Quelle chirurgie esthétique pour les stars ?

Les interventions esthétiques des stars

On ne traite pas les célébrités dont l’image compte plus que tout comme des anonymes. Il y a certaines règles à respecter, pour ne pas « abîmer » leur précieux capital. Vous ne faites pas partie de ce beau monde ? Pas grave, Madame Michu ! Vous pouvez profiter de ces bons conseils pour vivre vous aussi comme une star !  

Qu’il est difficile d’être un personnage public ! Sans cesse, actrices, chanteuses, mannequins, présentatrices télé, femmes politiques, sont raillées sur leurs retouches esthétiques, dès lors que ces dernières se voient un peu trop. « Non, mais t’a vu sa bouche de canard ? », « Méconnaissable ! », « On dirait les Bogdanov ! », … Et vlan, prend toi ça dans la gueule. Tel est le karma de celles qui ont fait le choix d’être exposées en pleine lumière. Cela dit, il est vrai que parfois, certaines transformations questionnent. On se demande : « Mais comment ont elles pu en arriver là ? …».

Personnellement, je vois plusieurs explications à ces loupés …

Primo, le référentiel « beauté » du people est très différent de celui de l’anonyme qui, lui, vit dans l’ombre donc se fiche pas mal d’être au top en permanence. La célébrité, elle, doit tenir son rang. Et plus les filles sont belles (ou l’ont été), et plus elles sont obsédées par la perfection, donc hyper-exigeantes envers elles-mêmes. Le moindre défaut doit immédiatement être corrigé. Alors, imaginez un peu ce que vieillir signifie pour elles … On comprend la tentation d’en faire trop.

Secundo, toutes VIP qu’elles sont, ces femmes ne sont pas toujours bien conseillées. Les médecins qui s’occupent d’elles, trop flattés d’avoir leurs faveurs, sont souvent complaisants, alors qu’en médecine esthétique il est bon d’avoir à faire à quelqu’un qui sait dire « non » de temps à autre, qui vous pique non pas pour vous faire plaisir mais parce qu’il y voit réellement une indication.

  • Conseils esthétiques à l’attention des stars

1/Ne pas s’enfermer dans une relation toxique avec son médecin

La peur du bistouri incite souvent à consulter en priorité un médecin ou un dermatologue esthétique, qui est réputé avoir le geste léger. Why not. Mais attention à ne s’enfermer pas une relation trop exclusive. Après 40 ans (ou 45 ans, pour les anonymes), il peut être utile de prendre l’avis d’un chirurgien plasticien, qui a plus de cordes à son arc pour une analyse plus globale de la situation. De fait, s’il existe un relâchement cutané, la médecine esthétique a peu les moyens d’agir. On court alors le risque de la piqûre de trop (celle qui fait basculer illico dans le camp des hamsters). La chirurgie peut faire peur. Toutefois, le people qui veut garder son image intacte est bien obligé d’en passer par là. Sa devise ne doit donc pas être « zéro chirurgie », mais le « minimum de chirurgie », voilà qui semble plus approprié à ses besoins.

Rappelons au passage que certaines opérations ne laissent aucune cicatrice visible. Il est par exemple tout à fait possible de supprimer des poches sous les yeux ni vu ni connu, en passant par l’intérieur de la paupière. Certains liftings aussi, se pratiquent sans cicatrice.

2/ Commencer le plus tôt possible

De récentes publications américaines montrent qu’après une longue utilisation du Botox (9 ans, en moyenne) associée à des techniques de comblement comme l’acide hyaluronique, l’âge perçu est d’environ 7 ans de moins que l’âge réel. D’où l’intérêt d’intervenir de façon précoce sur les signes du vieillissement, en particulier si l’on veut fixer son image.

Le bon âge pour démarrer les injections ? Trente ans (on dira plutôt 35 pour Madame Toute Le Monde). Ainsi, les corrections seront toujours réalisées à minima et il sera impossible de transformer le visage ou d’altérer ses expressions (la hantise des actrices). Très souvent, elles ne cibleront que le tiers supérieur, qui est le premier à accuser les rides (front,  sourcils, pourtour des yeux) et les ombres (vallée des larmes, cerne creux). Le bon rythme : une visite chez le médecin tous les six mois. Mais il ne doit pas oublier de soigner aussi la qualité de peau, avec une cosmétique adaptée et des traitements dermatologiques qui entretiendront sa tonicité et son éclat.

