consulter ?

 Un dermatologue, un médecin esthétique, un chirurgien plasticien équipé d’un appareil à ultrasons microfocalisés.

C’est cher ?

 Le traitement est facturé en fonction du nombre d’impacts. Comptez 1800 € l’ovale du visage avec l’Ulthera (deux fois moins cher avec les machines coréennes).

Ulthera bas du visage

 

La solution hard mais « longue durée » : un lifting cervico-facial

C’est le plus pratiqué des liftings, celui que l’on réalise après 45 ans. Il traite le relâchement des joues, de l’ovale et du cou, sans transformer le visage, qui prend juste un bon coup de fraîcheur. Comme si vous reveniez 10 ans en arrière.

Y a t-il des contre-indications ?

RAS.

Avant l’intervention

Vous devez :

  • faire un bilan sanguin, éventuellement complété d’un examen chez le cardiologue pour vérifier qu’il n’existe pas de trouble du rythme cardiaque ou d’hypertension, qu’il est préférable de traiter avant une anesthésie générale.
  • stopper tout médicament contenant de l’aspirine dans les 3 semaines précédent l’intervention.
  • cesser de fumer, à minima 15 jours avant et après l’intervention. Le tabagisme aggrave le risque de complication post-opératoire
  • consulter le médecin-anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • ne rien boire ni manger 6 heures avant l’intervention.
  •  faire un shampooing la veille et le matin même de l’intervention. Le chirurgien vous en fera un troisième au bloc opératoire. Tout pour éviter l’infection…

Comment ça se passe ?

Sous anesthésie locale avec sédation, le chirurgien décolle les tissus, aspire l’excédent de graisse sous le menton si besoin, puis remonte en bloc les muscles, la graisse et la peau avant de suturer avec des fils de soie. L’incision démarre devant l’oreille, passe le long des reliefs naturels, se poursuit dans le sillon derrière, puis va mourir dans les cheveux. « Chez l’homme, en revanche, le chirurgien incise plus loin, à 1 cm devant l’oreille, pour éviter en retendant la peau, que les poils de la barbe ne viennent « manger » l’oreille et gêner le rasage quotidien », explique le Dr Gérald Franchi, chirurgien plasticien. A préciser : aucun cheveu n’est coupé au cours de l’intervention, qui dure en moyenne 2 heures, et se termine par la mise en place d’un pansement autour de la tête.

Et après ?

On passe une nuit en clinique. Le pansement est retiré le lendemain, puis la tête soigneusement shampouinée. On ressent une sensation de tension douloureuse dans le cou et en arrière des oreilles pendant 48 heures, il est recommandé de ne pas tourner la tête. Puis le visage se met à gonfler. Un œdème qui persistera environ 8 jours. Les ecchymoses (bleus) sont surtout présentes lorsqu’il y a eu liposuccion. Elles s’estompent après 15 jours. Les fils sont retirés après 4 jours. La peau est cartonnée sous les doigts, et insensible pendant plusieurs semaines. Il faut faire un shampooing tous les jours pendant 10 jours, pour nettoyer les cicatrices. Le maquillage est interdit tant qu’il y a des croûtes, mais les ecchymoses sur le cou peuvent être camouflées dès le deuxième jour. Les efforts physiques importants doivent être évités pendant les deux premières semaines. A ce stade, bien maquillée, le visage est tout à fait présentable pour reprendre le travail. Mais pour ne plus être marquée du tout, et réellement s’extasier sur le résultat, il faut patienter 1 mois. Les brushings et les colorations sont interdits jusqu’à récupération complète.

Quels sont les risques ?

  • Un hématome qui nécessite son évacuation rapide au bloc. Il survient dans les 24 h qui suivent l’intervention.
  • Un retard de cicatrisation derrière l’oreille, pouvant aller jusqu’à 3 semaines.
  • Une asymétrie temporaire du sourire, consécutive à la liposuccion du cou. Mais c’est rare.

Qui consulter ?

Un chirurgien plasticien, un chirurgien de la face et du cou.

C’est cher ?

Entre 7500 et 10.000 €