Comment raviver sa peau grisée par le tabac (ou pire encore) ?

peau de fumeuse traitements dermato

On a tous nos petites faiblesses. Ce n’est pas pour cela qu’on doit être mis à la porte des cabinets d’esthétique. Les peaux de fumeuses aussi ont droit à la beauté ! 

Au risque de passer pour une big donneuse de leçon (mais qui connaît bien le problème pour avoir elle aussi pas mal clopé dans sa jeunesse), chaque bouffée de cigarette dégage 200 000 radicaux libres qui attaquent les cellules de la peau, avec à l’arrivée, un teint terne, des rides, des cernes. Moche ! Mais cela ne suffit pas à arrêter nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à tirer sur leurs sèches. Voilà pourtant ce qui se passe …

« Le tabac ralentit le renouvellement cellulaire. Les cellules mortes s’accumulent à la surface, grisant le teint et obstruant les pores qui deviennent de ce fait plus visibles » explique le Dr Noël Schartz, dermatologue. « Il déshydrate aussi la peau, influe sur la circulation sanguine, accentuant les problèmes de couperose et favorise le vieillissement hormonal chez les femmes qui se voient ménopausées cinq ans avant les non-fumeuses ! ». Le pire, c’est que ça ne s’arrête pas là. « Le tabac prive aussi la peau et les cheveux de nutriments essentiels. Donc au-delà de l’aspect grisouille de l’épiderme, la structure des cheveux se modifie. La fibre devient plus terne, plus fragile, sa pousse est ralentie. En prime, la nicotine irrite les glandes sébacées et favorise l’apparition de kystes ». Stooop ! C’est bon, on a compris, c’est horrible. Mais mis à part nous angoisser, la médecine esthétique peut-elle compenser le truc (en attendant qu’on prenne un jour LA grande décision d’arrêter) ? « Oui ! Il faut déjà bien hydrater sa peau, avec des crèmes, des masques, etc… Et pour booster l’éclat du teint, je conseille l’application d’antioxydants dans la journée et d’un produit à base de rétinoïdes le soir : rétinol ou vitamine A acide, selon son degré de tolérance. Pour retirer les kystes, je réalise un nettoyage de peau dermatologique » décrypte notre spécialiste. « Ensuite, ce n’est pas mal de faire quelques traitements esthétiques pour stimuler les capacités de régénération de la peau ». Au choix : un peeling à l’acide trichloracétique dosé à 15 % (4 séances à 1 mois d’intervalle) ou un laser fractionné non ablatif qui chauffe la peau en profondeur pour stimuler les tissus (2 à 4 séances espacées d’un mois) ou encore un microneedling (rouleau ou stylo muni de plusieurs aiguilles qui microperfore la peau pour stimuler la synthèse de collagène suivi de l’application d’une solution à base d’antioxydants et de vitamines (Resvératrol, vitamine C, acide férulique, etc.), dont l’absorption cutanée passe de 20 à 80 % ! Pour traiter la couperose, on fait appel au laser vasculaire (KTP ou colorant pulsé). Prévoir en moyenne 3 séances espacées environ de 60 jours.

Le gros problème de la fumeuse aussi, c’est le « code barre » sur la lèvre supérieure (autrement dit, les rides verticales). « Lorsqu’elles sont peu accentuées, une injection d’acide hyaluronique réalisée avec la « blanching technique », soit une injection très superficielle, en nappage de toute la lèvre supérieure, suffit à les estomper » décrypte le Dr Noël Schartz. Prévoir deux séances, espacées d’un mois (720 €). « Un peu plus marquées, je préconise une séance de laser C02 fractionné non ablatif qui chauffe en profondeur les tissus avec des suites minimes : des rougeurs, un petit gonflement, une peau rêche sous les doigts, pour stimuler la production de collagène et d’élastine. Elle sert en quelque sorte à « activer » la peau. Ensuite, un mois après, je complète avec une séance de laser C02 fractionné ablatif qui lui, l’abrase couche, après couche, pour vraiment faire disparaître les rides. Les suites : des croûtes pendant 10 jours ». D’autres médecins pratiquent aussi les peelings. Lorsque les rides sont très profondes, il est possible de réaliser un phénol.

Contre les cernes, consultez cette page. Tout y est expliqué dans le détail.

Et quand on picole, on fait quoi pour sa peau ?

Une consommation régulière d’alcool même si peu excessive a aussi son impact, à terme, sur la peau. Et il n’est pas très éloigné de celui du tabac. « On retrouve les mêmes problèmes de déshydratation, de couperose, de malabsorption des nutriments, de vieillissement prématuré … Mais en plus, la peau est sujette à des démangeaisons » décrit le Dr Noël Schartz. « Côté traitements, c’est donc peu ou prou la même ordonnance sauf que l’on évitera les peelings. Mieux vaut des séances de C02 fractionné non ablatif ou de microneedling ».

Et quand on prend des substances interdites (de l’ordre de celles qui se sniffent) ?

On sait que dans certains milieux parisiens, la chose circule pas mal … « La cocaïne agit comme un vasoconstricteur. Elle resserre les parois des vaisseaux, qui se dilatent ensuite dans un second temps, entraînant l’apparition d’une couperose, comme avec le tabac ou l’alcool. Les problèmes cutanés sont à peu près identiques, à la différence que la peau sous stupéfiant est souvent allergique. Il faut donc éviter tout produit susceptible de l’agresser : rétinoïdes, acides de fruits, peelings… Dans la journée, je préconise une crème apaisante ; le soir, pour stimuler la peau qui a tendance à vieillir prématurément, une crème de nuit à base d’antioxydants : Resvératrol, vitamine C … Enfin, pour redonner de l’éclat, je conseille des nettoyages avec une brosse mécanique, sinon des séances de microneedling en cabinet », liste le Dr Noël Schartz

Alors, prête pour votre programme détox ?

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