3/ Raisonner sur la durée

Ne jamais oublier que pour toute retouche esthétique, il y a un avant et un après, et que cette chronologie va passionner les magazines people, qui se feront un plaisir de décortiquer chacune des transformations. Donc, jamais de gros chantier d’un coup d’un seul, mais des rectifications légères et progressives pour passer toujours inaperçues.

Vous avez démarré les injections tardivement ? Ce n’est pas grave mais les quantités injectées seront supérieures. La main doit cependant toujours rester légère, c’est la règle. Toujours le strict nécessaire et rien ‘autre. Seront traitées en priorité les expressions négatives qui durcissent le visage ou le rendent triste : les rides du lion (entre les yeux), les sillons nasogéniens (qui encadrent le nez) et les plis d’amertume (de chaque côté de la bouche). Ensuite, le médecin passera à la restauration des volumes, soit le comblement de toutes les zones creuses du visage (cernes, vallée des larmes, joues …). Pour un résultat harmonieux, ce dernier doit être dans sa globalité. Si l’on ne retouche qu’une seule zone, on risque le déséquilibre. Bien sûr, tout n’est pas réalisé au cours de la même séance, mais progressivement. Ensuite, un rendez-vous tous les trois mois, suffira à maintenir « l’œuvre ». Le but de ces corrections n’est pas de vous ramener à l’âge de 20 ans (sorry, c’est impossible), mais de permettre au visage de vieillir le plus harmonieusement possible.

  • Quelles interventions esthétiques conseiller aux célébrités ?

Tout le monde a droit a sa petite retouche. Cependant la célébrité subit une pression de la part du public qui rend la quasiment obligatoire. Et plus chez elle que chez nous encore, rien ne doit se voir sous peine bousiller son image de star !

LE FRONT

Rides horizontales

La tendance actuelle n’est plus à sur-Botoxer le front, loin s’en faut. A fortiori chez les actrices, qui ont intérêt à préserver leur mimique. Néanmoins, une petite dose de toxine botulique est toujours bienvenue, non pour lisser entièrement les rides, mais donner l’air plus détendu. La lumière rebondira mieux sur le front et le visage sera tout de suite plus éclairé.

LE REGARD

Sourcils bas. Il est possible pour ouvrir le regard et le rendre plus présent, de lifter les sourcils avec quelques points de Botox (un geste dont sont friandes les actrices). Pour ce faire, le médecin pique au milieu du  frontal. Cette zone mise au repos, ce sont les parties latérales du muscle restées actives qui vont permettre l’ascension du sourcil. Seul inconvénient du geste : il crée deux plis un peu étranges au-dessus des sourcils. « L’astuce consiste alors à doser plus légèrement le Botox, ce qui oblige à réinjecter tous les deux mois au lieu de quatre, mais le résultat est plus esthétique » confie le Dr Mookherjee.

Rides de la paupières inférieures. En laisser quelques unes put être charmant. A l’inverse, trop de rides éteint le regard. Pour estomper l’aspect froissé de la peau, il y a l’option du peeling moyen à l’acide trichloracétique (on suggère le PRX-T33 qui a l’avantage de ne pas faire peler). Sinon, pas mal aussi, la technologie plasma, qui peut traiter aussi un léger relâchement. Prévoir une semaine de micro-croûtes et une peau rosée pendant un mois (mais ça se camoufle facilement avec un bon make-up).

Poches sous les yeux. En première intention, on peut les combler avec une touche d’acide hyaluronique. En revanche, si elles sont trop accentuées, il n’ y a pas d’autre option que la chirurgie. Mais no stress, il est possible d’éviter toute cicatrice en passant par l’intérieur de la paupière (blépharoplastie par voie transconjonctivale). Et cette méthode ne transforme pas du tout le regard.

En revanche, les poches situées plus bas, au niveau de la pommette, se traitent différemment car il s’agit en fait de poches malaires.

Paupières supérieure creuses. Chez certaines personnes, les paupières ont tendance à se « vider » avec le temps, durcissant le regard. Le geste du médecin consiste alors à remplir les zones creuses avec de l’acide hyaluronique. Mais toujours en gardant la main légère pour ne pas obtenir l’effet inverse et se retrouver avec des paupières bouffies.

Paupières supérieures gonflées. A l’inverse, certaines personnes ont le regard qui s’alourdit avec le temps. Là, il est de bon augure de proposer une chirurgie (blépharoplastie supérieure) pour retirer en même temps l’excédent de peau et de graisse. La cicatrice est cachée dans le pli de la paupière. Avec un bon make-up, elle est donc facilement camouflable. Il suffira juste de se mettre au vert pendant quinze jours et l’entourage n’y verra que du feu. Surtout si vous avez la bonne idée de vous offrir en prime des drainages lymphatiques, chez une kiné spécialiste du post-op, pour faciliter la résorption des œdèmes et des bleus. Six mois à un an plus tard, la cicatrice sera complètement invisible.

Cernes creux. On les remplit avec de l’acide hyaluronique, à condition toutefois de ne pas avoir une tendance aux paupières gonflées au réveil (signe d’une paresse lymphatique). Le produit captant beaucoup l’eau, l’injection pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché et vous faire les paupières toutes gonflées !

LES JOUES

Alors là, il y a beaucoup à dire. Lorsque le visage s’émacie au fil  du temps, nombreux sont les people tentés de le remplumer à coup d’injections d’acide hyaluronique. Pourquoi pas, mais attention, c’est un geste qui demande du doigté et un très bon sens artistique, pour ne pas transformer le faciès en ballon de baudruche (raté malheureusement assez fréquent). « Ce qu’il faut faire, c’est injecter uniquement les zones d’ombres, très légèrement, et dès qu’elles apparaissent. Certainement pas « bourrer » la joue. Et encore moins l’injecter jusqu’aux des paupières, en espérant combler en même temps les cernes . C’est le meilleur moyen de rapetisser les yeux et de faire un visage  bouffi. On fait une première correction, on voit ce que ça donne à l’écran sur les avant/après du patient, puis on rectifie les doses si besoin par la suite. Tout doit se faire très progressivement » détaille le Dr Robin Mookherjee, chirurgien plasticien.

Last but not least, on ne demande pas à son médecin des pommettes de slave si on n’a jamais eu de pommettes de sa vie (sinon là encore, gros risque de ne ressembler à rien). En revanche, comme pour la joue qui s’est creusée, on peut faire rehausser légèrement des pommettes qui ont fondu au fil des ans.

LES LEVRES

Un gros sujet, la bouche, chez les célébrités. C’est vrai que la lèvre qui s’affine avec le temps, c’est moyennement glamour. Mais on met en garde contre la tentation de la gonfler. Le Dr Mookherjee dont on apprécie la main subtile, explique pourquoi : « Il est rare que je mette du volume. Les produits faits pour cela ne sont pas toujours très faciles à contrôler. Certains attirent beaucoup l’eau et donnent vraiment des bouches très gonflées. Donc, la plupart du temps, je déplisse l’ourlet de la lèvre supérieure en injectant un acide hyaluronique très fin. Ceci suffit à la redéployer. Et si besoin, je complète avec un nappage de toute la surface de la bouche, pour la défroisser ». En fait, il n’y a que les jeunettes qui peuvent s’amuser réellement à gonfler leurs lèvres. Lire ici : Doit-on succombe au russian lips ? Même si le résultat n’est pas toujours très esthétique, il n’est jamais complètement monstrueux. Alors que chez une femme d’âge mûr, ça l’est !

L’OVALE DU VISAGE

La période la plus critique se situe entre 40 et 50 ans, quand les contours du visage commencent à « gondoler », mais pas suffisamment pour qu’on recourt au lifting. Dans ce cas, les fils tenseurs sont une bonne indications. Le résultat ne dure que quelques mois, mais il peut sauver la mise avant un tournage, ou autre. Of course, on s’adresse à un spécialiste qui a l’habitude de les poser, pour ce faire. C’est une bien meilleure solution que les injections d’acide hyaluronique, qui risquent parfois d’alourdir le visage (on les déconseille notamment aux faciès larges).

LE COU

Si d’aventure le visage venait à s’empâter légèrement sous le menton, on n’attend pas pour réagir. On fixe illico une séance de cryolipolyse (traitement des cellules graisseuses par le froid) avec son médecin esthétique. C’est tellement plus confortable que la liposuccion. Si la peau est un peu relâchée, on mise sur les HIFU (ultrasons focalisés de haute intensité), Et si deux petites « cordes » verticales commencent à se dessiner, les injections de Botox.

 

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8 Commentaires on "Quelle chirurgie esthétique pour les stars ?"

  1. Excellent…. comme d’hab !

  2. Très bel article !… Qui fait d’autant plus regretter qu’il ne soit pas plus exhaustif des techniques de médecine esthétique « qui marchent »! Un petit complément d’informations « up to date » s’impose… A votre disposition…

  3. Bravo.
    C’est parfaitement bien documenté et expliqué.

  4. Superbe.
    Très bien documenté et toujours cette pointe d’humour!
    Bravo Linh!

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